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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Le "mur de l'Atlantique" à l'époque romaine : mise au jour des remparts du castellum à Brest

Publié le 21 Février 2016 par Gellius dans Découvertes archeologiques

La ville de Brest a été presque entièrement détruite durant la seconde guerre mondiale. Toutefois quelques secteurs ont conservé les vestiges de la ville historique. Ainsi le musée de la marine se situe dans une forteresse de Vauban, mais qui s'appuie sur les fondations beaucoup plus ancienne du castellum romain datant du III ème siècle .

Profitant de la traditionnelle fermeture du musée de la Marine, l'Institut national de recherche archéologique préventive (Inrap) a procédé à des sondages dans le soubassement du château.

« Les archéologues ont été impressionnés par la maçonnerie mise en oeuvre par les Romains », commente Hervé Bedri, responsable du patrimoine historique de la Marine à Brest.

« Le castellum, qui date du IIIe siècle après Jésus-Christ, comprenaient des tours de 10 à 12 mètres de haut , poursuit le responsable du patrimoine. Leur soubassement était en pierre. Ce sont des vestiges absolument remarquables, avec une épaisseur de près de deux mètres. C'était de la très belle ouvrage qui devait impressionner l'ennemi ! »

Vue des sondages archéologiques au pied du château de Brest-  Copyright Musée de la Marine/J-Y Besselièvre

Vue des sondages archéologiques au pied du château de Brest- Copyright Musée de la Marine/J-Y Besselièvre

Cette forteresse romaine à l'estuaire de la Penfeld, le "castellum osismis" (les Osismes étaient le puissant peuple gaulois qui occupait la pointe de Bretagne) faisait partie du système défensif martime, tenu par la Tractus Armoricanus et Nervicanus , administration militaire du bas Empire romain , dirigée par un Dux et créée en 370 de notre ère.

Ce système défensif côtier courrait de Gironde jusqu'à la Belgique, et constituait un véritable " mur de l’Atlantique" de l'époque romaine, destiné à protégée à la fois le trafic maritime de la piraterie et à la fin du IVème siècle des incursions de barbares Irlandais , Saxons et autres pillards parcourant la Manche et l'Atlantique .

Le Tractus Armoricanus et Nervicanus et le reste du litus Saxonicum : système défensif maritime romain  de la fin du III ème siècle

Le Tractus Armoricanus et Nervicanus et le reste du litus Saxonicum : système défensif maritime romain de la fin du III ème siècle

Le castellum osismis de Brest était défendu par une troupe auxiliaire d'élite , composée d’environ un millier d'hommes.

Il s’agissait de cavaliers maures, appuyés par une petite flotte la Classis armoricana ou flotte armoricaine.

Cette troupe, originaire d'Afrique du Nord , appelée les maures osismiaques (Mauri Osismiacorum) , était commandée par un préfet (Praefectus militum).

Le décor du bouclier des troupes romaines stationnées à Brest : les Maures Osismiaques    ( source Notitia Dignatum- IVème siècle) : ce décor reprend un motif celte

Le décor du bouclier des troupes romaines stationnées à Brest : les Maures Osismiaques ( source Notitia Dignatum- IVème siècle) : ce décor reprend un motif celte

Cavalier maure du Bas Empire romain

Cavalier maure du Bas Empire romain

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voir l'ouvrage de de Patrick Galliou de mars 2015 , sur cette historie méconnue de la fin de l'Empire romain, à la pointe de la Bretagne :

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Documentaire : Carnuntum la cité perdue des gladiateurs - France 5- 10 février 2016 - 20h40

Publié le 7 Février 2016 par Gellius dans Documentaires antiques

Sur France 5 , le 10 février à 20 h40 : documentaire antique  "CARNUNTUM, LA CITÉ PERDUE DES GLADIATEURS".

Comment vivaient les gladiateurs et qui étaient-ils ? Pour la première fois, grâce à des scanners de sols, une nouvelle technologie, des archéologues ont pu détecter les traces de toute une école de gladiateurs sur le site de Carnuntum, situé à trente kilomètres de Vienne en Autriche . Vieux de 1700 ans, d'une superficie de 11 000 mètres carrés, ce lieu, rempli de vestiges, constitue un site unique au monde. Les premiers résultats ont déjà permis d'identifier des hébergements, des bains et des zones d'entraînement.

 

Le site a été découvert en 2001 : voir article détaillé en cliquant ici .

L'école de gladiature  reprend vie grâce à des reconsitution 3D et des reconstitutions de scènes d'entraineemnt de gladiature, reconstution réalisée par une troupe franaçaise : ACTA, basé à Beaucaire (30) .

Carnuntum, la cité perdue des gladiateurs

Voir la bande annonce : 

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Agrippine, sexe, crimes et pouvoir dans la Rome Impériale.

Publié le 22 Août 2015 par Gellius dans Actualité lecture

Et si, en cette fin d'été, vous preniez encore le temps de lire un livre d'histoire antique ?

Nous vous proposons de vous attaquer à la biographie et au destin exceptionnel d'Agrippine, racontée de manière très agréable à lire, par la passionnante et sémillante docteur en Histoire, Virginie Girod, spécialiste de la femme dans le monde romain.

Général Germanicus- portrait de 14 /20 ap JC
Général Germanicus- portrait de 14 /20 ap JC

Agrippine fut une redoutable femme de pouvoir, cruelle, manipulatrice, qui a porté son fils Néron au pouvoir, par ambition personnelle . Féministe avant l'heure mais aussi brillante comme nous la présente l'auteur, elle connu toutefois un destin tragique.

Virginie Girod, dans un style littéraire délicieux, nous décrit la vie mouvementée de cette femme remarquable.

Julia Agrippina , dite Agrippine la jeune, est née en 15 après JC à Ara Ubiorium en Germanie (actuelle Cologne). Issue de la puissante dynastie julio-claudienne, petite fille d'Auguste et de Marc Antoine , fille du célèbre général Germanicus , soeur de Caligula, elle eut pourtant une "jeunesse difficile" .

Dès sa naissance , elle suivit son père Germanicus, de camps militaires en camps militaires. A 18 mois, elle entre à Rome pour son Triomphe: Tacite le décrit ainsi : « ce qui ajoutait encore au spectacle, c’était la beauté de Germanicus et son char, sur lequel se trouvaient ses cinq enfants»

Jalousé par le jeune Empereur Tibère , Germanicus est envoyé en Orient pour l'éloigner de ses fidèles troupes de Germanie, et meurt dans des circonstances mystérieuses . Mort naturelle ou assassinat commandité par Tibère? L'Histoire ne le dit pas, même si de fort soupçon pèse sur Tibère, mais perdre son père laisse forcement des traces sur une petite fille de 4 ans.

Après avoir exilé sa mère et ses deux frères sur l’île de Pandataria, Tibère, fit épouser à Agrippine, alors âgée de 13 ans , Cnéus Domitius Ahéonobarbus. Bien qu'issu de la noble famille des Julio-Claudiens, le marié a 45 ans et est réputé pour sa brutalité. Après cet mariage, avouez que pour l’innocence enfantine on repassera !

Après la mort de Tibère, Agrippine donnera naissance à celui qui allait devenir Néron.

En l’absence d’héritier direct de Tibère. C’est Caligula qui devient empereur de Rome à 25 ans. Il rappelle auprès de lui la seule famille qui lui reste, à savoir ses trois sœurs : Agrippine, Drusilla et Livilla.

Si Caligula n’a pas d’héritier, la voie vers la pourpre impériale reste accessible au fils d’Agrippine. Celle-ci n'hésite pas à fomenter un complot contre son frère, dont on connait par les auteurs antiques les extravagances et les excès. Découverte, Agrippine est exilée en janvier 41 sur l’île de Pontia avec sa sœur Livilla, les autres complices furent exécutés.

Un an après, Caligula est assassiné par des membres de sa garde prétorienne, et meurt sans héritier. Ce fut Claude, frère de Germanicus et petit-fils de Marc Antoine, qui fut proclamé empereur.

Dès lors Agrippine pouvait revenir à Rome. Son premier mari étant mort d’hydropisie (oedème généralisé) quelques années plus tôt, il lui fallait vite , en respectable matrone, retrouver un statut de femme mariée et épousa un riche avocat, Crispus Passiénus.

Agrippine la Jeune

Agrippine la Jeune

Claude, représenté en Jupiter
Claude, représenté en Jupiter

Parallèlement, le destin d’Agrippine était lié aux actes de Messaline, la femme de Claude. La réputation de cette dernière n’est plus à faire. Elle pensait faire un coup d’État avec son amant et ainsi prendre le pouvoir, la machination est déjouée, elle est exécutée en 48. Claude se retrouva donc le célibataire le plus convoité de la ville. La "nature" étant bien faite, le second mari d’Agrippine passa l’arme à gauche la même année , Agrippine pouvait donc, également, se remarier…

Claude est l'oncle d'Agrippine , mais qu'importe: elle n’a plus qu’à tout mettre en œuvre pour que Claude adopte son fils Néron en 50 et le déclare seul héritier aux dépens de son fils légitime, le tristement célèbre Britannicus.

Après 6 ans d’un mariage "heureux", Agrippine trompait allègrement son mari avec un riche affranchi impérial dénommé Pallas, proche conseiller de Claude. Alors que les disputes éclataient régulièrement dans le couple, Agrippine estima qu’il était plus que temps pour son fils de régner, surtout que Claude commençait à vouloir laissé son héritage à Britanicus .

Une poêlée de champignons mortels servis à son cher et tendre et le tour était joué. Claude meurt dans la nuit du 13 au 14 octobre 54. On notera que subsiste un léger doute sur la culpabilité d’Agrippine vers laquelle converge le regard des historiens antiques ... .

Néron- portrait du I er siècle ap JC
Néron- portrait du I er siècle ap JC

Néron devenait empereur à 17 ans et Agrippine réalisait enfin son rêve, être impératrice-mère.Toutefois, son fils supporta 5 ans les ordres de cette mère tyrannique qui voulait gouverner à sa place... Excédé, il se décida à l'occire, mais sans déclencher de guerre civile, sa mère étant populaire dans l'armée ...

Rien de tel qu'une petite croisière dans la baie de Naples, organisée par Néron avec un bateau saboté, pour faire croire à un accident. Mais sa coriace mère de 44 ans s'en tira et rentra à la nage ! Néron n'eut d'autre choix que de la faire assassiné par sa garde ...

Pour ajouter au drame, Tacite raconte qu'au Prétorien venu la passer par le glaive , elle se serait écrier : "Ventrem Feri " - Frappe au ventre ! , celui qui a mis au monde cet empereur matricide !

Ce livre nous permet de découvrir une femme romaine qui s’est battue toute sa vie pour se faire une place là où les femmes n’en avaient que peu. Oui ! Il y eut complots, incestes, adultères, meurtres, manigances, mais le véritable tort d’Agrippine est en fait d’avoir enfanté un "monstre" et elle fut jugée, a posteriori, pour cela. Un récit remarquable et captivant !

Merci à Virginie Girod pour ce bon moment à lire son ouvrage : vous pouvez retrouver parler de son livre sur la vidéo ci dessous :

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Nouveau magazine " Antiquité"

Publié le 18 Août 2015 par Gellius dans Actualité lecture

L’événement est suffisamment rare pour l'annoncer et le soutenir : la naissance d'un nouveau magazine français sur l'Antiquité Européenne ! Il s'agit d'un trimestriel dont le numéro 1 est disponible ce mois en kiosque :

Nouveau magazine " Antiquité"
Au sommaire ce mois -ci

Au sommaire ce mois -ci

Cette revue est éditée par Heimdal , à qui on doit déjà plusieurs magazines historiques (seconde guerre mondiale et Moyen Age) . il s'agit d'une revue de belle facture, très illustrée ; parmi les articles de ce premier numéro, on retrouve des contributions d'archéologues, d'historiens, mais aussi de reconstructeurs antiques.

Bonne lecture !

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Documentaire "sur nos traces" : le vigneron gallo -romain

Publié le 13 Août 2015 par Gellius dans Documentaires antiques

Documentaire "sur nos traces" : le vigneron gallo -romain

Un autre épisode de la série documentaire d'Arte , consacrée au vigneron gallo-romain dans la Province de narbonnaise .

Après nous avoir présenté un site de fouille archéologique de la riche villa d'un viticulteur romain Quintus Julius Priscus installé en Narbonnaise, nous sommes invité à découvrir l'économie liée à la viticulture, puis les techniques viticoles romaines reconstituées au mas des Tourelles à Beaucaire et enfin les modalités de transport du vin au travers l'Empire à partir du front méditerranéen de gaule.

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Documentaire "sur nos traces" : le voyageur gallo-romain

Publié le 14 Mai 2015 par Gellius dans Documentaires antiques

Halage sur la Durance- Bas-relief de Cabrières-d'Aigues- Musée Calvet Avignon

Halage sur la Durance- Bas-relief de Cabrières-d'Aigues- Musée Calvet Avignon

En intégralité, le documentaire d'Arte de la série "sur nos traces", consacré aux voyageurs gallo-romains.

On y découvre les différents modes de transport gallo romains et notamment :

  • les modes de transport terrestres: les véhicules et le déroulement d'un voyage sur une voie romaine, les fouilles archéologique de la mutatio de Vanesia dans le Gers (station routière romaine décrite dans de l'Itinéraire de bordeaux à Jerusalem, récit de pèlerinage d'un des premier chrétien de Burdigala en 333 de notre ère)
  • le mode de transport fluvial : évoqué par la reconstitution d'un chaland gallo-romain par la troupe des Ambianis , et aussi la découverte archéologique d'un chaland intact dans le Rhône à Arles
  • le mode de transport maritime, notamment au travers des fouilles dans le port antique de Narbonne
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Les ateliers de lutherie antique gauloise, grecque et romaine : Tri Nox Samoni

Publié le 3 Mai 2015 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

Un beau moment de poésie au travers la vidéo d'un jeune artisan luthier breton , Benjamin Simao, qui a pour métier original la reconstitution d' instruments de musique antique à cordes et à vent, qu'il s'agisse par exemple de la lyre gauloise, de l'aulos ou de la pandoura grecque, et de la flûte de pan gallo-romaine découverte à Alesia ....

Si vous avez en projet la reconstitution d'un bel instrument de musique antique, n’hésitez pas à le contacter, ses prix prix sont tout à fait abordables pour des instruments de grande qualité et fabriqués avec passion .

Voir son site internet :

http://www.trinoxsamoni-lutherie.fr/

 

Bon vent Benjamin,  nous te souhaitons de réussir dans ta belle entreprise musicale antique ! 

 

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Confession d'histoire : l'histoire racontée par ceux qui l'ont vécu : la Guerre des gaules

Publié le 25 Mars 2015 par Gellius dans Documentaires antiques

Confession d'histoire : l'histoire racontée par ceux qui l'ont vécu : la Guerre des gaules

Une excellente initiative qui mérite d'être saluée, par un producteur réalisateur autonome, qui nous propose sur sa chaîne Youtube un mini documentaire original sur la guerre des Gaules.

Il traite avec humour des vérités historiques et archéologiques , et sape des clichés remontant au XIXème siècle sur la guerre des Gaules, les gaulois et les romains

Un grand remerciement à son auteur pour ce divertissement rafraîchissant qui n'en reste pas moins sérieux sur le fond !

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Vieux-la-Romaine en 3D : l’époque antique comme si vous y étiez !

Publié le 20 Février 2015 par Service archéologie - Conseil général du Calvados dans L'archeo-site web du mois

A vieux la Romaine, l'antique Aregenua , à une dizaine de minute au sud de Caen, un musée archéologique est consacré depuis 2002 au site antique.

Aujourdhui, à l'aide des nouvelles technologies 3D, le musée nous présente le fruit de son travail :

Vieux-la-Romaine en 3D : l’époque antique comme si vous y étiez !

Inédit : plongez au cœur du quotidien des Gallo-romains de Vieux-la-Romaine !
Deux habitations, la Maison au Grand Péristyle et la Maison à la Cour en U, ouvrent leurs portes grâce au 3D tandis que la fouille du forum antique, débutée en 2007, se dévoile à travers une visite panoramique à
360°.

Vue d’une partie des vestiges des bâtiments administratifs du forum gallo-romain d' Aregenua en cours de fouille (© Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Vue d’une partie des vestiges des bâtiments administratifs du forum gallo-romain d' Aregenua en cours de fouille (© Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Fruit de la collaboration des archéologues du département du Calvados avec les studios graphiques Imag-in-ere et Commedia, les visites virtuelles en 3D proposées sur le site www.vieuxlaromaine.fr utilisent les dernières avancées des recherches archéologiques.

Vue aérienne de la ville à l’époque gallo-romaine, restitutions 3D et photographies panoramiques des sites archéologiques font ainsi voyager entre hier et aujourd’hui.

Restitution virtuelle du jardin de la magnifique villa gallo-romaine dite  "au Grand Péristyle ", datant du Ier au Vème siècle (© Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Restitution virtuelle du jardin de la magnifique villa gallo-romaine dite "au Grand Péristyle ", datant du Ier au Vème siècle (© Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Cette démarche, inaugurée avec la visite virtuelle du musée de Vieux-la-Romaine en 2012, tend à faire appréhender l’archéologie de manière ludique et dynamique. Il est désormais facile de parcourir en quelques clics les espaces extérieurs reconstitués de la luxueuse Maison au Grand Péristyle, d’explorer son jardin entouré d’une galerie ou de pénétrer dans la salle de réception au sol mosaïqué… A chaque étape, photos, dessins et plans complètent ces restitutions et nous éclairent sur le mode de vie des Gallo-romains.

Restitution virtuelle de la salle de réception de la Villa au Grand Péristyle et de son sol mosaïqué au IIIe siècle (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)i

Restitution virtuelle de la salle de réception de la Villa au Grand Péristyle et de son sol mosaïqué au IIIe siècle (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)i

Au cours de leur visite, les internautes peuvent également participer à la réflexion des archéologues et se confronter aux deux hypothèses de restitution de la Maison à la Cour en U, habitation gallo-romaine plus modeste, située à la périphérie de la ville.

Restitution virtuelle de la cour (hypothèse citerne centrale) de la Villa gallo-romaine à la Cour en U (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Restitution virtuelle de la cour (hypothèse citerne centrale) de la Villa gallo-romaine à la Cour en U (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Restitution virtuelle de la cour (hypothèse cave centrale) de la Villa à la Cour en U (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Restitution virtuelle de la cour (hypothèse cave centrale) de la Villa à la Cour en U (©Service archéologie – Conseil général du Calvados)

Enfin, à travers des balades panoramiques à 360°, ils sont invités à plonger au cœur du chantier de fouille du forum et à profiter de la récente restauration des vestiges de la Maison à la Cour en U.

En pratique

Rendez-vous sur

Vieux-la-Romaine en 3D : l’époque antique comme si vous y étiez !

Zoom sur le musée et les sites archéologiques de Vieux-la-Romaine

Vieux-la-Romaine, situé à une dizaine de minutes au sud de Caen, est un lieu unique en Basse-Normandie, où les visiteurs passionnés par l’Antiquité ou simplement curieux, peuvent découvrir ce qu’était une ville gallo-romaine. Au fil de la visite dans le musée, au gré des promenades sur les sites restaurés ou en cours de fouille, se révèlent les vestiges archéologiques de l’antique capitale d’Aregenua.

Musée et sites archéologiques de Vieux-la-Romaine

13 chemin Haussé – 14930 VIEUX

02.31.71.10.20

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Vient de paraitre : La guerre romaine. 58 avant J.-C.-235 après J.-C

Publié le 6 Septembre 2014 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre : La guerre romaine. 58 avant J.-C.-235 après J.-C

Yann le Bohec, professeur à la Sorbonne, spécialiste de l'histoire militaire romaine nous propose son dernier ouvrage consacrée à la guerre romaine, durant le Haut Empire :

La guerre romaine. 58 avant J.-C.-235 après J.-C -448 pages, aux Editions du Talandier .

L'armée romaine a été l'armée la plus efficace non seulement de l'Antiquité mais encore de toute l'histoire. En cinq siècles elle a conquis un empire immense ; elle a su le garder pendant cinq autres siècles ; et, après sa disparition, elle n'a laissé que des regrets. Pourquoi et comment, les réponses se trouvent dans ce livre.

Sait-on que Rome, qui a tant fait la guerre, ne rêvait que de paix ? Les Romains avaient mis en place de nombreux garde-fous religieux et juridiques pour éviter la confrontation armée : la littérature actuellement disponible l'ignore. Mais, une fois engagée sur le chemin de la guerre, Rome ne concevait pas de s'arrêter sinon sur une victoire claire et nette. Sait-on aussi que les Romains ont inventé la logistique, le génie militaire, la médecine militaire et le « deuxième plus vieux métier du monde », le renseignement ?

Ils ont pratiqué toutes les formes de combat, la bataille en rase campagne, le siège, et aussi la gesticulation, le combat en milieu urbain et en montagne, la bataille de nuit et la contre-guérilla (sur un modèle ressuscité vingt siècles plus tard par David Galula) ; et n'oublions pas le combat naval. Ils ont même inventé la guerre biologique et chimique.

Et ils ont eu une stratégie ; une « petite stratégie », certes, mais une vraie stratégie. Et, fait étonnant, cette armée exemplaire a nourri en son sein des déserteurs et des traîtres ! L'auteur donne ici la synthèse de quarante années de recherches sur l'armée romaine. Il a déjà consacré plusieurs ouvrages majeurs à ce thème (L'Armée romaine sous le Haut-Empire, L'Armée romaine dans la tourmente, etc.) et pourtant, il apporte encore avec ce livre, beaucoup d'éléments jusqu'ici mal connus, ignorés, voire inédits.

Pour le commander en ligne sur Amazon :

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