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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 13:04

Une découverte archéologique d’aout 2011  vient illustrer un épisode terrible de la révolte juive : la prise de Jerusalem en 70 après JC par le légoions romaines commandées par Titus. Cette révolte du peuple juif , dont l'origine provient d'une querelle religieuse, s’est transformée, face à la détermination des franges les plus radicales des révoltés (les Zélotes et Sicaires),  en véritable guerre judeo-romaine (66 -73 après JC).

La prise de Jerusalem par les légions de Titus en 70 après JC

Titus, fils du tout nouvel empereur Vespasien et secondé par Tibère Alexandre, ancien procurateur de Judée  met donc le siège devant Jérusalem peu avant la Pâque 70. Il a avec lui quatre légions : la  V Macedonica, X Fretensis, XII Fulminata et XV Apollinaris, auxquelles sont joints les contingents renforcés des rois alliés, un grand nombre d'auxiliaires de Syrie, deux mille soldats d'élite de l'armée d'Alexandrie et trois mille des garnisons de l'Euphrate, soit au total soixante dix mille hommes,  qu'il dispose d'abord sur les collines entourant Jérusalem.

 

 Maquette de Jérusalem   Maquette de Jerusalem avant sa destruction en 70 après JC - source : OLevy-Musée d'israel

 

Titus fait aplanir le terrain au pied des remparts de façon à en faciliter l'approche et construire des hélépoles (des tours d’assaut) qui permettent à son armée de s'attaquer au nouveau rempart de la ville neuve, le moins haut des murs d'enceinte, situé au nord de Jérusalem. Le 25 mai 70, les troupes romaines peuvent le franchir puis, cinq jours plus tard, le 30 mai, s'emparerent du second rempart et de la ville neuve jusqu'au pied de la forteresse Antonia.

Les Juifs infligent encore aux Romains de lourdes pertes et Titus décide alors de construire autour de Jérusalem une muraille de 7 kilomètres de long pour mieux isoler la ville. Dans celle-ci, la famine commence à faire ses ravages.  Le 20 juillet, les Romains réussissent à percer une brèche dans le mur du rempart de la cité : peine perdue, ils se  retrouvent devant un nouveau rempart qui avait été construit à la hâte par les assiégés en arrière de la brèche. Les Romains parviennent tout de même à s'emparer de la tour Antonia qui est rasée.

De la tour Antonia, les Romains construisent une rampe d'accès à l'esplanade du Temple, et progressent malgré la résistance des Juifs qui, pour les repousser, mettent le feu aux différents portiques qui entourent le Temple. 

bataile de Jerusalem (1)

Les combats redoublent d'intensité dans les derniers jours d'août 70 et la famine et le désespoir s'emparent de tous les habitants de la ville . Finalement le 29 août  quand les Romains s'approchent du Temple, malgré les ordres de Titus,  un légionnaire jette une torche dans le Temple qui s'embrase, les Romains ne peuvent éteindre l'incendie.

La destruction du Temple ne donne pas le contrôle de la ville aux Romains. Une fois encore Titus s'adresse aux Juifs exige leur reddition en échange de la vie sauve. Mais comme ceux-ci posent leurs conditions et demandent de pouvoir fuir dans le désert, Titus ordonne de prendre et piller la ville. Les Romains donnent l'assaut final  le 25 septembre soit 5 mois après le début du siège.

 

Les assiégés se réfugient  dans les souterrains de la ville lors de la mise à sac sur ordre par les légions romaines

De nombreux habitants et rebelles, se sont réfugiés dans des galeries souterraines creusées dans la ville, épisode décrit dans le livre VI de la « Guerre de Juifs » de Flavius Joseph :

«  Les tyrans (les Zélotes)  et les brigands qui les accompagnaient étaient soutenus d'un suprême espoir : ils songeaient à se réfugier dans les souterrains où ils pensaient ne pas être recherchés et d'où ils étaient décidés à sortir et à prendre la fuite, après l'occupation complète de la ville par les Romains et leur départ. Ce n'était là qu'un rêve, car ils ne devaient échapper ni à Dieu ni aux Romains. Mais pour l'instant, pleins de confiance dans les souterrains, ils allumèrent plus d'incendies que les Romains, tuèrent en foule ceux qui s'enfuyaient des lieux embrasés dans ces tranchées, dépouillèrent les morts, ravirent la nourriture qu'ils trouvaient sur quelques victimes et qu'ils avalaient, souillée de sang. Déjà ils luttaient entre eux pour le butin, et je crois que, dans l'excès de leur cruauté, s'ils n'eussent été prévenus par la prise de la ville, ils seraient allés jusqu'à goûter à la chair des morts » (…)°

 

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Fondations d'une maison juive brûlée en 70 apres JC, lors du sac de Jerusalem (source Biblewalk.com)

« Quand les Romains eurent tué ou fait prisonniers tous ceux des ennemis qui se montrèrent, ils recherchèrent encore ceux qui étaient réfugiés dans les souterrains et, fouillant le sol, tuèrent tous les Juifs qu'ils purent rencontrer ; on trouva là plus de deux mille hommes qui s'étaient tués de leurs propres mains, ou entretués, ou qui, en plus grand nombre, avaient succombé à la faim. Une affreuse odeur de cadavre frappa ceux qui entraient ; beaucoup se retirèrent aussitôt ; beaucoup pénétrèrent à l'intérieur, poussés par la cupidité, foulant aux pieds les corps amoncelés. On trouva de nombreux objets de prix dans les tranchées ; l'amour du gain légitimait tous les moyens de le satisfaire »

 

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 Les souterrains, collecteurs d'eeaux pluviales, en cours de fouille depuis 2007 Copyright AP Photo/Dan Balilty

 

Les fouilles archéologiques de 2011 mettent au jour ces souterrains

 

Ce sont ces souterrains qui font actuellement l’objet de fouilles archéologiques : la reconnaissance d’une galerie d’évacuation des eaux pluviales sous Jérusalem a permis la découverte de quelques  vestiges en excellent état de conservation conservés de cette terrible tragédie, qui viennent d’être mis au jour par les archéologues de l'Autorité des Antiquités d'Israël (IAA):

 

-          une épée, identifiée par les archéologues israleiens comme un glaive de légionnaire  romain,  conservé dans son étui de cuir décoré, d’une longueur de 60 cm.   Il s'agit seulement du troisième glaive trouvé dans la ville:

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 Le glaive Photo C. Amit - IAA

 

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 Détail du glaive en cours de restauration - Copyright AP Photo/Dan Balilty

 

-          des objets utilitaires témoins de la présence des réfugiés : des lampes à huile, des casseroles de métal , une clé en bronze, mais aussi des pièces de monnaies frappées par les rebelles, avec le slogan «La liberté de Sion», et une représentation grossière sculpté d'une ménorah (chandelier à sept branches), une petite cloche d’or qui semblait avoir été un ornement sur les vêtements d'un homme riche, ou éventuellement d'un prêtre du Temple, ….

 

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 Pierre gravée d'une Menora - photo photoV. Naykhin -IAA

 

 

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 Clochette en or d'ornement d'un riche habit ou d'un prêtre juif -photo IAA

 

 

Autre article sur la présence romaine en Galilée et la guerre des juifs  : découverte des thermes de la legion X fretensis à Jerusalem .

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 12:10

Le Musée Maillol vous présente l'exposition " Pompéi : Un art de vivre ", qui retrace avec précision l'histoire de cette ville merveilleuse, dont les vestiges ont pu être retrouvés après des siècles passés sous terre.

 

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Le Musée Maillol,  sous la tutelle du Ministero dei Beni e le Attività  Culturali et de la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Napoli e Pompei , présente l’exposition « Pompéi, un art de vivre » du 21 septembre 2011 au 12 février 2012.

 

Cette exposition nous invite à remonter le temps et à pénétrer  dans l’intimité quotidienne d’une maison vieille de  2000 ans  dans sa surprenante modernité : Une domus pompeiana, maison pompéienne dans ses pièces les plus célèbres et traditionnelles : l’atrium, le triclinium et la culina ; le péristyle autour du jardin, le balneum et le venereum. Chaque pièce est  ornée de ses fresques et de ses objets. Plus de deux cent œuvres venant de Pompéi et d’autres sites vésuviens sont présentées.

 

Ces maisons et villas continuent à nous émerveiller par leur état de conservation. Leurs infrastructures, l’eau courante, la distribution de la chaleur (hypocaustes) , le tout-à-l’égout, l’intégration des espaces verts jusqu’aux formes des objets quotidiens, sont d’une modernité spectaculaire.

 

L’exposition invitera donc le visiteur à circuler dans une maison, comme si elle était sienne, créant pour un instant l’illusion, malgré les 2000 ans qui nous séparent, d’être les invités des maîtres de maison.

 

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Atrium (entrée) , péristyle et  jardin d'une villa de Pompeï -Photo Gellius

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Culina (cuisine)  d'une villa pompeïenne - photo Gellius

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Mur intérieur d'un triclinium (salle à manger)  pompeïen -photo Gellius

 

Invitation à visiter une domus pompeienne (reconstitution en 3D - Ancient Wine production) :

 House of decimus

 

Pour commander le catalogue de l'exposition dans notre sélection Amazon : 

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Voir également la présentation de l'exposition par le conservateur du musée de Naples, dans les deux reportages de France 2:



Découvrez La vie de Pompéi exhumée au Musée Maillol sur Culturebox !
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 09:38

Découvertes archéologiques juin 2011: Offrandes et malédictions gallo-romaine dans un édifice cultuel  sur le site des Jacobins au Mans

 

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Plaque de défixition en plomb découverte au Mans © INRAP -H PAitier

 

Ces objets sont des tablettes de « défixion », c'est-à-dire liées à des pratiques magiques antiques. Absent dans le monde celtique, ce type de magie est introduit en Gaule par la Grèce et Rome au cours du IVème siècle avant notre ère et perdure jusqu’au VIe siècle de notre ère, à l’époque mérovingienne.

Six plaques de plomb de plomb soigneusement pliées ont été exhumées lors des fouilles préventives de l'INRAP sur l’emplacement du futur espace culturel des Jacobins dont la ville du Mans est maître d’ouvrage. Elles font partie de l’abondant mobilier découvert grâce aux fouilles du comblement vaseux d’un bassin antique de plus de 2 500 m², bassin associé à un petit edifice probablement cultuel : dajns le bassin plus de 150 monnaies ont ainsi été découvertes, toutes frappées entre le  Ier siècle avant JC et le III ème siècle de notre ère, auxquelles s'ajoutent quelques bijoux dont une très belle bague en or.

 

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Bague en or de période gallo-romaine-Les Jacobins-Le Mans © INRAP

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Denier en argent - Titus Quintus - République romaine ( 90 av JC) © INRAP

Reportage INRAP des découvertes sur le chantier des Jacobins au Mans :



 

Les plaques de plomb servaient à envoûter un individu ou à soumettre à sa volonté un rival.  Les plaques découvertes au Mans sont en cours de restauration.  Actuellement en restauration, deux  des six plaques  ont été déployées. La première est vierge, la seconde porte quelques inscriptions de lecture difficile. Une prochaine étude permettra, sans nul doute, d’y reconnaitre des lettres, des symboles ou des dessins. Ces objets sont des tablettes de « défixion », c'est-à-dire liées à des pratiques magiques antiques. Absent dans le monde celtique, ce type de magie est introduit en Gaule par la Grèce et Rome au cours du IVe siècle avant notre ère et perdure jusqu’au VIe siècle de notre ère, à l’époque mérovingienne.  

 

Pour en savoir plus sur cette découverte :

- Le site de l'Inrap et les photos des objets trouvés sur le site des Jacobins au Mans lors des fouilles de juin 2011

En podcast, l'émission du 6 juillet 2011 Salon Noir sur France inter, sur cette découverte : invité Mickael Martin, auteur de l'ouvrage "Soit Maudit , envoûtement et malédictions dans l'Antiquité" , publié en 2010.

 

Les tablettes de défixion

 

Une magie hors la loi pourtant pratiquée par tout un chacun...

 La Loi des douze tables (Lex duodecim tabularum), premier code juridique romain gravé sur une plaque de bronze en 450 ou 449 av. J.-C., en interdit. la pratique.  Sylla au Ier siècle av. J.-C., à travers sa loi cornelia de sicariis & veneficis, livre au supplice ses praticiens. Au Bas Empire, Constantin, puis Valentinien édictent de nouvelles lois la condamnant. Pourtant, la magie individuelle était bel et bien pratiquée dans tout l’empire, et ce durant toute l’Antiquité.

Contrairement à la magie officielle, placée sous l’égide des Dieux, celle-ci se pratiquait à l’abri des regards, souvent de nuit, dans les forêts, à la croisée des chemins, dans les cimetières, comme en témoignent les auteurs antiques tels qu’Apulée, Horace, Ovide ou Virgile, ou encore dans des occultum, comme celui découvert en 2005 à Chartres.

 

Les tablettes d'exécration ou d'envoutement en Gaule romaine

 Une des traces les plus évidentes est sans conteste les tablettes d’exécration. Les fouilles archéologiques et les découvertes fortuites ont livré plus de 2000 de ces tablettes de défixion à travers l’Europe, sans compter la masse de celles trouvées en Afrique du Nord. Moins d’une quarantaine sont recensées en Gaule. Les plus anciennes trouvées en France, viennent de la région Sud-Est et ont de toute évidence un lien direct avec l’installation des colonies grecques (Marseille, Nice, Antibes). Elles datent du IVe s. avant notre ère. Toutefois, la majorité des tablettes de défixion découvertes en Gaule date du Ier siècle de notre ère. Les plus récentes sont du VIe siècle.

 

Le rituel de défixion

La defixio, du verbe defigere, désigne le fait de « ficher », «fixer en bas », ou encore « transpercer », à l’image du clou que l’on fige dans une effigie, le stylet grave la plaque de plomb ou parfois d’argent lors du rituel d’envoûtement.  Ainsi, comme pour l’enclouage, on entrave celui à qui l’on veut nuire puis on le livre ensuite aux puissances infernales. L’incantation  gravée sur la tablette décrit donc dans le détail cette opération. Généralement écrit à la première personne, le texte comporte le nom de la victime, parfois accompagné de celui de sa mère, en Afrique du Nord notamment. Elle porte le(s) nom(s) des divinités invoquées et la liste des malédictions et maux à infliger.

La plupart des « tablettes d’exécration » apparaissent sous la forme de petites plaques, de feuilles, de lamelles ou encore de petites barres de plomb portant des inscriptions et des signes gravés généralement à l’aide d’un clou durant le rituel d’envoûtement. Le support est systématiquement roulé,  parfois autour d' un élément, cheveux ou bout de tissu, ayant été en contact avec la personne à envouter, le tout éventuellement scellé par le clou ayant servi à la gravure, qui est planté à travers.

Le rituel est merveilleusement bien restitué dans la série télévisée "Rome".

La langue utilisée est généralement le latin courant, qui en Gaule est souvent associée à des mots celtes. Certaines tablettes sont ainsi entièrement en gaulois, d’autres mêlent gaulois et latin, d’autres encore le grec et le latin. Il n’est pas rare de trouver également des mots étrangers en égyptien, copte, ou hébreu. Des signes «ésotériques », apparaissent également.

 

Les dieux évoqués dans les tablettes

Les dieux évoqués, Hermès/Mercure, Hécate, Pluton, Proserpine – pour les Latins –, Aquannos (un esprit des eaux?), Nana, Adsasgona/Adsagonda (déesse des Enfers), Antumnos (dieu du monde d’en bas), Bregissa, Branderix (de brano, le corbeau), Maponos (Mabon) – pour les Gaulois, sont généralement là encore ceux du monde souterrain.

Même en Gaule, on trouve des références à des dieux orientaux : Abrasax, Damnameneus et Sabalthouth. Les plus tardives portent les noms de Seth, Anubis, Iaô (transcription grecque de Yahvé), Adonaï ou encore Sabaoth (Yahvé Sabaoth = Seigneur des Armées).

 

Des tablettes de plomb, jetées pour l'éternité  au plus proches  des puissances chtoniennes

Les tablettes de defixion se répartissent suivent cinq groupes définis au début du XXe s.  : les affaires judiciaires (defixiones iudiciariae) ; le domaine érotique (defixiones amatoriae) ; le cirque et les autres spectacles (defixiones agonisticae) ; les calomniateurs et les voleurs, et enfin celles dirigées contre les concurrents économiques. Les découvertes faites depuis l’élaboration de cette classification permettent de proposer aujourd’hui un sixième groupe pour celles censées protéger ou maudire un lieu.

Une fois le rituel accompli, les defixiones, véritables contrats passés avec les puissances infernales étaient ensuite déposés dans des puits, des tombes ou de simples fosses, dans un sanctuaire ou encore confiées à une rivière. Elles visent généralement à lever une malédiction en attaquant la personne jugée responsable de celle-ci, mais pas toujours. Les divinités invoquées sont généralement des puissances chtoniennes, assimilées aux enfers.

Le lieu d’enfouissement n’était donc pas choisi au hasard. La requête pouvait être confiée à un mort, intercesseur privilégié pour toucher les divinités chtoniennes. De même, on ne trouve pas des tablettes dans tous les sanctuaires. Ceux des divinités souterraines étaient de loin les préférés. La rivière, voire la source, devait emporter le mal au loin (désenvoûtement), alors que le puits présentait la caractéristique d’ouvrir sur le domaine chtonien et de comporter de l’eau. Ces caractéristiques pouvant se combiner, les puits et les citernes des sanctuaires étaient donc particulièrement prisés.

 

Pour en savoir plus sur les plaques de défixtion et la magie romaine :

- Les nombreux articles en lignes de la revue Ephesia Grammata de  l'association de chercheurs : "Les études magiques" .

et notamment celui de Claire Gaillet sur " une approche des tablettes magiques en gaules romaines"- 2007

- L'ouvrage "Sois- Maudit , envoutement et malédiction dans l'Antiquité" - de M. Martin  - Errance 2010

- En postcast, l'émission du salon noir du 6 juillet 2011, avec en invité l'auteur de l'ouvrage précédent. 

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 16:11

Un excellent site web réalisé par François-Xavier de Villemagne, qui s'apprête à publier sur les campagnes d'Alexandre en orient,  mérite le détour . 

Un site très bien documenté , synthétique et pédagogique, pour tous les passionnés l'aventure des campagnes d'Alexandre de la Perse à l'Inde à découvrir ! 

bandeau-haut-alexandre-fr

Au sommaire :

La personnalité d'Alexandre

  • Le caractère d’Alexandre
  • Le rôle d’Alexandre
  • L’entourage d’Alexandre
  • Alexandre et les femmes
  • Avatars d’Alexandre
  • Alexandre au cinéma

Alexandre le Grand et l'Orient

  • Au contact des Barbares
  • Orient et Occident
  • Hellénisation
  • La carte des conquêtes
  • L’armée
  • Les campagnes
  • Le camp d’Alexandre
  • Le fruit des conquêtes
  • Un Etat en création
  • Zones conquises
  • Peuples des confins
  • Colons Héllénistiques
  • Fondations de cités
  • Alexandre le Grand à Jérusalem
Décadrachme de Porus (bataille d'Hydaspe -Inde - 326 avant JC) - British Museum 
  • Mythes et fantasmes
  • Les Perses et l'Inde
  • Au contact de L'inde 
  • Les sages indiens

L'aventure indienne

  • Le bout du monde
  • Géographie des confins
  • Campagne du Pendjab
  • De l’Indus à l’Hyphase, le fleuve ultime

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La bataille d'Issos (333 avant JC en Cicilie -Turquie) , victoire décisive d'Alexandre le Grand sur Darius III - Mosaïque de la maison de Faune à Pompeï  - photo Gellius

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 20:54

En kiosque : Histoire antique et médiévale n° 56 de juillet / Août 2011 consacré à Sparte .

 

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Sparte était considérée comme la plus puissante cité du monde grec classique : grande rivale d’Athènes, vainqueur de la guerre du Péloponnèse, patrie de certains des personnages les plus célèbres de l’Antiquité, dotée d’un territoire très étendu, d’une production artistique importante, de quelques grands sanctuaires, et admirée par les Anciens, jusqu’à la fin de l’Empire romain.

 

Sommaire: 


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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 10:21

La musée archeologique  de Lattes présente une exposition inédite du 9 juillet 2011 au 8 janvier 2012 :"Des Rites et des Hommes" 

 

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Cette exposition, conçue dans le cadre d’un projet de l’Agence Nationale de la Recherche et en partenariat étroit avec les Musées d’archéologie de Catalogne, plonge les visiteurs dans l’univers des pratiques rituelles des populations celtiques, ibériques et grecques du bassin nord-occidental de la Méditerranée.

A travers une sélection de 170 pièces : sculptures, vases votifs, armes et restes humains, provenant de 25 sites archéologiques entre Hyères en Provence et Valence en Espagne, ils explorent quatre grands thèmes mettant en lumière divers gestes : sacrifices, offrandes, vénération de personnages illustres, prélèvement de crânes humains, destinés à fédérer ces groupes sociaux de la période préromaine (800-30 avant J.-C.).

Grâce à la diffusion de six films, dont un documentaire de 10 minutes, et à la présentation d’objets inédits issus de recherches récentes sur les sites de Pech Maho (Aude), du Cailar (Gard), d’Olbia (Var), d’Ullastret et d’Ampurias (Catalogne), cette exposition renouvelle profondément les notions établies il y a encore une dizaine d’années, sur les pratiques religieuses, politiques et sociales des populations des côtes occidentales de la Méditerranée.

Les fouilles du Cailar (reportage TV Sud):


Le site de fouilles du Cailar (Gard) par TVSud



Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France. 

Les restes monumentaux des sites d’Entremont, de Roquepertuse et de Glanum amorcent l’exposition : linteaux exhibant des crânes humains, statues de personnage accroupis, stèles inscrites et gravées constituent autant de pièces imposantes prêtées par les plus grands musées du Midi (Marseille, Saint-Rémy-de-Provence, Aix-en-Provence, Société archéologique de Montpellier, etc.). De nombreuses reconstitutions tridimensionnelles de ces bâtiments monumentaux (images de synthèse et décors dans l’exposition) apportent un éclairage nouveau sur l’architecture publique d’époque gauloise.

 

Plus d'information sur les oppidas celto-ligures d'Entremont et de Roquepertuse sur le site du Ministère de la culture::http://www.entremont.culture.gouv.fr/fr/index2.html

Roquepertuse. Statue de guerrier

Roquepertuse- stele de guerrier assis (Photo R. Valette -creative commons)

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Reconstitution du guerrier celto-ligure assis d'Entremont (source Ministere de la culture )

Le parcours se poursuit avec l’exploration des pratiques rituelles et religieuses des Grecs présents sur le littoral à la même époque dans les villes d’Ampurias, de Marseille et d’Olbia. Des petits brûle-parfums à la statue monumentale du Dieu Asklépios en passant par les coupes inscrites offertes au dieu Aristée, le visiteur percevra comment Grecs, Gaulois et Ibères se sont mutuellement approprié des divinités et des rites bien avant l’arrivée des Romains.

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Ampurias - Neapolis - temple d'Asclepios, dieu grec de la médecine  (photo le Zibou-creative commons) 

 
Enfin, pour terminer l’exposition, le visiteur pénètre dans l’intimité des maisons et des habitats de cette période (Lattes, Martigues, Pontos en Catalogne) en découvrant comment ces populations se protégeaient du mauvais œil et quels animaux ils sacrifiaient pour remercier les dieux et les forces naturelles.

 

Pour commander le catalogue de l'exposition "des Rites et des Hommes":

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Voir la bande annonce du film produit à l'occasion de l'exposition : 

"Quand les Gaulois perdaient la tête - Enquête archéologique sur les têtes coupées", réalisé par David Geoffroy, Court-Jus Production , produit par Montpellier Agglomération et l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Alliant images de synthèses, scènes de bataille et séquences filmées sur la fouille de Le Cailar - Gard) et au laboratoire de l’UMR 5140 du CNRS de Lattes, ce film est construit comme une véritable enquête scientifique sur les découvertes du site gardois.
Comment et pourquoi ces têtes humaines sont-elles arrivées sur cet habitat lagunaire ? Comment expliquer la présence de têtes uniquement et d’armes celtiques associées ?

En suivant l’étude des ossements et des armes découverts, les marques des coups portés sur les têtes et l’étude des textes anciens sur cette pratique, le visiteur entre au cœur de la démarche des archéologues et découvre avec eux un aspect très particulier des rituels celtiques du sud de la Gaule : le prélèvement des têtes des ennemis morts au combat et leur exposition sur les habitats.

Connue par les textes des auteurs Grecs et Romains, cette pratique révélée par des découvertes de crânes sur les sites gaulois dès le XIXe siècle fait aujourd’hui l’objet d’études très pointues grâce aux fouilles menées par Réjane Roure sur le site de Le Cailar, à l’origine de ce documentaire qui constitue un moment fort de la visite de l’exposition "Des rites et des Hommes".

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 18:17
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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 08:27

Après neuf mois de travaux, le musée archéologique d'Argentomagus vient de réouvrir ses portes depuis le 1 er juillet 2011.

Ce musée , se trouvant en bordure de l'autoroute A20 entre Chateauroux et Limoges, à Saint Marcel (Indre) , idéal pour se détendre quelques heures sur la route des vacances,  présente des collections allant de la préhistoire au début du moyen age , mais c'est surtout la période gallo-romaine qui est particulièrement bien représentée.

Pour qui s'intéresse à cette période de notre histoire, la visite du site d'Argentomagus et son musée est un incontournable ! 

Vous serez très bien accueilli par une équipe dynamique, dans un batiment modernisé s'inscrivant dans un site tranquille et reposant. Ce musée présente de très belles collections, très bien mises en valeur par des reconstitutions et explications pédagogiques sur la vie quotidienne dans une ville secondaire gallo-romaine à la fin du Ier et surtout II ème siècles de notre ère . 

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Reconstitution de l'intérieur d'une cuisine gallo-romaine - Musee d'Argentomagus - photo Gellius)

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Reconstitution d'une nécropole à incineration après la fouille -Musée d'Argentomagus- photo Gellius)

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      Reconstituion d'une tombe de nourisson après la fouille : à noter le tire lait, les statuettes, l'anneau en bronze de maintien des langes , les clous de defixition (magie gallo-romaine) - musée d'Argentomagus- photo Gellius

 

Un ex voto sous la forme de la reproduction miniature d'un glaive -taille 3 cm - musée d'Argentomagus - photo Gellius:

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Argentomagus bijoux

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Argentomagus stylet

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Des objets de la vie quotidienne (musée d'Argentomagus- photo Gellius) :

- balsamaire avec spatule à fard

- bijoux (bague et bracelet)

- canifs

- clés de portes et cadenas

- stylets (pour écrire sur les tablettes de cires)

- jeus de dés dont un dé pipé 

- colorants minéraux pour peinture...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bâtiment entièrement rénové accueille à cette occasion une table d'orientation virtuelle, dispositif interactif, immersif et ludique.

Depuis la façade méridionale du musée, désormais entièrement vitrée, les visiteurs bénéficient d'une vue panoramique sur le site archéologique et, grâce à un système d'écrans tactiles, auront la possibilité d'évoluer virtuellement dans le centre monumental de la ville gallo-romaine du IIe siècle de notre ère.

La ville d'Argentomagus, implantée après la conquête sur le territoire des Bituriges à proximité d'un oppidum,  s'est développée à partir du Ier siècle après JC (contruction d'un premier  théâtre, d'une fontaine, de trottoirs...) pour atteindre son apogée vers le II ème siècle de notre ère (reconstruction du théatre, construction de thermes, d'un amphitheatre , d'un temple...), pour une population estimée à 3000 à 4000 habitants . Située à la croisée de plusieurs voies romaines et d'une voie fluviale constituée par la Creuse, elle disposait de nombreux atouts pour son essor économique. 

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Fontaine monumentale - Argentomagus

 

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Théâtre -Argentomagus

De nombreux vestiges de ces constructions sont encore visibles, et agrémenté d'un jardin romain, présentant de nombreuses espèces véégtales utilisées par nos ancêtres : plantes médicinales, aromatiques, décoratives, pour le tissage, la teinture  et la vannerie...

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Jardin romain - Argentomagus

 

Plus de renseignements sur le site du musée d'Argentomagus:

http://www.argentomagus.com/index.php

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 10:41

Les dépôtoirs, latrines et autres égoûts antiques sont souvent une mine d'information pour les archéologues sur la vie quotidienne des habitants , notamment sur leur alimentation et les maladies et parasites les plus fréquents.

 

Herculanum© gellius

Vue générale d'Herculanum - source Gellius

C'est en recherchant une solution technique à un problème d'évacuation d'eaux pluviales que les archéologues de la Bristh School de Rome  viennent de découvrir un réseau d'égouts sous une Insulae (immeubles) , et notamment un tunnel de 86 m de long renfermant une dizaine de tonnes de compost issu d'un mélange décomposé de déchets et d'excréments humains datant de 2000 ans ! 

L'équipe d'archéologues britanniques y a trouvé des centaines d'objets, notamment  des pièces de bronze, des pierres précieuses, des épingles à cheveux en os et une bague en or ornée d'une exquise petite figure du dieu Mercure.

Un examen attentif des déchets a révélé que les 100 à 150 habitants estimés dans l'immeuble de 3 étages, appartenant généralement à des classes modestes,  avaient en fait  un régime alimentaire plus varié qu'on ne le pensait.

Ils faisaient régulièrement des festins de poissons, oursins, figues, noix, oeufs et olives, et même du loir qui pourrait avoir été elevé  pour sa viande ! On découvre aussi qu'ils utilisèrent les noyaux d'olives comme combustible dans leurs maisons.

Ces découvertes montrent aussi une farine colonisée par des charançons, qui ont été consommés avec le pain !

Chaque appartement dispose d'une cuisine et de latrines relié à la fosse septique par l'intermédiaire des goulottes d'élimination des déchets, à la base desquelles on retrouve de la vaiselle cassée.

Les récentes découvertes feront partie d'une exposition majeure sur Herculanum et de Pompéi au British Museum en 2013.

 

Voir l'excellent reportage de france 5 en vidéo sur l'histoire des fouiles archéologiques à Hercullanum et Pompei depuis le XVIIème siècle  , qui présente brièvement les fouilles archéologiques modernes dans ces égoûts :

 

Herculanum : une civilisation perdue, au cœur de notre passé

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 19:13

Depuis le 22 avril 2011 et jusqu'en juillet 2012, se tient au musée du Dauphinois à Chambery une exposition intitulée "Hannibal et les Alpes. Une traversée, un mythe.

 

À la fois déconstruction d'un mythe et analyse de l'image du héros, l'exposition Hannibal et les Alpes retrace le portrait du chef militaire carthaginois Hannibal Barca (247-183 av. J.C.). A la tête d'une armée de mercenaires et d'éléphants, Hannibal parcourt le bassin méditerranéen de la Tunisie actuelle jusqu'en Italie, traversant l'Espagne, les Pyrénées et les Alpes afin d'atteindre Rome et de la détruire. L'exposition ne prétend pas élucider l'énigme du passage des Alpes, mais esquisser le portrait d'un personnage historique controversé et son aventure alpine, à la lumière des multiples sources archéologiques, historiques, littéraires et artistiques. Une riche collection constituée d'armements punique, gaulois et romain provenant des musées de France, d'Italie et d'Allemagne, des reconstitutions animées des stratégies militaires illustreront cette épopée militaire...

 

Informations pratiques :

http://www.musee-dauphinois.fr/1985-hannibal.htm

 

Le catalogue de l'exposition Hannibal et les Alpes. Une traversée, un mythe.:

 

Pour le commander en ligne dans notre sélection amazon:

http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2884742441

 

Pour avoir un aperçu:
Pour écouter en podcast , l'émission spéciale de France Culture du 5 juin 2012 : Sacré Hannibal, un vrai choc que cette geste d'Hannibal Barca (247 - 183 av JC) : 

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