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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Carrhes, 9 juin 53 avant JC. Anatomie d'une défaite romaine

Publié le 29 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre aux éditions des Belles Lettres "Carrhes, 9 juin 83 avant JC, anatomie d'une défaite de Gusto Traiana. 

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Dans la plaine de Carrhes, le 9 juin 53 avant J.-C., une armée de  cavaliers venus d'Iran et d'Asie centrale barre la route aux cinquante mille hommes que Rome a envoyés conquérir l'empire rival des Parthes.

Pendant que le gros de l'armée des Parthes, commandée par le roi Orodes II se bat en Arménie, une  armée romaine  de conquête, composée de sept légions, commandée par l'ambitieux triumvir  Marcus Licinius Crassus (qui partage le pouvoir avec Pompée et César et qu'il rêvé de dépasser en gloire) attaque l'empire parthique.

Sûr de la puissance de son armée, il va trouver son chemin des troupes d'élites de nobles cavaliers , soit 1000 cataphractaires (impresionnants cavaliers lourds, de la très haite noblesse  armés d'une lance et protégé tout comme son cheval, par une armure intégrale en écailles) et 9000 cavaliers archers, et des esclaves   commandée par le général Eran Spahbodh Rustaham Suren-Pahlav, dénommé "Surena" par les auteurs antiques.

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Armée romaine de période tardo-républicaine

Les deux armées ne sont jamais battues l'une contre l'autre  : aux légions d'infantrie compactes, adeptes  du combat rapproché, s'opposent une armée extrémement mobile de harcèlement, associée à des cataphractaires, diposant d'une très grande puissance de frappe. Seule une cavalerie légère romaine de 4000 mille hommes dont 1000 auxilaires gaulois, fournis par Cesar, peuvent rivaliser avec la cavalerie  parthe.

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Cavalier-Archer parthe - Ier siècle av JC - dessin Jonnhy Shumate avec son aimable autorisation

Accablés sous les flèches des Orientaux, les Romains sont réduits à l'impuissance: malgré une lutte acharnée, une contreoffensive de cavalerie menée par le fils même de Crassus qui y trouva la mort,  plus de la moitié des légionnaires sont tués, beaucoup d'autres seront capturés et déportés. Suprême déshonneur, l’ennemi s’empare de leurs enseignes. Des années seront nécessaires à Rome pour effacer cette honte. Le général Marcus Licinius Crassus, l’homme qui dix-huit ans auparavant avait vaincu Spartacus et fait mettre en croix le long de la voie Appienne six mille esclaves et gladiateurs rebelles, trouve une mort sans gloire peu après la fin des combats. Son cadavre outragé est abandonné sans sépulture. 

Cette bataille a donné un coup d’arrêt à une conquête du monde qui paraissait pourtant irrésistible. Rome a été bloquée par une armée dont la compétence, la puissance et surtout la capacité de résister au redoutable dispositif de la légion avaient été sous-estimées. 
Dans un récit alerte et passionnant, Giusto Traina fait revivre une des batailles les plus importantes de l’histoire militaire de l’Antiquité,  et une des plus grave défaite romaine,  qui marque le début d’une guerre incessante entre Rome et l’Iran.

 



Localisation de la bataille de Carrhae

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Visite virtuelle de l'oppidum gaulois de Corent (Puy de Dôme)

Publié le 19 Septembre 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

A voir absolument, le très beau site internet du Conseil Général du Puy de Dome, nous présentant en 3D la reconstitution de l'oppidum  de Corent , situé à une quinzaine de km au sud de Clermont Ferrand.

http://com.cg63.fr/com/Corent/

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L'oppidum de Corent en 3 D ( copyright court-jus production)

Au premier siècle avant notre ère, il est le siège d'une grande ville gauloise : un oppidum vaste de plusieurs dizaines d'hectares, dont l'importance est signalée par la présence de milliers de monnaies et de tessons d'amphores à vin importées d'Italie.

Les fouilles menées depuis 2001 se concentrent sur le centre de l'agglomération, occupé par un vaste sanctuaire environné de quartiers d'habitat. L'ampleur des vestiges et la richesse des objets retrouvés identifient le site de Corent à la capitale politique et économique du peuple arverne avant la conquête romaine.

Les places, quartiers d'habitation ou commerciaux et les édifices publics repérés aux abords du temple laissent entrevoir un schéma d'urbanisme très élaboré pour cet oppidum.

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Corent : Le trophée militaire en cours de fouille (casque, épée, cotte de mailles et boucliers) Photo Y. Lecuyer 

Aujourd'hui, le site internet du Conseil Général nous propose propose de nous retrouver immergés au coeur de cette ville, en nous promenant à notre guise dans les différentes parties de la ville et découvrant des scènes reconstituées de la vie quotidienne en 80 avant JC . Point central de la visite, le sanctuaire s'ouvre à vous dans les moindres détails. Cette oeuvre autant ludique que pédagogique est le fruit d'un travail de reconstitution scientifique de très longue haleine : ses producteurs travaillent dessus depuis plus de 10 ans, en étroite collaboration avec les archéologues.

Ce travail permet de découvrir un haut degré de la civilisation gauloise, bien loin des clichés historiques, depuis plusieurs décennies en contact avec les civilisations grecque et romaine.

 

LogoOrangePour en savoir plus sur les fouilles de l'oppidum de Corent, vous pouvez:

- consulter l'ensemble de la documentation (rapport de fouilles et articles) sur le site du Laboratoire du LUERN , dirigé par Matthieu Poux, professeur d'archéologie à Lyon 2.

- aller voir la courte exposition du 24 septembre au 30 septembre 2011 au musée départemental de la céramique de Lezoux : voir dossier complet de présentation  et infos pratiques.

- Commander  en ligne le nouvel ouvrage de M. Poux aux editions Errance, paru en mai 2011 : Corent, voyage au coeur d'une ville gauloise :

catalogue

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Vient de paraitre: Fievre électorale à Pompeï

Publié le 15 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre, aux éditions des Belles Lettres, Fièvre électorale à Pompeï, de Karl-Wilhem Weeber, professeur de philosophie et d'histoire à l’université de la Ruhr.

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Comment votaient les Romains ? Frénétiquement.
Il n'était toutefois guère question de partis, de programmes, encore moins d'idées, mais de personnes. Les campagnes électorales des Anciens sont des campagnes de proximité: il s'agit de désigner, ou d'écarter, son prochain, c'est-à-dire son voisin. Et tout le monde de participer, d'Asellina la cabaretière à Sabinus le marchand de vin en passant par Saturninus le professeur, comme l'attestent les inscriptions enfouies sous les cendres de Pompéi il y a près de deux mille ans. Chaque année au moins, les débats s'enflamment, les langues s'enveniment et les murs se colorent de slogans et d'insultes, décryptés ici par Karl-Wilhelm Weeber. Illustré, doté d'une documentation souvent inédite, écrit avec passion et précision, ce livre fait revivre la vie politique tonitruante de la petite cité portuaire jusqu'à la terrible éruption de 79.
Avec Fièvre électorale à Pompéi entrez dans l'arène politique de jadis où les combats sont largement aussi féroces, et distrayants, que ceux d'aujourd'hui !

Au sommaire :

« À Pompéi, c'est difficile... ». Pas de morosité politique dans la gestion autonome locale
Du bon voisinage en politique
« Les porteurs de sacs sollicitent…». Boulangers, professeurs et compagnie s'engagent dans la campagne
Les femmes au pouvoir – du moins sur les murs
Prière de s'ingérer. Salmigondis de soutiens électoraux
« Tous les bonnets de nuit proposent Vatia... ». Des façades aux slogans diffamatoires ? 
« Allez, secoue-toi, va voter ! »
Labels de qualité vb et drp. Les murs « vertueux » de Pompéi
« Il ne dilapidera pas le trésor municipal ».  Annonces électorales avec ébauche de programme
Être gentil et ne pas s'engager. Les secrets du succès des campagnes électorales à Rome
Être édile l'année de la chute. La campagne de Helvius Sabinus
« C'est Lucius qui l'a peint … ». Les pros de la publicité

Pour commander l'ouvrage en ligne dans notre selection Amazon .

 

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Inscription de campagne électorale sur un mur de Pompeï (photo Gellius) :

 Grande ligne du bas : un soutien de serveuses de taverne :

C. Lollium Fuscum IIvir v a s p p Asellinas rogant nec sine Zmyrina

Lollius Fuscus duumvir chargé de la voirie et de l'entretien des bâtiments civils et religieux. Les filles de chez Asellina vous le recommandent, en particulier Zmyrina (sur d'autres incriptions similaires, le candidat aux élections, surement peu emballé à l'idée d'être publiquement soutenu par des serveuses de taverne accessoirement prostituées, a fait blanchir leurs noms qui n'apparait presque plus !)

A gauche en petit , un soutien d'une autre corporation professionnelle très représentée à Pompei :

L. Ceium Secudum II v i d Primus fullo ro

Lucius Ceius Secundus duumvir ! Primus le foulon (teinturier) vote pour lui.

Pour découvrir d'autres inscriptions de Pompei, fenêtre sur la vie quotitienne de ses habitants,  sur l'excellent site Noctes Gallicanae, d'Alain Canu : 

http://www.noctes-gallicanae.fr/Pompeii/elections.htm

 

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Carte de Peutinger interactive : itinéraire sur les voies romaines

Publié le 5 Septembre 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

L'historien néerlandais René Vooburg, archiviste à la bibliothèque de la Haye, vient de mettre en ligne un planificateur d'itinéraire numérique basé sur célèbre la Table de Peutinger, copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les étapes et villes principales de l'Empire romain. 

A partir de la saisie simple du point de départ et d'arrivée (en 5 langues européennes et/ou en latin), il est ainsi possible de voyager à la fois dans le temps et dans l'espace, sur les voies antiques géoréférencées.

http://www.omnesviae.org/fr/

 

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La Table de Peutinger, connue aussi sous le nom de «Carte des étapes de Castorius » ou de « Table Théodosienne », est une copie réalisée vers 1265 par des moines de Colmar, d'une carte romaine réalisée vers 350, elle-même probablement la copie remise à jour d'une grande carte du monde peinte sur le portique d'Agrippa à Rome vers 12 de notre ère, où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain.

La Table qui réprésente l'Empire romain est composée de 11 parchemins conservés ; un douzième étant perdu. Ceux-ci sont assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de voies romaines, mais aussi l'emplacement de villes et des points remarquables des paysages.

Il ne s'agit toutefois pas d'une cartographie fidèle à la réalité, mais plutôt de la première représentation schématique d'un réseau d'infrastructures avec ses points d'étapes , des repères et des distances précises en miles romains, à la manière d'un plan de métro actuel.  

On y voit les principales routes du service de poste impérial, ou cursus publicus, et cela permettait au voyageur de repérer assez aisément les étapes, de calculer les distances à parcourir et d'organiser son ravitaillement aux principaux lieux thermaux ou points d'eau.

 

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      Extrait de la table originale de Peutinger sur parchemin du XIIIeme siècle représentant une partie de la Gaule

Voir également le site d'Euratlas qui présente la carte originale de l'ensemble de l'Empire romain :

http://www.euratlas.net/cartogra/peutinger/index_fr.html

 

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La Via Domitia, la plus ancienne voie de Gaule Romaine ( 118 avant JC) , à Ambrussum (34) - photo Gellius

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Archeothema septembre 2011: la medecine à l'époque romaine

Publié le 3 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Archeothéma septembre 2001 en kiosque  : la médecine à l'époque romaine :

 

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Pour feuilleter la revue , cliquez ici .

 

Au menu , des articles des spécialistes européens du sujet , notamment Veronique Dasen, professeur titulaire d'archéologie classique et d'histoire ancienne à l’Université de Fribourg:

  • La médecine gréco-romaine
  • Les principaux médecins et auteurs cités
  • La médecine en Égypte romaine : l’énigme du « relief aux instruments » de Kom Ombô
  • L’identité du médecin et ses instruments
  • Les lieux de la pratique médicale
  • Maisons de médecin et lieux de la pratique médicale à Pompéi
  • Médicaments et pharmacologie
  • Recettes de dentifrice et autres curiosités Hygiène et santé : la paléopathologie

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      Pour commander d'anciens numeris d'Acheothema , cliquer ici

Quelques instrumets chirurgicaux romains de la maison dite du chirurgien de Pompei (Musée de Naples - photos Gellius):

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      Scapellum (bistouri)

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      Uncus (crochet)

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Specillum (catheter ou sonde) 

 

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Forceps (pince)

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Speculum matricis (speculum obstrical)

 

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Speculum

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Cucurbita (ventouse, et tanmpon d'occuliste, Bristish museum - photo Gellius)

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Boite à onguents medicaux et pince à épiler , Bristih musem (photo Gellius)

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Cachet en stéatite d'un occuliste dénommé Ferox, crocodesad veteres cicatrices, en atteste l'estampille sur le petit boudin de collyre. Crocodes évoque une compositon à base de safran et , et qu'il s'agit d'un collyre au pouvoir cicatrisant (Musée de Saint Remi-Reims)

Pour en savoir plus sur la médecine antique, voir les  deux sites suivants : 

Le site de Laurent Galopin, historien passionné d'histoire de la médecine antique:

http://medecine-ancienne.com

Le site de CH. Buwalda, prfesseur de lettres classiques au collège Michelet de Lens 

http://www2b.ac-lille.fr/weblettres/tice/medecin/index.htm

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