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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Bordeaux : exposition au temps des Gaulois : l'Aquitaine avant Cesar-du 15/09/12 au 17/03/13

Publié le 29 Septembre 2012 par Gellius dans Actus des musées

Le Musée archeologique d'Aquitaine nous offre du 15 septembre 2012 au 17 mars 2013 une très belle exposition sur les Gaulois d'Aquitaine, qui a pour pour ambition de faire la synthèse des connaissances actuelles sur l'âge du Fer dans le Sud-Ouest de la Gaule.

 

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Riche de plusieurs centaines d’objets, abordant autant les thèmes de la vie quotidienne, du commerce, de l’armement que celui du prestige des ses élites, des croyances ou de la romanisation, elle rassemble les plus beaux témoinages parvenus jusqu'à nous des peuples qui ont occupé cette partie de la Gaule.
Partez à la rencontre des peuples gaulois d'Aquitaine : Pétrocores, des Nitiobroges et autres Cocosates! Le musée d’Aquitaine invite le public à percer les secrets de la vie quotidienne des peuples qui habitaient l’Aquitaine entre 800 av. J.-C. et le début de la période romaine.
.
Dès son entrée dans l’exposition, le visiteur est confronté aux idées reçues (hutte ronde, casque à ailes...) remontant aux XIX ème siècle,  et qui se retrouvent ensuite contredites au fil de l’exposition par la réalité archéologique. Le parcours muséographique incite le visiteur à s’interroger sur ce qu’il connaît des Gaulois. On découvre un mode de vie relativement élaboré , influencé par les civilisations méditerannéenes et entretenant des relations commerciales avec toute la Gaule et le pourtour meditérannéen .

 

Voir video de l'exposition :

 

 

Le village gaulois et ses artisans 
Au moyen d’une scénographie étonnante, le visiteur pénètre dans un village gaulois par le biais de reconstitutions. Une maison grandeur nature prend place dans la grande salle «Aquitaine». Présentée en «éclaté» et accompagnée de son mobilier, elle permet au visiteur d’en comprendre la construction, l’agencement, et la manière de vivre des Gaulois, avant tout agriculteurs et artisans :
Des ateliers de forgerons et de bronziers, de potier et de verrier, toujours reconstitués, montrent les techniques et les savoirs-faires reconnus dans tout le monde antique des artisans gaulois.
Le travail du bois est illustré par  un facsimilé d’une pirogue gauloise  monoxyle (taillée dans un tronc) découverte dans le lac de Sanguinet est exposé.

 

Les échanges
Plusieurs types d’échanges régionaux ou lointains sont évoqués : la circulation des monnaies, l’importation de produits méditerranéens (vaisselle, amphores) via les fleuves, la circulation du sel entre la côte atlantique et le sud-ouest de la Gaule. Ces échanges sont illustrés par des objets et une carte de répartition. 
Des amphores et de la vaisselle de luxe situent l’Aquitaine dans les circuits économiques d’importation et de redistribution des produits d’origine grecque, étrusque ou romaine. 
Les monnaies gauloises sont, à l’origine, des imitations de monnaies méditerranéennes. Les monnaies pictones, nitiobroges, pétrocores, sotiates, tarbelles et des autres peuples du sud-ouest de la France sont mises en regard 
des monnaies «modèles» (monnaies méditerranéennes, statères d’or de Philippe de Macédoi (père d'Alexandre le Grand) ne, drachme d’Emporion, drachme de Rhodè).

 

Le site archéologique de "Lacoste" : un vilage d'artisans gaulois du II ème siècle avant JC       
Le site de Lacoste, découvert en 1954 , fut fouillé récemment par l'Inrap de manière extensive en 2007-2008, dans la  la petite commune de Mouliets-et-Villemartin en Gironde . C’était une agglomération artisanale qui, au IIIème siècle avant J.-C., rayonnait à l’échelle de sud ouest de la Gaule.  D'une superficie d'environ 30 ha,  les artisans s’y sont regroupés pour mettre en commun leur savoir-faire, et fabriquer des objets à échelle industrielle. Cette agglomération était parfaitement organisée, avec ses lotissements, ses ateliers de forges, où l’on fabriquait des fibules (petits objets) et des pièces d’armement, ses poteries, sa place du marché. On y importait du vin du sud de l’Italie, que l’on échangeait ou que l’on achetait : on ne cultivait pas encore de vigne en Gaule ; ce sont les Romains qui la planteront. Lacoste était le gros "centre commercial" de la région.

 

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Lacoste : outillage et fibule de fer 

 

Rassemblant outillages divers, lingots de fer, monnaies, fibules, bracelets et céramiques, la salle «Lacoste» présente une agglomération de l’âge du Fer, à la fois comptoir marchand, mais aussi village d’artisans bronziers, potiers et forgerons aux contacts des peuples celtes et aquitains. 

 

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. Lacoste : Plastron de cuisrasse en bronze figurant deux guerriers celtes au combat ( photo © P. Ernaux, Inrap)

 

 Voir la video des fouilles du site de Lacoste en 2008 (Inrap) :

 



 

• La parure
La parure est un marqueur culturel important qui différencie les groupes de façon géographique mais aussi chronologique. La caractérisation des deux âges du Fer s’est historiquement faite à partir de l’évolution stylistique des fibules découvertes dans les sites d’Hallstatt et de la Tène. Un large échantillon de ces fibules sera présenté, ainsi que des perles et des fragments de bracelet en verre ou en lignite. Des torques et des bracelets en bronze ainsi que des agrafes de ceinture participent également à la parure des populations gauloises et seront 
aussi proposés au public. 

 

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Le magnifique torque en or du trésor de Tayac, II-Ier siècle ava JC - conservé au musée d'Aquitaine

 

• La guerre
Les peuples gaulois ont une réputation de grands guerriers. La valeur des guerriers gaulois est amplement liée à leur armement et leur connaissance du métal. Casques, épées, pointes de lances et de flèches sont autant de témoignages de l’adresse des forgerons et des bronziers gaulois. L'armement gaulois inspirera considérablement celui des armées romaines. 

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Casque gaulois en fer et bronze de Boe - Lot et Garonne - Ier siècle av JC

 

• La société gauloise
Un ensemble d’objets archéologiques expose la manière de vivre des Gaulois dans leur société: objets de la vie quotidienne (pince à épiler, rasoir, clef, etc.), outils, faisselles, céramiques, pesons (pour métiers à tisser), fusaïoles (rouelles assurant la rotation régulière du fuseau lors du tissage de la laine), etc. 

 

• Les rites funéraires
La présentation des rites funéraires se fera avec des objets du premier âge du Fer. Le matériel trouvé lors de fouilles de nécropoles autour du Bassin d’Arcachon, de la vallée de la Leyre, d’ensembles des Landes et des Pyrénées Atlantiques (Laglorieuse, Ibos, Bougarber, etc.), expose au visiteur les différents types de pratiques funéraires (nécropole, tumulus). Ce matériel se caractérise par du mobilier métallique, des mutilations ou des déformations d’armes, des urnes. 

 

• La fin de l’indépendance gauloise
Le fil chronologique de l’exposition s’arrête sur la bataille d’Uxellodonum, ultime bataille de la Guerre des Gauyles de Jules César, qui marque la fin de l’indépendance gauloise et le début de la romanisation. Une vitrine complète lui est consacrée avec notamment l’exposition d’armes, de balles de frondes, de pointes de balistes, etc. 

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Uxellodunum : Stimulus : piège romain qui était disposé autour des camp : la pointe inférieure du stimulus était plantéedans une buche, placée dans un trou, et dépassant légèrement du sol : il est facile d'imaginier les dégats que cela pouvait causé à un pied de guerrier gaulois ou sabot de cheval...

 

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Uxellodunum : Pointe de flècle de scorpion, retoutable catapulte romaine pouvant tirer avec précision à 200 m  

 

• La romanisation
La romanisation montre l’apparition de traits romains en Aquitaine: nouvelles habitudes alimentaires, architecture de pierre (Bordeaux, Dax), enduits peints et mosaïques (Bordeaux, Périgueux) et premières productions viticoles (Bordeaux, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot). 

 

• L’univers spirituel et les croyances
Les Gaulois honorent des dieux divers, aux personnalités et aux fonctions assez floues. Il n’existe pas de mythologie fixe et officielle. Les traces archéologiques de lieux de cultes sont très exceptionnelles. Cette rareté est compensée par la découverte de témoins archéologiques où transparaissent des gestes symboliques. Ce matériel est présent dans l’exposition: des bustes en pierre représentants des divinités ou des ancêtres, des trésors monétaires déposés et enterrés comme offrandes à des divinités, le dépôt d’un puits à Vieille-Toulouse, le contenu de la tombe à char de Boé, etc. 

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Tête d'un gaulois moustachu en calcaire découverte au niveau du grand hôtel de Bordeaux - I er siècle avant JC

 

• Les types de sites archéologiques
Un dernier espace est consacré aux types de sites archéologiques à partir d’exemples aquitains : agglomérations (Bordeaux et Villeneuve-sur-Lot), sites fortifiés (Saint-Étienne-de-Lisse, Roquelaure) et nécropole (Pouydesseaux). Le résultat des fouilles de Bordeaux occupent une place de choix dans cette salle. Cet espace recense les découvertes récentes, notamment en matière d’archéologie préventive, et enrichit les connaissances sur l’âge du Fer.

 

- Pour commander en ligne  le catalogue de l'expo : cliquez ici

 

- Autour de l'expo, des conférences de chercheurs renommés, et des animations au musée d'Aquitaine : cliquez ici .
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Strasbourg: nouvelles découvertes dans le camp de la Legion VIII augusta d'Argentorate : des peintures romaines et les vestiges d'une maison d'officier

Publié le 16 Septembre 2012 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Au pied de la cathedrale de Strabourg, les fouilles de l'INRAP en cours sur la place du Chateau ont de nouveau mis au jour des vestiges du camp de légionnaires romains d'Argentorate: il s'agit de fragments  de peintures romaines issues qui ornaient l'un des bâtiments du camp.

Le camp de la legion VIII Augusta à Strabourg
 
Ce camp légionnaire a défendu le limes germanique, marquant la frontiere de l'empire romain sur le Rhin, pendant plus de 400 ans.Les premières fortications faites de de terre, bois et plaque de gazon, d'un camp de 6 ha, furent édifiées par la légion II Augusta vers 15 après JC sous Tibère (qui fut ensuite envoyée en garnison en Grande-Bretagne) .
Ensuite la légion VIII Augusta vint s'installer à Argentorate vers 90 après JC, sous Domitien. Elle y édifia des remparts de pierre et un camp "en dur" d'une vingtaine d'hectares . La légion VIII Augusta établit sa garnison à Argentorate pendant plus de 300 ans et contribua à façonner la ville de Strasbourg et la région alsacienne.
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Fragment de tuiles estampillée de la légion VIII Augusta -LEGVIIIAVG-découvert en 2012 avec les fresques (photo © Denis Gliksman,Inrap)
En Gaule romaine, ce camp est la seule garnison permanente de légionnaires romains du Haut empire , avec le camp de Mirebeau sur Bèze (Cote d'Or) , également fondé par la légion VIII Augusta entre 70 et 90 de notre ère .

Situé en plein centre de Strasbourg, les différents aménagements urbains depuis le début du XX ème siècle ont permis d'ouvrir des "fenêtres" archéologiques sur ce camp légionnaire ; des découvertes récentes ( années 1990 et surtout 2008) ont permis  de consolider nos connaissances sur ce camp légionnaire qui hébergeait près de 6000 légionnaires, auxquels pouvaient s'ajouter valets d'armes, artisans, chevaux, mules, boeufs... 

A l'exterieur du camp, le long de la voie principale,  se développa un vilage de civils constitués au début de maisons de bois et torchis (Canabae Legionensis),  où venaient s'installer artisans, commerçants , mais aussi les compagnes de légionnaires, des prostituées, des aubergistes ...attirés par ce nouveau centre de vie économique et le pouvoir d'achats des légionnaires . C'est ainsi que naquit la ville de Strasbourg au bord du Rhin.

 

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Carte du camp de la légion VIII Augusta d'Argentorate, et localisation des principales découvertes archéologiques (établi sous Geoportail- orthophoplan IGN) .

Les fresques de logements d'officiers découvertes en septembre 2012 

En septembre 2012, au fond d'une profonde tranchée, les archéologues ont découvert un vestige rare et fragile  : un morceau de mur en adobe (briques de terre crue séchées à l’air) de 1,10 par 0,70 mètre enduit et peint des deux côtés. Les archéologues ont prélevé les quelques millimètres de chacune des deux couches d’enduit peint. Il s'agit donc de vestige d'une cloison intérieure.

Une des peintures représente des colonnes et un panneau encadrant un personnage debout. L’autre se compose d’une belle guirlande rouge dotée d’un nœud vert . Associé à  ces fresques, six lignes d’inscriptions latines sont présentes sur les dessins (voir ci dessous).

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Une des fresques romaines découvertes à Strasbourg réprésentant un personnage féminin sur la droite au moment de sa decouverte (photo© Heidi Cicutta -Inrap)

D’après les Bernadette Schnitzler, conservatrice du musée archéologique de la ville de Strasbourg, ces fresques du 4 e et dernier style pompéien dateraient du II e siècle de notre ère. Ces fresques ont été réalisées par les peintres professionnels. Dans le palais Rohan, situé au bout de la place, B. Schnitzler présente justement une exposition intitulée « peintures murales romaines en Alsace ».

Par opposition aux baraquements légionnaires dont le confort était plutot spartiate, ces riches fresques ornaient un logement d'officier,  soit les appartements personnels de l’un des six tribuns de la huitième légion, soit le logement d’un des centurions. Ces derniers étaient placés au bout des baraquements où les légionnaires de leur centurie logaient par chambrées de huit (contubernium).

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Reconstitution de la riche tenue du centurion primipile de la legion VIII Augusta (petit clin d'oeil à mon ami René Cubaynes, président de l'association "Legion VIII Augusta")

Sur une superficie de 50 m les archéologues ont pu dégager deux pièces et un portique débouchant sur un espace ouvert. Ils font partie d'un bâtiment construit en terre et en bois à la fin du Ier siècle de notre ère correspondant à une partie du logement d'officier. 

La succession de sols et la réfection des murs témoignent de l'entretien soigné dont a bénéficié cette demeure. Plus tard, au IIIe siècle, un nouveau bâtiment aux murs beaucoup plus larges la remplace. Il est bordé, à l'extérieur, par une conduite d'adduction d'eau enterrée.
Un canal voûté souterrain est aménagé durant cette période sous l'espace ouvert. Large de 42 cm et haut de 1,20m, cet ouvrage étanche servait certainement à l'évacuation des eaux usées et constitue, à ce jour, le premier tronçon du système d'assainissement du camp romain de la legion VII Augusta d'Artgentorate  découvert in situ.

 

Les fresques , une fois restaurées, devraient rejoindre le musée archéologique de Strasbourg,qui présente déjà au public de nombreux vestiges du camp et du canabae legionensis de la legion VIII Augusta. 

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      La même fresque après restauration par le Musée Archéologique de Strasbourg


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Une des inscription latine au pied du personnage

Deux graffitis accompagnent ce personnage : Demetrius […] usso et Cassio [salvete bibet, pourrait être traduit par « Démétrios boira » ou « trinquera sainement à toi avec […]ussus et Cassius ». À cette formule répond la deuxième inscription : Demetrius filosopus et caldas (aquas) ol(l)a bibet, qui peut être traduite par « Démétrios le philosophe boira même le bouillon à la marmite », façon sans doute de trinquer sainement. Inscrits par deux mains différentes, les graffitis fonctionneraient comme une réponse du second au premier, ou comme une surenchère. Le peintre n’a peut-être pas voulu figurer le philosophe Démétrios, mais cette représentation inspira ce nom aux deux spectateurs.

S’agirait-il de Démétrios de Phalère ? Ce chef d’État athénien du IVe siècle avant notre ère, éloquent orateur, mourut d’une morsure de serpent lors de son exil en Égypte. Le choix du thème iconographique, le personnage et les inscriptions indiquent en tout cas que le propriétaire des lieux, probalement un officier supérieur de la légion, appartenait à une classe sociale élevée et cultivée.

 

Les baraquements légionnaires découverts en 2008

En 2008, lors des fouilles au 4 rue de la rue brulée, (voir carte ci-dessus), l'INRAP avait déjà mis au jour des baraquements de légionnaires d'une surface de plus de 220 m² et d'une quinzaine de pièces.  La présence de nombreuses pièces de harnachements laisse à penser que le batiment hébergeait cavaliers ou ateliers associés. 

 

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Reconstitution des baraquements légionnaire de long de la Via Singulairis bordant les remparts ( Dessin ©C. Gaston, Inrap)

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Reconstitution de détail du barraquement légionnaire découvert en 2008, 4rue de la maison brulée (dessins ©C. Gaston, Inrap)

 

Quelques vestiges de la vie quotidienne de légionnaires découverts lors de ces fouilles : 

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Dé romain :durant leur rare temps libre, les jeux de dés et les thermes faisaient partie des loisirs préférés des légionnaires (photo © François Schneikert , Inrap)

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Boulets de pierre armant les ballistes (photo©François Schneikert, Inrap)

 

Pour en savoir plus :

 

- Voir la video du chantier 2012 de l'INRAP (© Inrap - Tournez S'il Vous Plaît - 2012)

 

- Voir video sur le camp légionnaire d'Argentorate :

 

- Catalogue de l'exposition de 2010 '" Strasbourg-Argentorate, un camp légionaire sur le Rhin du Ier au IV eme siècle apres JC) : pour le commander sur Amazon, cliquez ici.

-article intégral en ligne sur le canabae legionensis de Strasbourg : les habitats gallo-romains en terre et en bois  de la rue des mesanges à Strasbourg (RAE 2006) : cliquez ici

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