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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Exposition du 13 octobre 2011 au 16 janvier 2012 au Louvres : Au royaume d'Alexandre le Grand, la Macédoine antique

Publié le 29 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

A ne pas manquer au Louvres jusqu'au 16 janvier 2012, une très belle exposition sur le "Royaume d'Alexandre le Grand, la Macedoine antique."     

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Au travers 500 objets d'art, l'exposition nous retrace l'histoire de la Macedoine antique, de l'âge du bronze (XV ème siècle) à la conquête romaine en 168 avant JC (bataille de Pydna).

 

Voir le site de l'exposition au musée du Louvres .

 L'exposition nous présente le royaume macédonien à travers de grands thèmes: l'architecture (avec des vestiges insérés dans des décors de palais grandeur nature, ce qui donne l'échelle réelle), les objets de la vie quotidienne et les objets funéraires. Les plus fascinants? Les objets déposés dans les tombes des guerriers macédoniens recouverts d'un masque d'or: élements d'armures, de boucliers, épées (kopis) , casques de bronze, ou cette parure intégrale en or de princesse macédonienne. 

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Parure en or et argent de la "Dame d'Aigéai" - 500 av JC © Musée des tombes royales d’Aigéai- Ministère de la Culture et du Tourisme grec

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Méduse du tombeau de Philippe II -336 av JC (décoration d'armure?) © Musée des tombes royales d'Aigéai- Ministère de la Culture et du Tourisme grec

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Boucles d'oreilles en or - 500 av JC © Musée des tombes royales d'Aigéai - Ministère de la Culture et du Tourisme grec

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Cruche de vin en argent -tombeau de Philippe II - 336 av JC © Musée des tombes royales d'Aigéai - Ministère de la Culture et du Tourisme grec

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Couronne de fleur de Myrthe en or, retrouvé dans l'antichambre du tombeau de Philippe II, ayant probablement appartenu à la reine Meda de Thrace, une des épouses du roi © Musée des tombes royales d'Aigéai - Ministère de la Culture et du Tourisme grec

Et aussi, bien sûr, Alexandre lui-même. En dieu Pan, avec une lance, chassant le lion avec un ami, ou encore dans un rarissime portrait en marbre à peu près contemporain: c'est un jeune homme qui regarde au loin.

Des découvertes récentes en Macedoine

Longtemps les archéologues ont négligé de prospecter en Grèce du Nord, au bénéfice de l'Attique; cela a permis des découvertes récentes et exceptionelles sur la famille du conquérant :

1977 - Mise au jour à Aigéai (actuellement Vergina), de plusieurs sépultures royales. Parmi elles celle, intacte, de Philippe II, le père d'Alexandre. Sous un tumulus de 110 m de diamètre et de 12 m de haut reposaient ses ossements recueillis sur le bûcher selon le rituel homérique. Ils se trouvaient dans un coffret d'or décoré de l'étoile macédonienneet accompagné d'une armure en fer et or, d'un casque, d'un bouclier reconvert d'ivoire et d'or , de cnemide,et de nombreux vestiges mobiliers luxueux. 

1980 - Découverte de la nécropole de Sindos (VIe et Ve av. J.-C.), à proximité d'un fleuve aurifère, non loin de Thessalonique. Ses 121 sépultures témoignent d'un haut niveau économique et culturel.

1982 - L'auteur antique Diodore de Sicile disait vrai. Le père d'Alexandre a bien été assassiné à l'occasion du mariage de sa fille Cléopâtre II, en 336 av. J.-C. L'emplacement du théâtre où les noces avaient eu lieu est localisé à Aigai.

1987 - Ouverture de la tombe probable d'Eurydice, grand-mère d'Alexandre. Et découverte d'un trône de marbre peint de près de deux mètres de haut.

2008 - En août, d'autres ensevelissements énigmatiques sont trouvés à Aigai. L'un comporte la couronne de feuilles de chêne en or présentée en ouverture de l'exposition. Elle pourrait avoir orné les restes d'Héraclès, le fils illégitime d'Alexandre, qui fut assassiné par Cassandre, un de ses généraux.

 

Voir la video de l'exposition :

Un reportage de télématin sur France 2 :

 

L'exposition vous propose une visite virtuelle  d'une des riches villas de Pella (dite de Dyoniso) , capitale du royaume macédonien où vécu Philippe II et Alexandre le Grand:

 

Un très beau catalogue de l'exposition est également disponible  :

 

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Egalement un documentaire video "Arte editions " 

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Documentaire : les navires perdus de Rome

Publié le 28 Octobre 2011 par Gellius dans Documentaires antiques

Pour ceux qui aurait manqué sa diffusion sur France 5  ce vendredi 28 octobre, le reportage sur "les navires perdus de Rome" est intégralement visionnable jusqu'au 4 novembre 2011 :

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Vestiges de la villa où Julia,  fille de l'empereur Auguste, fut exilée par son père sur la petite ile de Ventotene au début de notre ère.

 

Lien vers  le reportage.

 

Résumé : Une équipe d'archéologues part en expédition sous-marine pour explorer cinq épaves découvertes en  2009 et datant de l'empire romain, naufragées au large de Ventotene.

Cette petite île italienne, dénommée Pandateria à l'époque romaine, est un ilot de moins de 2 km²  est située au large de la Campanie  et était presque inhabitée. 

Cette petite île perdue au milieu de la Mediterannée a été le lieu d'exil de Julia, fille de l'empereur Auguste, en -2 avant JC. Julia a été accompagnée dans sa "prison dorée" par sa mère Scribonia.  Julia avait en effet été au coeur d'un scandale dont l'origine est probablement un adultère manquant de discrétion, porté sur la place publique et risquant de jeter l’opprobre la famille impériale.

Les recherches archéologiques en mer, croisées aux découvertes sur l'île nous en apprennent autant sur le la villa où était exilée Julia, que sur le quotidien des habitants de Ventotene il y a 2000 ans.

On apprend ainsi comment dans cette île sans eau douce les ingénieurs romains ont réussi à collecter les eaux pluviales et la distribuer en grande quantités dans la villa, comment les ouvriers ont construits un bassin dans le port, et on découvre à plus de 100 m de profondeur, les différentes cargaisons des navires : les mortaria (et la façon de s'en servir en cuisine) , les amphores et la fabrication du garum, des lingots de metal...

Entre scandales politiques, dangers de plongée sous-marine et gastronomie romaine antique, Ventotene nous dévoile tous ses secrets.

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Exposition du 22/10/2011 au 6/05/2012 au musée d'Arles antique: Jean Claude Golvin, un architecte au coeur de l'histoire

Publié le 25 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

Dans le cadre de la donation de l'ensemble de  l'oeuvre graphique de Jean Claude Golvin au Musée d'Arles Antique, ce dernier nous invite à découvrir une rétrospective des innombrables restitutions graphiques (plus de 1000 oeuvres) réalisées par ce chercheur du CNRS, dans le cadre d'une exposition dans le musée du 22 octobre 2011  du 6 mai 2012 : "Jean Claude Golvin , un architecte au coeur de l'histoire".

L’archéologue et architecte Jean-Claude Golvin, est devenu, depuis une vingtaine d’années, la référence mondiale pour les restitutions de cités et monuments antiques au moyen de l’aquarelle. De nombreuses expositions ont révélé son travail, en France comme à l’étranger, dans des institutions prestigieuses.

 

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La ville d'Arles antique à son apogée au IVeme siècle de notre ère -  Copyright JC Golvin©editions errance

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Arles antique : Le théâtre romain au Ier siècle de notre ère - Copyright JC Golvin©editions errance

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Arles antique : Les thermes et la basilique du bas empire , Vème siècle- Copyright JC Golvin©editions errance

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Arles Antique : L'arc du Rhône (ou de Constantin), au Ier siècle- Copyright JC Golvin©editions errance

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La voie de l'Abondance à Pompeï, en 79 ap JC, juste avant l'éruption du Vesuve

 

Pour plus de renseignements sur cette belle exposition : voir le site de l'exposition

 

Dans les coulisses du travail de restitution antique de JC Golvin : voir les videos

Un catalogue de l'exposition sera disponible en novembre 2011 : pour le commander

 

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Copyright JC Golvin©editions errance

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Odeurs antiques

Publié le 24 Octobre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre, aux éditions des "Belles Lettres" : Odeurs antiques, de L. Bodou et V. Mehl :

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Attiré par le fumet de viande rôtie, Zeus se laisse tromper par Prométhée ; au creux du cou de sa belle l'amant vientchercher un avant-goût d'extase et si Rufus n'a pas de succès avec les femmes, la raison en est simple : ses aisselles abritent un bouc, insoutenable.

L'Antiquité est un monde d'odeurs, un pot-pourri de senteurs méditerranéennes, volatiles mais tenaces, qui accompagnent chaque moment de la vie quotidienne, la toilette bien sûr, mais aussi le mariage, le banquet, la mort et la prière.

Ouvrez grands vos yeux et vos narines pour suivre les parfums enfuis de la boutique d'un apothicaire, de l'ombre du gymnase, de l'intimité du gynécée ou du brouhaha des cuisines, extraits d'une centaine de textes de l'Antiquité, connus parfois, surprenants souvent, qui sentent ou puent, embaument ou encensent, se répandent et se partagent même une fois le livre fermé.

 Au sommaire:

 I. Secrets de fabrication
Le fonctionnement de l'odorat
Ainsi naquirent parfums et parfumeurs
La géographie des aromates
Confectionner des parfums

II. Le mariage, un festin des sens
Prêtes pour la cueillette
Préparatifs pour les fiancés
Parfums de fête
L'amour conjugal, entre sensualité et retenue

III. Au plus près des corps : soigner et parer
Ces effluves qui soignent
De la toilette à l'artifice

IV. De l'envie à l'excès
De l'amour pur au lupanar
Destins de mets et de senteurs
Point trop n'en faut !

V. Anthropologie olfactive
La société des dieux
À chacun son odeur
Du bouton de rose à la vieille bique
Parfums de célébrités

VI. Des fragrances communicatives : honorer les dieux, respecter les morts
Des sanctuaires qui embaument
Les sacrifices ou nourrir les dieux avec de la fumée
Réjouissances festives
Emanations de l'au-delà

VII. Mauvaise odeur et réprobation olfactive
Comparaisons animales
Les odeurs qui s’échappent des corps
Des émanations mortifères

 

Pour le commander.

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Religion grecque à l'époque archaïque et classique

Publié le 22 Octobre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre, une traduction en Français de l'ouvrage de R. Burkert, " Religion grecque à l'époque archaïque et classique".

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A ce jour l'ouvrage le plus exhaustif sur le sujet. Après une mise en perspective de la religion des époques minoenne et mycénienne (3000-1200 avant J.-C), d'où le monde grec proprement dit est issu à travers continuités et ruptures, le livre explore de façon systématique les actes et lieux de culte, les dieux, les héros et les morts, le polythéisme dans le contexte de la cité grecque, les cultes à mystères et enfin l'épineux problème des rapports entre philosophie et religion.

Basé sur les sources anciennes, l'ouvrage fourmille d'analyses détaillées et renvoie aux principales contributions actuelles. C'est à la fois une somme et un brillant essai, volontiers provocateur, où l'auteur, d'une culture exceptionnelle, reformule les diverses approches de la religion grecque au XXe siècle. L'auteur s'intéresse aux textes et au vocabulaire mais aussi au folklore et aux mentalités, à l'iconographie et aux traces archéologiques. Il analyse les sociétés tant selon leur propre mode de pensée que selon une optique évolutionniste, des aspects les moins nobles aux questions spirituelles.

Il en ressort, sur chaque thème, une présentation claire qui est tout à la fois une introduction pour les débutants, un faisceau de pistes pour les professionnels, et un remarquable résumé pour les enseignants. Si le nom même de Walter Burkert est demeuré inconnu dans l'Hexagone, alors que partout ailleurs la communauté scientifique le tient pour un des plus grands, la lecture de la Religion grecque devrait être aussi féconde en France qu'elle l'a été ailleurs. La présente traduction, basée sur la seconde édition allemande revue et augmentée, comprend en outre une mise à jour aussi complète que possible de la bibliographie et des notes.

 

Pour le commander. 

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Exposition du 04 octobre 2011 au 22 avril 2012 : Medecine et santé à l'époque Romaine

Publié le 15 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

 Exposition : Médecine et santé à l’époque romaine, Quoi de neuf, Docteur ?

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Au musée Gallo-Romain de Lyon Fourviere, du mardi 04 octobre 2011 au dimanche 22 avril 2012.

Sous le haut patronage d’Hippocrate, le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière part sur les traces des médecins et de leurs patients à l’époque romaine… Le caractère paradoxal de la civilisation romaine, à la fois proche et très éloignée de la nôtre, ressort particulièrement lorsqu’on s’intéresse à la médecine.

Évoquer Rome et son empire, c’est faire revivre un monde où l’espérance de vie est limitée, la mortalité infantile élevée, où une banale infection peut être mortelle, où enfin religion et magie viennent souvent au secours de la science.

Mais c’est aussi une civilisation qui connaît les traités de médecine hérités des Grecs, où les praticiens nombreux, surtout en milieu urbain, sont souvent spécialisés et disposent d’instruments perfectionnés. Ils savent réduire les fractures, soigner les plaies et même opérer la cataracte. Un monde comparable au nôtre par le souci de l’hygiène du corps, de la salubrité des villes ou de la qualité de l’eau.

Cette exposition de 600 m2 présente les pratiques des hommes et des femmes médecins de l’Antiquité, les maladies et les remèdes ainsi que le recours à la religion et la magie. Un rassemblement inédit de pièces de collections (près de 400), pour certaines exceptionnelles, provenant de prestigieuses collections européennes.

A commencer par l’aryballe Peytel, du Musée du Louvre, un vase grec du début du 5e siècle avant J.-C., sur lequel figure la plus ancienne représentation d’une consultation médicale et qui rappelle tout ce que Rome doit à la Grèce.

L’identité du médecin romain ressort à la fois des reliefs et épitaphes des tombes, avec notamment la stèle funéraire d’un oculiste (Musée de Bar-le-Duc) et celle d’une femme médecin (Musée de Metz), mais aussi des instruments déposés dans leur sépulture. Quatre tombes de médecin, parmi les plus intéressantes découvertes en Gaule romaine, figurent dans l’exposition, provenant du Musée Crozatier (Le Puy), du Musée Carnavalet (Paris), du Musée d’Archéologie Nationale (Saint-Germain-en-Laye) et du Musée Vendéen (Fontenay-le-Comte).

Les instruments sont présentés par spécialité médicale (médecine générale, chirurgie, ophtalmologie…) à partir des collections de Suisse, d’Allemagne, de Belgique et mais aussi de Lyon. Plusieurs instruments provenant des fouilles de Pompéi et appartenant à la prestigieuse collection du Musée National de Naples sont également visibles. Le visiteur pourra aussi découvrir les remarquables aiguilles à cataractes trouvées dans la Saône (Musée de Tournus), ainsi que d’autres instruments qui servaient à préparer les médicaments. La médecine par les plantes apparaît au travers des livres anciens, complétés par quelques plantes des herbiers de l’Université Lyon 1. Conçue à l’origine par le Musée romain de Nyon en Suisse, sous la direction de Véronique Rey-Vodoz, conservatrice du musée et de Véronique Dasen, commissaire, professeure d’archéologie classique à l’université de Fribourg (Suisse), le musée gallo-romain de Lyon-Fourvière a considérablement enrichi le projet par des emprunts exceptionnels.

Voir les très belles photos de ces vestiges sur la galerie web de l'exposition

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Stele gallo-romaine d'une femme-medecin - IIeme siècle ap JC-  Musée de Metz

Autour de l'exposition de nombreuses conférences et animations (voir programme complet), notamment :

  • Quoi de neuf docteur ? Médecine et santé à l’époque romaine. Véronique Dasen, commissaire de l’exposition, professeure d’archéologie, Université de Fribourg.Jeudi 29 septembre 2011 à 19 h
  • Apport de la paléopathologie à la connaissance des gens du passé : l’état de santé et le mode de vie des populations gallo-romaines d’Avenches (Vaud, Suisse). Christiane Kramar, paléoanthropologuepaléopathologue,  Université de Genève. Jeudi 20 octobre 2011 à 19 h
  • La médecine dans l’armée romaine : le personnel médical et les espaces de soins. Pascal Bader, historien et archéologue, Université de Friburg. Jeudi 17 novembre 2011 à 19 h
  • La place de la médecine grecque dans le monde romain : prestige et transmission. Isabelle Boehm, professeur des Universités, Maison de l’Orient et de la Méditteranée, Lyon. Jeudi 15 décembre 2011 à 19 h
  • Se soigner par les plantes ? Le point de vue du médecin antique. Brigitte Maire, maître d’enseignement et de recherche  Université de Lausanne. Jeudi 19 janvier 2012 à 19 h.

 


Expo: la médecine à l'époque romaine (Lyon) par telelyonmetropole

Pour en savoir plus sur ce thème, voir le numero d'Archeothema de septembre 2011 consacré à la medecine romaine et accompagnant l'exposition

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Découverte archéologique : le port gallo-romain de Ratianum (Rezé - 44), sur les bords de la Loire

Publié le 11 Octobre 2011 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Un quai portuaire antique situé au bord de la Loire, a été  mis à jour cet été  à Rezé, au sud de l’agglomération nantaise.

 

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Les fouilles 2011 de Rezé : le quai gallo-romain de la fin du Ier siècle - © T. Mezerette / Ville de Rezé

Depuis plus d'une trentaine d'années le site de la cité gallo-romaine de Ratiatum, sur la commune de Rezé, fait l’objet de fouilles archéologiques. Depuis 2005, les fouilles programées, sont menées par un partenariat entre l'INRAP, l'université de Nantes , le CNRS et le service archéologique  de Rezé.

Cette année a permis la découverte d’aménagement de berge et d'un quai monumental de la fin du Ier siècle de notre ère, parfaitement conservé d’une longueur de 150 mètres, constitué d’un assemblage de poutres de chênes , parfois longues de plus de dix mètres et de dalles de pierre. Les poutres ont été abattues précisement en l'an 89 après JC, à la fin du règne de l'empereur Domitien  et ont été découvertes dans un excellent état de conservation.

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Détail de l'assemblage par tenon-mortaise entre une poutre verticale et une sabliere horizontale - © Jimmy Mouchard - Université de Nantes 

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Exceptionnelle numerotation d'assemblage entre deux poutres n° " XXIII" - © Matéo Monteil . Il s'agit d'un témoignage inédit d’une rigoureuse gestion du chantier de construction. Jusqu’alors, les spécialistes dataient l’apparition de ces « marques de tâcheron » au début du Moyen-Âge.

Fondée sous le règne d’Auguste, entre l’an 20 av. J.-C. et l’an 10 ap. J.-C., Ratiatum a connu un développement rapide lors du Ier siècle de notre ère. Ratiatum était alors la seconde ville des Pictons, après la capitale Limonum (Poitiers). Les fouilles déjà effectuées ont permis d’établir que la ville disposait d’un temple, de thermes publics, de nombreuses habitations, d’entrepôts et de magasins installés le long du port.

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Maquette reconstituant le port de Ratianium (© Art du Petit avec son aimable autorisation)

 

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Maquette reconstituant le port de Ratianum (© Art du petit avec son aimable autorisation)

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Maquette reconstituant une rue dans l'arrière port (© Art du petit avec son aimable autorisation)

Les nombreux vestiges archéologiques retrouvés témoignent d'échanges commerciaux intenses avec la mediterranée  (provinces de Syrie, d'Egypte, de Bétique, Bretagne ...) . 

Le port reçoit du vin contenu dans des amphores provenant d'Hispanie et de la province Narbonaise en Gaule du Sud. Les amphores servent également au transport d'huile d’olive, du garum, (sauce condimentaire à base de jus de poisson fermenté), les fruits secs et les olives. Des matériaux de construction tels que la pierre ou le bois arrivent aussi dans ce port. Mais, des produits plus rares comme les meules en lave du pays Arverne, le plomb et l’étain d’Hispanie et de Bretagne sont aussi débarqués à Ratiatum.

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Parmi les nombreuses trouvailles des fouilles de Rezé, le fameux laraire  de carrefour (autel destiné à protégé la maisonnée et le quartier), datant du début du II ème siècle, qui était probalement encastré dans un mur extérieur des thermes . Il s'agit du seul exemplaire en France de ce type de laraire dans son support mural. Il mêle des symboles de protection et prosperité du culte impérial romain (buste féminin d'un impératrice au centre), avec des symboles tradionelles des laraires  (chien assis, protecteur du foyer, et cochonsymbole de prosperité) et dieux gaulois inconnus. Ce laraire est visible au musée Dobrée à Nantes.

Suite à un ensablement du port suite aux divagations de la Loire, la cité commencera à décliner à partir du IIIème siècle, au profit de Nantes (Portus Namnetum).

 

Pour en savoir plus sur les fouilles à Rezé.

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Alexandrie, histoire d'un mythe

Publié le 7 Octobre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

 Vient de paraitre : Alexandrie, histoire d'un mythe , de Paul André Claudel, aux éditions Ellipse.

L'auteur, maitre de conférence en littérature comparée à l'Université de Nantes et fidèle lecteur de ce blog, m'a gentiment adressé  son ouvrage que je ne saurai trop recommander à tous ceux qui s'intéresse à l'histoire exceptionnelle de la ville d'Alexandrie fondée par Alexandre le Grand en personne , qui devint ensuite la capitale d'Egypte de la dynastie des Ptolémées (les Lagides). 

L'ouvrage remet  en perspective la ville hellénistique et ses grands monuments (Sérapéum, tombeau d'Alexandre, Phare, Bibliothèque...) mais nous invite à comprendre au travers des récits, contes, témoignages, par lesquels s’est formé, par-delà l’histoire « réelle » de la ville, le mythe d’Alexandrie.

Un très bel ouvrage de 400 pages , très riche de contenu et particulièrement bien écrit, dans un style vivant, simple et accessible au plus grand nombre. 

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La présentation de l'éditeur :

Alexandrie : le simple nom de la ville fondée par Alexandre le Grand suffit à faire surgir un tourbillon d’images évocatrices. Monuments célèbres (le tombeau d’Alexandre, le Phare, la Bibliothèque), figures illustres du monde gréco-romain (Jules César, Marc Antoine, Cléopâtre), conquérants de l’âge moderne (Bonaparte, Mehemet Ali), poètes et écrivains de l’époque cosmopolite (Cavafis, Durrell) ont éclairé tour à tour l’histoire de cette ville. Cet étonnant cortège témoigne du rôle qu’a joué, pendant plus de deux mille ans, la cité des Ptolémées.

Première métropole du monde méditerranéen dans la période hellénistique, rivale de Rome à l’époque impériale, Alexandrie domine les chroniques de l’Antiquité. Plate-forme commerciale du Levant après la conquête arabe, porte d’entrée en Égypte sous l’Empire ottoman, Alexandrie se trouve encore, à l’époque moderne et contemporaine, au cœur des relations entre Orient et Occident : c’est devant ses murs que débarquent, en 1798, les soldats de l’expédition d’Égypte menée par Bonaparte.

Mais l’histoire millénaire d’Alexandrie compte au moins autant pour elle-même que pour les prolongements érudits ou rêveurs qu’elle a pu susciter : depuis l’Antiquité, historiens et poètes ont cultivé sa mémoire et façonné son image. « Cité d’or » selon le grammairien grec Athénée, « première du monde » pour l’historien Diodore de Sicile, la ville de la Bibliothèque et du Phare s’est inscrite à jamais dans notre imaginaire. Lieu de tous les savoirs, creuset des sagesses antiques et des grandes religions, Alexandrie n’a cessé d’alimenter les utopies. C’est là, précisément, l’objet de cet ouvrage : la somme des récits, des témoignages ou des contes par lesquels s’est formé, aux confins de l’histoire et du songe, le mythe d’Alexandrie.

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Reconstitution du phare d'Alexandrie, 7eme merveille du monde antique, d'où un grand feu indiquait l'entrée du port, à plus de 100 mètres de haut, sous une monumentale statue de Zeus. 

Au sommaire :

Avant-propos : La ville invisible

Chapitre I : Aux sources du mythe : la fondation

Chapitre II : Rois et dieux d’Alexandrie

Chapitre III : La Bibliothèque ou l’inventaire du monde

Chapitre IV : Le Phare ou la septième merveille

Chapitre V : Cléopâtre, la gloire et l’opprobre

Chapitre VI : Alexandrie romaine : imaginaires décadents

Chapitre VII : Le creuset du christianisme

Chapitre VIII : Alexandrie dans l’Islam médiéval

Chapitre IX : Érudits et voyageurs dans la ville ottomane

Chapitre X : Bonaparte, nouvel Alexandre ?

Chapitre XI : La renaissance d’Alexandrie

Chapitre XII : L’âge d’or cosmopolite

Chapitre XIII : Souvenirs de la ville perdue

Chapitre XIV : La mémoire et le mythe

Pour commander l'ouvrage en ligne

 

Pour ceux qui souhaitent se plonger dans l'atmosphère d'Alexandrie lors des révoltes chrétiennnes en Egypte de la fin de l'empire romain, je recommande également le film Agora, sorti au cinéma en 2010 et actuellement disponible en DVD . L'histoire est basé sur un persaonnage réel, Hypathie, célèbre mathématicienne, astronome et philosophe de très grande renommée dans le monde antique, qui fut une des premières victimes de l'obscurantisme de quelques fanatiques chrétiens à l'encontre des sciences et du monde "paien".

 



Pour commander le DVD en ligne

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Exposition du 19 octobre 2011 au 2 septembre 2011 : Gaulois, une exposition renversante

Publié le 6 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

 Gaulois, une exposition renversante

La nouvelle exposition de la Cité des sciences et de l’industrie du 19 octobre 2011 au 2 septembre 2012.
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Pour la rentrée 2011, la grande exposition temporaire de la Cité des sciences à Paris bouscule les idées reçues sur les Gaulois, grâce aux découvertes archéologiques de ces 20 dernières années. En s’appuyant sur une démarche scientifique pluridisciplinaire et des muséographies variées, adaptées à tous les âges, l’exposition révolutionne les connaissances sur les Gaulois et redonne toute sa place à la civilisation gauloise qui est à la fois complexe et très proche de nous.  

"Gaulois, une expo renversante"  Cité des Sciences et de l'Industrie - Les Baladeurs d'Images 

L’exposition est un parcours en 5 séquences fortement différenciées où l’ambiance muséographique et scénographique propose, tour à tour, au visiteur, plusieurs postures : complice, enquêteur, découvreur, spectateur. Scénographes, réalisateurs, artistes, illustrateurs et scientifiques conjuguent leurs talents pour mettre en exergue les contenus et permettre aux visiteurs d’appréhender toute la richesse des sociétés gauloises.
Comment sait‐on tout ce que l’on sait aujourd'hui sur les Gaulois ?
Le renouvellement des données, dues en particulier aux grandes fouilles préventives conduites par l’Inrap, a transformé en profondeur le savoir sur la période gauloise et a permis de :
‐ bousculer les lieux communs et représentations caricaturales sur le sujet
‐ partager des connaissances très concrètes sur l’habitat, la vie quotidienne, l’agriculture,
l’organisation sociale et territoriale
‐ présenter une collection d’objets gaulois insolites, comme le « Trésor de Tintignac ».
Voir le blog consacré au sanctuaire de Tintignac (ci-dessous le fameux Carnyx à tête de sanglier découvert en 2004) :
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L’exposition en 5 parties :  

1. La galerie de portraits est un prologue, qui plonge le visiteur au centre d’une quarantaine de tableaux, sculptures, chansons évoquant les Gaulois. De Jules César à Lavisse, de Napoléon III à Astérix, le visiteur côtoie toutes ces représentations et tente de les déchiffrer.
2. De la fouille aux labos, le visiteur endosse le rôle de l’archéologue en participant à un chantier de fouille.
3. De la fouille au musée : grâce à des reconstitutions et des décors de quatre tombes et d’un sanctuaire, le visiteur découvre les rites et pratiques de la religion gauloise. En écho, une collection d’objets insolites est présentée, preuve irréfutable de la sophistication de ces sociétés.
4. La restitution est un spectacle audiovisuel qui raconte la vie gauloise dans une scénarisation originale où l’un des acteurs du film semble vouloir s’échapper d’un documentaire. Sur un mode humoristique et original, l’essentiel des savoirs actuels sur les sociétés gauloises est ainsi synthétisé dans un spectacle d’une dizaine de minutes.  
5. Adieu le mythe ? L’épilogue fait écho au prologue.
L’exposition est accompagné d’un livre‐catalogue, « Qui étaient les Gaulois ? », coédité par les Editions de La Martinière et Universcience Editions, sous la direction de François Malrain et Matthieu Poux :

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Autour de l'exposition à noter :

Un dossier hors serie de Telerama (Octobre 2011) consacré aux Gaulois, avec de magnifiques photos de la troupe de reconstitution historique des Ambianis :

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Un numero hors serie des "Dossiers d'Archeologie", d'octobre 2011, consacré également  à l'exposition et aux découvertes acrcheologiques récentes sur la civilisation gauloise :

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Au sommaire:

Les Gaulois.

La fin d'un mythe Le sanctuaire gaulois de Tintignac

Le Mormont

Saint-Just-en-Chaussée

Mandeure et ses sanctuaires gaulois

Paule et l'évolution de son habitat

Ouessant, un passage obligé

Colmar-Houssen Moulay, ville gauloise fortifiée

Agglomérations gauloises

Le trophée de Corent

Un édifice de réunion d'époque gauloise à Corent

Outillage et agriculture à l'époque gauloise

Architecture gauloise

Lacoste et des productions artisanales

Canal Seine-Nord-Europe

Les Gaulois de Saint-Roch à Toulouse

La nécropole d'Attichy " Le Buissonnet "

  

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Exposition du 10 octobre 2011 au 30 juin 2012 : Anticythère, l'énigmatique machine surgie du fond des temps

Publié le 3 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

 Au musée des Arts et Métiers, à Paris, à partir du 10 octobre 2011 , se tiendra une exposition -dossier , sur la machine d'Anticythère (appelée parfois « mécanisme d'Anticythère ») qui est une calculatrice mécanique antique permettant de calculer des positions astronomiques.

Anticythere.jpg

Pièce principale du mécanisme d'Anticythere - photo Marsyas

Elle a été découverte en 1900 dans une épave près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, entre Cythère et la Crète.

Le mécanisme est fondé sur les cycles de progression de l'arithmétique babylonienne. Elle est datée de 150 à 100 avant J.-C. et c'est le plus vieux mécanisme à engrenages connu. Les fragments retrouvés sont conservés au Musée national archéologique d'Athènes.

L'exposition présente le résultat des toutes dernières recherches pour comprendre le fonctionnement du mécanisme extraordinaire inventé par les ingénieurs antiques , grâce à des techniques d'études non destructives.

Grâce aux données accumulées sur la structure interne de la machine, le mécanisme est connu en détail. Son fonctionnement est lui moins bien connu. Cette machine de bronze, de forme circulaire, actuellement fragmentée en 3 parties principales occupe le volume d'un petit boîtier haut de 21 cm, large de 16 et épais de 5 (dimensions d’un livre de taille moyenne). Elle est composée de plus de 82 éléments dont une trentaine de roues dentées. Elle devait probablement être actionnée à la main ou par un système hydraulique. Son fonctionnement se base sur les mouvements différentiels des engrenages permettant de "calculer" la position des astres à un moment donné.

 

 

Informations pratiques sur l'exposition.

  

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