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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Augustonemetum : Clermond Ferrand antique en ligne

Publié le 24 Février 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

  Augustonemetum

 http://www.augustonemetum.fr/

 

La création de ce site Web sur la ville antique d'Augustonemetum a  pu voir le jour en début d'année 2010 grâce au soutien de Clermont Communauté.

Ce sont les résultats scientifiques inédits d'un projet collectif de recherche (PCR) engagé depuis 2005 et intitulé « Atlas topographique d'Augustonemetum », qui sont ici présentés au public et présente l'organisation de la ville du Ier av. J.-C. au VIe apr. J.-C.

 

Il s 'agit d'un site exemplaire par sa facilité de lecture, sa qualité pédagogique et  graphique. Ce site nous propose de très belles photographies des découvertes archéologiques, des croquis  et reconstitution en 3D permettant de découvrir Augustonemetum et la vie quotidienne de ses habitants. Il  présente à la fois :

 

- l'histoire du site et  la fondation de la ville associée

à la voie romained'Agrippa au début de l'empire romain

sous Auguste .

          La fondation

          La construction

          La voirie

          L'alimentation en eau

          Les quartiers résidentiels

          Les édifices publics

          Les lieux de culte suburbains

 

- la vie quotidienne de ses habitants :

Les activités artisanales

        Meunerie

        Les dépôts de fondeur

        Bois et cuir

        Métallurgie

        Boucherie et tabletterie

Poterie

La vaisselle

Les objets de tous les jours

L’alimentation

 

La nécropole de Martres-de-Veyre constitue un des joyaux de cette agglomération antique. On y a trouvé notamment la sépulture d'une femme gallo-romaine datant du début IIe siècle en parfait état de conservation, avec sa robe et bas de laine, ses chaussures de cuir sa chevelure,  ses bijoux (bracelets et fibules) et quelques offrandes et petits objets , présentés au musée Bargoin.  

 

  martres robemartres chaussuresmartres bas

  OutilcheveuxOutilcorbeilOutilbracelet

 source photos ci -contre: association "sites et patrimoine")

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Découverte d'une nécropole gallo-romaine à Louvres (Val d'Oise)

Publié le 23 Février 2011 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Fin 2010, une nécropole gallo-romaine exceptionnelle comprenant plus de 300 tombes avec des dépôts de vases, de bijoux ou de monnaies a été découverte. Les fouilles préventives, confiées par le Service Régional de l'Archeologie à la société EVEHA, se sont terminées fin janvier 2011.

 Le site a été déclaré découverte exceptionnelle par la préfecture », vante Anne-Sophie Vigot, qui dirige les fouilles. C’est là, sur 4000 m2, en bordure de la rue de Paris, à Louvres (Val d'Oise).

 

Cette belle découverte a été effectué quelques semaines seulement après l'ouverture du musée archéologique ARCHEA sur la commune de Louvres en octobre 2010.  Voir le site du musée .

 

Un site habité dès l’âge du fer
Si l’on en croit les traces d’un bâtiment découvertes par les archéologues, le site était habité dès l’âge du fer, soit 800 ans avant Jésus-Christ

Le terrain est ensuite utilisé à l'péoque romaine comme une carrière d’extraction de calcaire avec des paliers remontant vers la voie romaine Paris-Senlis, devenue la rue de Paris. « L’endroit a dû être choisi soit pour utiliser le calcaire dans l’aménagement de la voie romaine, soit pour être proche de cette voie pour l’évacuer », suppose Anne-Sophie Vigot lors d’une visite guidée. « Cette carrière de 500 m2 aurait livré plus de 1200 m3 de calcaire avant d’être abandonnée », poursuit-elle.

70 squelettes de nourissons dès la fin du Ier siècle
Le site délaissé devient peu à un peu un espace funéraire. C’est d’abord un cimetière de nourrissons, comme le démontrent les 70 petits squelettes tout autour de la carrière, à une époque où la mortalité infantile était très importante. « On y trouve aussi quelques adultes inhumés sans soin particulier, comme rejetés, face contre terre, notent les archéologues. A une époque où les adultes étaient incinérés, selon des rites coûteux, certains étaient enterrés à l’écart du village. » Puis le cimetière devient plus classique, avec des adultes plus nombreux inhumés sur le dos dans des aménagements particuliers. « Vers le IIIe siècle, un important amas osseux de restes de chevaux et de céramiques brisées vient recouvrir la surface de la carrière, décrit Anne-Sophie Vigot. On y trouve les restes de corps incinérés déposés dans des urnes ou en pleine terre, ce qui peut témoigner de rites funéraires différents. »

Une nécropole très utilisée au bas empire  
C’est à partir du IVe siècle que l’occupation est la plus dense. Probablement par manque de place dans la carrière, la nécropole s’agrandit et les tombes sont alors creusées dans les abords immédiats de celle-ci : quelque 300 sépultures d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les traces des cercueils sont encore visibles. Les archéologues y ont aussi trouvé des objets en céramique qui ont été utilisés durant le rite ou le repas funéraires. « Les pratiques funéraires sont particulièrement intéressantes », souligne Anne-Sophie Vigot, qui a découvert des offrandes, notamment des animaux dissimulés dans des fosses.

A la fin de l’occupation funéraire antique, le site est à nouveau habité au début du Moyen-Age. Les archéologues travaillent en ce moment sur des bâtiments médiévaux, notamment « un bâtiment voûté en pierre doté d’un dallage ». Ils s’attachent maintenant à découvrir sa fonction.

 

Source: Le Parisien (18-02-2011)

 

Voir le reportage video:  


Necropole louvres par vonews

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Exposition : Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l'Empire romain (du 3/02 au 30 /08 2011)

Publié le 20 Février 2011 par Gellius dans Actus des musées

  artoff709

 

 

Du 3 février au 30 août 2011, le Musée/Site archéologique départemental de Bavay présente au grand public l'exposition « Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l'Empire romain ».

  Rheinisches Landesmuseum Trier

Comme chaque année, le musée/ site archéologique départemental de Bavay propose une exposition sur un aspect remarquable de la vie des Gallo-Romains. L'intérêt de cette exposition réside dans sa capacité à rendre accessibles les recherches et les études des archéologues au plus vaste public.

 

Stele du Rheinisches Landesmuseum Trier représentant un voyageur .

 

Deux musées pour une exposition
L’exposition « Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l’Empire romain » est le fruit d’une collaboration entre le musée/site archéologique départemental de Bavay (France) et le Thermenmuseum Heerlen, musée des thermes de Heerlen aux Pays-Bas. Le rapprochement sur ce thème s’est fait naturellement puisque ces deux musées sont les héritiers d'un même patrimoine : la voie romaine reliant Boulogne-sur-Mer à Cologne.

Parcours muséographique
La visite du musée se fait comme une balade le long d'une voie romaine entrecoupée de haltes thématiques. Les visiteurs y croiseront les ingénieurs, arpenteurs, légionnaires ou commerçants qui empruntaient ces routes antiques.

 

Ce chemin les mènera à la découverte des techniques de construction et d'aménagement des voies ainsi qu'à la rencontre des voyageurs de la Rome antique et de leurs croyances.

 

expobavayUne centaine d'objets ( divinités protectrices des voyageurs, cartes routières antiques, semelles pour chevaux, relais postaux...) provenant d'une vingtaine de musées français, néerlandais, belges, luxembourgeois et allemands sont réunis pour la première fois dans cette exposition consacrée au réseau des voies romaines dans le nord de l'Empire romain. Cette exposition dévoile l'ingéniosité des Romains, clef de leur rayonnement à travers le monde antique.

 

 

« Il était une voie, itinéraires antiques du nord de l'Empire romain » évoque pour certains les routes pavées aux abords de Rome, alors que d'autres imaginent des voies antiques poussiéreuses dans le sud de la France. Pourtant, ce patrimoine archéologique est une grande richesse du Nord de la France. De Boulogne à Cologne en passant par Amiens et Londres, ce sont 120 000 kilomètres de voies qui nous ont été légués par les Romains. 

 

Voirie moderne/ Voirie antique
La première partie de l'exposition, créée en collaboration avec la Direction de la Voirie Départementale Ingénierie, s'attache à mettre en parallèle les sentiers antiques et la voirie actuelle. Le visiteur prend alors conscience que les Romains sont à l'origine de presque tout! En effet, certaines routes actuelles reprennent le tracé romain. Le paysage romain ressemble fortement au paysage actuel, encore très marqué par le passage de nos ancêtres.

 

Voies romaines : Mode de construction
La suite de l'exposition s'intéresse aux connaissances techniques des Romains et aux compétences des ingénieurs de la voirie en matière de topographie.

 

 Qui fréquentait les voies romaines?
Bavay voie charetteEn premier lieu, les voies romaines étaient largement utilisées par les militaires. En permettant les déplacements rapides des troupes, elles étaient de véritables outils de conquêtes. Ensuite, la route était utilisée par le service postal impérial puis par les commerçants ainsi que par d'autres voyageurs. Le visiteur découvre des semelles, des pièces d'harnachement de chevaux ou des maquettes de véhicules antiques.

Maquette de chariot romain

 

 

Tous les chemins mènent à Rome
Cette partie de l'exposition présente nos panneaux de signalisation comme les héritiers de versions en pierre vieilles de plus de 2000 ans! Les Romains avaient mis en place un système de signalisation si efficace et si solide que de nombreuses bornes milliaires nous sont parvenues. Ces bornes, qui jalonnaient les voies romaines, indiquaient les grandes directions ainsi que les noms des financeurs des travaux de voirie.

 

epona

Croyances


Les voyages, parfois longs et souvent dangereux, n'échappaient pas aux croyances et aux superstitions des Romains. Ainsi, les voyageurs faisaient en sorte de s'attirer les bonnes grâces de Mercure, protecteur du commerce et des voyageurs.

 

 Représentation gallo-romaine d'Epona,

déesse celte protectrice des chevaux et des cavaliers

 

 

Le long des voies, le monde des morts
Les Romains installaient leurs nécropoles à la périphérie des villes , le long des routes.
Les voyageurs progressaient ainsi parmi les morts. Des stèles sont présentées et témoignent de ces pratiques.

 

Source : Ministère de la Culture

 

Informations pratiques : site du Conseil Général 59  

 

 

Pour en savoir plus voir notre sélection de livres sur le transport, voyages et commerces dans le monde romain.

 

 

 

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