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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Archeothema -mars avril 2011 : Les frontières de Rome

Publié le 4 Mars 2011 par Gellius dans Actualité lecture

En kiosque :

 

couv no13

 

      Pour feuilleter la revue, cliquez ici

 

Un numero spécial d'Archeothema sur le Limes romain  (frontières de l'empire ) avec au sommaire  des articles rédigés parmi les meilleurs spécialistes européens du sujet ,  une très belle synthèse avec beaucoup d'illustrations inédites !

 

- les limites d'empire par M. Reddé

- une frontière emblématique : le mur d'Hadrien par N. Hogson

- le monde barbare et l'empire en Europe par M. Erdich

- Waldgirmes, une ville romaine au coeur de la Germanie par A. Becker

- Agriculture et alimentation sur le limes de Germanie Supérieure. une perpective régionale, par A. Kreuz

- L'urbanisation dans les provinces frontalières septentrionales par C. Gugl

- L'Afrique du Nord, une frontière entre le désert et les champs ensemencés par D. Mattingly

- Le désert orientale d'Egypte sous le Haut Empire par H. Cuvigny

- L'armée romaine en Orient par D. Kennedy

 

Pour commander d'anciens numeros , aller sur le site d'Archeothema

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Augustonemetum : Clermond Ferrand antique en ligne

Publié le 24 Février 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

  Augustonemetum

 http://www.augustonemetum.fr/

 

La création de ce site Web sur la ville antique d'Augustonemetum a  pu voir le jour en début d'année 2010 grâce au soutien de Clermont Communauté.

Ce sont les résultats scientifiques inédits d'un projet collectif de recherche (PCR) engagé depuis 2005 et intitulé « Atlas topographique d'Augustonemetum », qui sont ici présentés au public et présente l'organisation de la ville du Ier av. J.-C. au VIe apr. J.-C.

 

Il s 'agit d'un site exemplaire par sa facilité de lecture, sa qualité pédagogique et  graphique. Ce site nous propose de très belles photographies des découvertes archéologiques, des croquis  et reconstitution en 3D permettant de découvrir Augustonemetum et la vie quotidienne de ses habitants. Il  présente à la fois :

 

- l'histoire du site et  la fondation de la ville associée

à la voie romained'Agrippa au début de l'empire romain

sous Auguste .

          La fondation

          La construction

          La voirie

          L'alimentation en eau

          Les quartiers résidentiels

          Les édifices publics

          Les lieux de culte suburbains

 

- la vie quotidienne de ses habitants :

Les activités artisanales

        Meunerie

        Les dépôts de fondeur

        Bois et cuir

        Métallurgie

        Boucherie et tabletterie

Poterie

La vaisselle

Les objets de tous les jours

L’alimentation

 

La nécropole de Martres-de-Veyre constitue un des joyaux de cette agglomération antique. On y a trouvé notamment la sépulture d'une femme gallo-romaine datant du début IIe siècle en parfait état de conservation, avec sa robe et bas de laine, ses chaussures de cuir sa chevelure,  ses bijoux (bracelets et fibules) et quelques offrandes et petits objets , présentés au musée Bargoin.  

 

  martres robemartres chaussuresmartres bas

  OutilcheveuxOutilcorbeilOutilbracelet

 source photos ci -contre: association "sites et patrimoine")

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Découverte d'une nécropole gallo-romaine à Louvres (Val d'Oise)

Publié le 23 Février 2011 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Fin 2010, une nécropole gallo-romaine exceptionnelle comprenant plus de 300 tombes avec des dépôts de vases, de bijoux ou de monnaies a été découverte. Les fouilles préventives, confiées par le Service Régional de l'Archeologie à la société EVEHA, se sont terminées fin janvier 2011.

 Le site a été déclaré découverte exceptionnelle par la préfecture », vante Anne-Sophie Vigot, qui dirige les fouilles. C’est là, sur 4000 m2, en bordure de la rue de Paris, à Louvres (Val d'Oise).

 

Cette belle découverte a été effectué quelques semaines seulement après l'ouverture du musée archéologique ARCHEA sur la commune de Louvres en octobre 2010.  Voir le site du musée .

 

Un site habité dès l’âge du fer
Si l’on en croit les traces d’un bâtiment découvertes par les archéologues, le site était habité dès l’âge du fer, soit 800 ans avant Jésus-Christ

Le terrain est ensuite utilisé à l'péoque romaine comme une carrière d’extraction de calcaire avec des paliers remontant vers la voie romaine Paris-Senlis, devenue la rue de Paris. « L’endroit a dû être choisi soit pour utiliser le calcaire dans l’aménagement de la voie romaine, soit pour être proche de cette voie pour l’évacuer », suppose Anne-Sophie Vigot lors d’une visite guidée. « Cette carrière de 500 m2 aurait livré plus de 1200 m3 de calcaire avant d’être abandonnée », poursuit-elle.

70 squelettes de nourissons dès la fin du Ier siècle
Le site délaissé devient peu à un peu un espace funéraire. C’est d’abord un cimetière de nourrissons, comme le démontrent les 70 petits squelettes tout autour de la carrière, à une époque où la mortalité infantile était très importante. « On y trouve aussi quelques adultes inhumés sans soin particulier, comme rejetés, face contre terre, notent les archéologues. A une époque où les adultes étaient incinérés, selon des rites coûteux, certains étaient enterrés à l’écart du village. » Puis le cimetière devient plus classique, avec des adultes plus nombreux inhumés sur le dos dans des aménagements particuliers. « Vers le IIIe siècle, un important amas osseux de restes de chevaux et de céramiques brisées vient recouvrir la surface de la carrière, décrit Anne-Sophie Vigot. On y trouve les restes de corps incinérés déposés dans des urnes ou en pleine terre, ce qui peut témoigner de rites funéraires différents. »

Une nécropole très utilisée au bas empire  
C’est à partir du IVe siècle que l’occupation est la plus dense. Probablement par manque de place dans la carrière, la nécropole s’agrandit et les tombes sont alors creusées dans les abords immédiats de celle-ci : quelque 300 sépultures d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les traces des cercueils sont encore visibles. Les archéologues y ont aussi trouvé des objets en céramique qui ont été utilisés durant le rite ou le repas funéraires. « Les pratiques funéraires sont particulièrement intéressantes », souligne Anne-Sophie Vigot, qui a découvert des offrandes, notamment des animaux dissimulés dans des fosses.

A la fin de l’occupation funéraire antique, le site est à nouveau habité au début du Moyen-Age. Les archéologues travaillent en ce moment sur des bâtiments médiévaux, notamment « un bâtiment voûté en pierre doté d’un dallage ». Ils s’attachent maintenant à découvrir sa fonction.

 

Source: Le Parisien (18-02-2011)

 

Voir le reportage video:  


Necropole louvres par vonews

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Exposition : Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l'Empire romain (du 3/02 au 30 /08 2011)

Publié le 20 Février 2011 par Gellius dans Actus des musées

  artoff709

 

 

Du 3 février au 30 août 2011, le Musée/Site archéologique départemental de Bavay présente au grand public l'exposition « Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l'Empire romain ».

  Rheinisches Landesmuseum Trier

Comme chaque année, le musée/ site archéologique départemental de Bavay propose une exposition sur un aspect remarquable de la vie des Gallo-Romains. L'intérêt de cette exposition réside dans sa capacité à rendre accessibles les recherches et les études des archéologues au plus vaste public.

 

Stele du Rheinisches Landesmuseum Trier représentant un voyageur .

 

Deux musées pour une exposition
L’exposition « Il était une voie, itinéraires antiques au nord de l’Empire romain » est le fruit d’une collaboration entre le musée/site archéologique départemental de Bavay (France) et le Thermenmuseum Heerlen, musée des thermes de Heerlen aux Pays-Bas. Le rapprochement sur ce thème s’est fait naturellement puisque ces deux musées sont les héritiers d'un même patrimoine : la voie romaine reliant Boulogne-sur-Mer à Cologne.

Parcours muséographique
La visite du musée se fait comme une balade le long d'une voie romaine entrecoupée de haltes thématiques. Les visiteurs y croiseront les ingénieurs, arpenteurs, légionnaires ou commerçants qui empruntaient ces routes antiques.

 

Ce chemin les mènera à la découverte des techniques de construction et d'aménagement des voies ainsi qu'à la rencontre des voyageurs de la Rome antique et de leurs croyances.

 

expobavayUne centaine d'objets ( divinités protectrices des voyageurs, cartes routières antiques, semelles pour chevaux, relais postaux...) provenant d'une vingtaine de musées français, néerlandais, belges, luxembourgeois et allemands sont réunis pour la première fois dans cette exposition consacrée au réseau des voies romaines dans le nord de l'Empire romain. Cette exposition dévoile l'ingéniosité des Romains, clef de leur rayonnement à travers le monde antique.

 

 

« Il était une voie, itinéraires antiques du nord de l'Empire romain » évoque pour certains les routes pavées aux abords de Rome, alors que d'autres imaginent des voies antiques poussiéreuses dans le sud de la France. Pourtant, ce patrimoine archéologique est une grande richesse du Nord de la France. De Boulogne à Cologne en passant par Amiens et Londres, ce sont 120 000 kilomètres de voies qui nous ont été légués par les Romains. 

 

Voirie moderne/ Voirie antique
La première partie de l'exposition, créée en collaboration avec la Direction de la Voirie Départementale Ingénierie, s'attache à mettre en parallèle les sentiers antiques et la voirie actuelle. Le visiteur prend alors conscience que les Romains sont à l'origine de presque tout! En effet, certaines routes actuelles reprennent le tracé romain. Le paysage romain ressemble fortement au paysage actuel, encore très marqué par le passage de nos ancêtres.

 

Voies romaines : Mode de construction
La suite de l'exposition s'intéresse aux connaissances techniques des Romains et aux compétences des ingénieurs de la voirie en matière de topographie.

 

 Qui fréquentait les voies romaines?
Bavay voie charetteEn premier lieu, les voies romaines étaient largement utilisées par les militaires. En permettant les déplacements rapides des troupes, elles étaient de véritables outils de conquêtes. Ensuite, la route était utilisée par le service postal impérial puis par les commerçants ainsi que par d'autres voyageurs. Le visiteur découvre des semelles, des pièces d'harnachement de chevaux ou des maquettes de véhicules antiques.

Maquette de chariot romain

 

 

Tous les chemins mènent à Rome
Cette partie de l'exposition présente nos panneaux de signalisation comme les héritiers de versions en pierre vieilles de plus de 2000 ans! Les Romains avaient mis en place un système de signalisation si efficace et si solide que de nombreuses bornes milliaires nous sont parvenues. Ces bornes, qui jalonnaient les voies romaines, indiquaient les grandes directions ainsi que les noms des financeurs des travaux de voirie.

 

epona

Croyances


Les voyages, parfois longs et souvent dangereux, n'échappaient pas aux croyances et aux superstitions des Romains. Ainsi, les voyageurs faisaient en sorte de s'attirer les bonnes grâces de Mercure, protecteur du commerce et des voyageurs.

 

 Représentation gallo-romaine d'Epona,

déesse celte protectrice des chevaux et des cavaliers

 

 

Le long des voies, le monde des morts
Les Romains installaient leurs nécropoles à la périphérie des villes , le long des routes.
Les voyageurs progressaient ainsi parmi les morts. Des stèles sont présentées et témoignent de ces pratiques.

 

Source : Ministère de la Culture

 

Informations pratiques : site du Conseil Général 59  

 

 

Pour en savoir plus voir notre sélection de livres sur le transport, voyages et commerces dans le monde romain.

 

 

 

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Les romains et la mode

Publié le 20 Janvier 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre aux éditions 'Belles lettres" : les Romains et la mode" - de l'historien-latiniste JN Robert  dont on ne compte plus les ouvrages sur la société romaine :

 

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Le grand Scipion l'Africain, comme tous les Romains, porte la barbe. Un jour, en Sicile, au contact des mœurs grecques, il décide de se faire raser. Aussitôt, tout ce que Rome compte d'hommes jeunes et modernistes suit son exemple. La mode du visage glabre est lancée… Les tapis de Babylone font fureur au temps de Caton : ils s’arrachent 800 000 sesterces pièce quand un poulet, au marché, vaut 2 sesterces… L’esclave Roscius a du charme, et du talent. Son maître décide d’en faire une vedette de théâtre. En quelques années, il devient la coqueluche des Romains, et son nom reste comme celui d’un des plus grands du « star system »… À Rome, comme le montrent ces quelques exemples, la mode s’immisce autant dans les habitudes de vie – le vêtement, la nourriture, le cadre familier – que dans l’art ou la littérature où la notion d'imitation est centrale. Par la suite aussi, Rome demeure l'arbitre des élégances, en devenant un modèle de référence pour la culture et le goût européens.

 

Pour le commander en ligne :

http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2251338357

 

 

 Sommaire :

 

Chapitre I. La mode et l'histoire
Chapitre II. La mode dans le vêtement et la parure
Chapitre III. La mode et le cadre de vie (public et privé)
Chapitre IV. La vie à la mode
Chapitre V. La mode et les jeux
Chapitre VI. La mode et la religion
Chapitre VII. La mode, l'économie et le commerce
Chapitre VIII. La mode et la vie littéraire
Chapitre IX. La mode et la littérature (deux exemples : la poésie et la rhétorique)

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Exposition Madrid : Alexandre le Grand , rencontre avec l'Orient

Publié le 18 Janvier 2011 par Gellius dans Actus des musées

Du 3 décembre 2010 au 3 mai 2011 se tient une très belle exposition au centre des expositions "Arte Canal" à Madrid sur Alexandre le Grand.

 

  alejandro

 

Dix salles présentent successivement:

 

- un film en 3D

- Alexandre, heros et mythe

- l'Empire Perse

- Grecs et Perse

- Babylone

- Cultures et connaissance

- l'Armée d'Alexandre

-le fort de Kurgansol

- Hellenisme et Orient

- Alexandre en Espagne

 

Informations pratiques

 

L'exposition présente rois cent trente pièces extraordinnaires provenant de 40 musées (Athenes, Berlin, Copenhague, Londres, Moscou, Munich, Naples, Paris, Rime, Thessalonique, Vienne....

 

Voir un aperçu video de l'exposition :

 

 

Elle offre au visiteur la présentation des découvertes archéologiques récentes en Asie, au travers des vestiges provenant du musée des antiquités du Tadjikistan, ou du musée archéologique de Kaboul.

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Dossiers archeologiques n° 343 : les voies romaines

Publié le 6 Janvier 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre dans les dossiers archéologiques de Janvier- Février 2011:

 

Les voies romaines

 

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On estime qu’à l’apogée de l’empire, Rome disposait d’un réseau de près de 100 000 km de routes équipées pour être praticables en toutes saisons. Construit et entretenu en partie aux frais de l’État romain, essentiel pour asseoir l’autorité de Rome et faciliter les déplacements rapides, ce réseau viaire, qui prolonge jusque dans les contrées les plus reculées la grande voie maritime de la Méditerranée, est un puissant vecteur de contrôle politique et administratif mais aussi de développement pour le commerce ou les mouvements des hommes et des idées.

 

Sommaire 

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Fort romain de Vindolanda : de nouvelles découvertes et museographies

Publié le 13 Décembre 2010 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Rénovation du musée de l'armée romaine : mise en valeur des découvertes récentes du fort de Vindolanda

 Le fort militaire romain de Vindolanda  est situé au Nord de la Grande Bretagne. Il a été construit vers 85 ap JC et occupé jusqu'au IVème siècle par des troupes auxiliaires à proximité du mur d'Hadrien (photo Vindolanda trust) .

 

vindolanda1

 

 

Il fait l'objet de fouilles archéologiques  depuis plus d'une quarantaine d'année, mettant au jour à chaque campagne de fouilles annuelles d'impressionnantes découvertes compte-tenu des conditions exceptionnelles de conservation en milieu humides et anaérobie.

Ces collections comprennent ainsi de nombreux objets nous éclairant sur la vie quotidienne des militaires aux confins septentrionaux de l'empire romain. Parmi les découvertes rares en parfait état de conservation,  des pièces de cuir, de bois, de tissus, des cheveux et les célèbres tablettes d'écriture en bois.

 

Voir site : http://www.vindolanda.com

 

Vindolanda-006

 

 

Le musée de l'armée romaine fait l'objet d'un ambition programme de  rénovation.

 Afin de d'enrichir son contenu, le musée va mettre en valeur ses anciennes collections et présenter  à partir de ce printemps 2011 des collections exceptionnelles jamais présentées au grand public.

  vindolanda5Parmi les objets exceptionnels qui feront partie de ce musée rénové : 

 

Les tablettes de  Vindolanda

Ces célèbres tablettes de bois (près de 400 au total) , dont les textes ont été partiellement conservés, présentent des lettres personnelles, des listes d'approvisionnement,  et des rapports militaires. ... qui retraçent la vie quotidienne du camp d'une troupe auxiliaire (cohortes de Bataves commandées par Cerialis) au début du II eme siècle stationné au nord de la province de Britannia.

 

Pour en savoir plus : base de données en ligne sur les tablettes de Vindolanda.   

Roman writing tablets, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

Une énorme collection de chaussures et d'objets en cuir

La collection de chaussures en cuir  de Vindolanda  est impresionnante : chaussures d'enfants, de femmes , de militaires, couvrant la "mode" sur quatre siècles . Plus de 6 000 pièces de cuir ont été trouvées sur le site.

Le nouveau musée présentera sur un mur entier cette collection de chaussures romaines dont beaucoup d'exemplaires n'ont jamais été présentés au public.

 

Chaussures civiles (photo  © Stephen Bartlett) :

 

Roman leather shoes, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

Chaussures militaires de type calcei (photo  © Stephen Bartlett):

Roman shoes, Roman Army Museum, Britain 2009-1

 

Parmis les autres objets en cuirs présentés, trois tentes militaires  romaines et un chamfrein complet de cheval : pièce originale et reconstitution (photo  © Stephen Bartlett) :

Chamfron, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009 

Les objets en bois

La collection d'objets en bois comprends des outils complets :

  - une truelle complète, avec son manche et sa lame en métal

- un marteau avec son manche

- un essieu de chariot entier

- des pelles avec le manche rouge

- un porte aiguille avec des aiguilles de couture rangées à l'intérieur

- un peigne en bois dans un étui en cuir ...

 

Peignes de bois  (photo  © Stephen Bartlett):

Roman wood combs, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

Brosse en poil de porc  (photo  © Stephen Bartlett):

Roman Pig Bristle Brush, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009-1

 

Les tissus et fibres textiles

Parmi les nombreux fragments de tissus trouvés sur le site, seront présentés des objets rares  notamment : 
- Une perruque de femme, une crête de casque de centurions fabriqués à partir des fibres végétale d'une espèce locale de mousse ("hairmoss").

- Une résille très fine pour la coiffure de femmes sera également présentée.

 

Perruque fabriquée à partir de mousses  (photo  © Stephen Bartlett):

Female Hair Moss Roman wig, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

Fragments de tissus de Vindolanda (photo  © Stephen Bartlett):

Roman Mesh Clothing, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

Fonds de paniers en osier  (photo  © Stephen Bartlett):

Roman woven basket fragments, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009

 

 Autres objets :

- un fragment de bol peint en verre fabriqué de Cologne et importé à Vindolanda dans un parfait état de conservation, représentant un combat de gladiateurs  (secutor contre rétiaire) - photo Vindolanda trust: 

 vindolanda3-une caisse pleine de sigillée constituant un service de table en parfait état (trouvée dans un fossé, surement une livraison qui n'est pas parvenu à destination)

 

 -des pièces de monnaies

 

- des bijoux 'credit photo Vindolanda trust)vindolanda6

 

- des collections lapidaires : autel à Jupiter de Doliché, petit autel chétien du IV eme siècle ,  (photo  © Stephen Bartlett)...

Inscriptions and reliefs, Vindolanda Archaeological Site, Britain 2009-1

 

Résultats des fouille archeologiques 2010 : Meurtre au IV siècle dans le camp militaire romain de Vindolanda? 

 

Une victime enterrée à la hâte

Le corps d’une fillette vient d’être découvert dans un baraquement du fort romain de Vindolanda lors de la campagne de fouille 2010. Enterrer des corps dans l’enceinte d’un fort était strictement interdit à l’époque romaine, ce qui laisse supposer aux archéologues, transformés en détectives pour la circonstance, que l’enfant a été tuée clandestinement et son corps, enterré à la hâte pour ne pas éveiller les soupçons.

Un squelette partiel au crâne abîmé, recroquevillé dans une tombe rudimentaire. Voici ce qu’ont trouvé les archéologues dans les ruines du fort romain de Vindolanda.  

La victime  est une fillette âgée de 8 à 10 ans qui semble avoir été ligotée avant d’être tuée . Son corps a été enterré hâtivement sous le plancher du baraquement militaire. Il devait être impossible au meurtrier de sortir sans risque le corps en dehors du fort. Le meurtre aurait été commis vers 250 après JC.

 

Enquête sur le meurtre d’une fillette au IVe siècle après JC

Dans l'attente des résultats des études scientifiques en cours, toutes les supputations sont permises sur les causes de ce meurtre commis problablement par un militaire romain.  

Toutefois, cette découverte  présente d'étranges similitudes avec  une une autre "affaire" . Le grand père du Docteur A. Birley, responsable actuel des fouilles de Vindolanda, avait découvert en 1930  deux squelettes qui avaient été trouvés près du site à Housesteads. Ces personnes avaient été « victimes de meurtre par personne inconnue peu avant l’an 367 »selon le medecin légiste de l'époque. Les corps des victimes avaient été retrouvés sous le plancher d’une habitation  civile. L’une des victimes avait une lame de couteau plantée entre ses côtes.

Le corps de la jeune victime de Vindolanda a été transporté à l’université de Durham. L’autopsie va être pratiquée afin de déterminer les causes exactes de la mort.

 

Pour en savoir plus sur les fouilles archéologiques et l'histoire du fort et la vie quotidienne à  Vindolanda à l'aube du II ème siècle , voir l'excellent reportage diffusé par France 5 sur les "Légionnaires de Rome" :

 

L'empire romain - Légionnaire de Rome - partie 1/3  

L'empire romain -Légionnaire de Rome - partie 2/3

L'empire romain-Légionnaire de Rome -partie 3/3 .

 

 

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Exposition Bruxelles : les Etrusques en Europe

Publié le 10 Décembre 2010 par Gellius dans Actus des musées

 
etrusquesSITEUne belle exposition ,à voir en ce moment au musée du cinquantenaire à Bruxelles , débutée en octobre 2010, elle se terminera le 24 avril 2011. Mêlant collections du musée et approche museographique moderne à des tination des enfants et adolescents avec un parcours multimedia en 3D, cette exposition plongera le visiteur au coeur d'une civilisation  extrêmement brillante, qui s'est développée en Toscane et au Latium , avant de cèder la place à la civilisation romaine.

Entre les IXe et VIIIe siècles avant J.-C., les Étrusques entamèrent un périple à la conquête de l'Italie centrale. Ils passèrent de leurs villages de huttes à une puissante confédération de douze cités qui contrôlera toute l'Italie centrale ainsi que les côtes des mers Adriatique et Tyrrhénienne.

 

Dans l'exposition, Lars - lucumon (roi) et grand-prêtre - conduira le visiteur à la découverte de son peuple et de sa langue mystérieuse, de son extraordinaire maîtrise artistique et de son monde de l'au-delà. Vous ferez un incroyable voyage dans le temps et pénétrerez dans les maisons des Étrusques, dans leurs temples et leurs nécropoles, accompagnés par d'extraordinaires images tridimensionnelles, grâce à un parcours multimédia riche en reconstructions, animations et atmosphères lumineuses, musicales et sonores impressionnantes.

 

Munis de lunettes spéciales 3D, vous aurez l'occasion de rentrer virtuellement, par exemple, dans la Tombe des Reliefs de la nécropole de Banditaccia à Cerveteri.Les chambres funéraires sont en partie creusées dans la roche et elles s’alignent le long de rues se croisant à angle droit. Un mobilier exceptionnel entourait des sarcophages de pierre décorés sur quatre faces. Le personnage du couvercle était allongé sur le dos ou tourné de côté. Les corps sont frustes et inachevés, mettant en valeur le visage du défunt. 

 

Grâce à la vision en trois dimensions des objets, des personnages et des lieux, s'est créée une sorte de profil du monde antique qui voyagera, à partir du Musée du Cinquantenaire, à travers toute l'Europe, en passant par plusieurs grands musées, pour faire découvrir l'univers extraordinaire des Étrusques. À chaque étape, une sélection d'oeuvres originales sera exposée.

 

agenda 2010 10 MRAH-3Vous pourrez admirer, en fin de parcours, les pièces maîtresses des collections Étrusques du Musée du Cinquantenaire : casque du VIIIe siècle, chariot brûle-parfum en forme de taureau et d’oiseau trouvé dans un tombeau près de l’ancienne cité étrusque de Salerne, œnochoé couverte de vernis noir, statuette de jeune homme, céramiques décorées, objets funéraires en bronze d’une finesse esthétique incroyable.

 

 Renseignements pratiques : site du musée du cinquantenaire

Credits photos : copyright MRAH - P. Lenfant
 
Pour en savoir plus sur la civilisation etrusque :  
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Un tresor monétaire romain du IIIe siècle découvert à Autun

Publié le 5 Décembre 2010 par Gellius dans Découvertes archeologiques

La fouille archéologique du faubourg d’Arroux, au nord d’Autun, menée sur prescription de l’État (Drac Bourgogne) dans le cadre d’un projet de logements sociaux, a permis la découverte d’un quartier antique partagé entre artisanat et habitat aisé.
pistillusLes archéologues ont notamment mis au jour l’officine du fabricant de figurines Pistillus : four de potier, moules, figurines et ratés de cuisson signés « Pistillus » confirment la présence de son officine à Autun. Son œuvre, bien que populaire, se distingue par des statuettes soignées et des thèmes variés : déesses protectrices, Vénus, Abondance, animaux, mais aussi de tendres représentations de l’intimité romaine.
 
Lors des dernières semaines de la fouille, principalement consacrées à l’étude d’un ensemble de vestiges datant de l’époque augustéenne (début du Ier siècle de notre ère), un important dépôt monétaire a été exhumé.
 
 
Un tresor monétaire de plus de 100 000 pièces en bronze datant du III ème siècle
 
tresor monetaire autunL’ensemble était enfoui dans une fosse scellée par des tuiles. Il pèse environ 38 kg et consiste en plus de 100 000 pièces romaines de la fin du IIIe siècle de notre ère. Ces monnaies sont de toutes petites pièces en bronze de moins de 0,4 g. Ce sont des exemplaires non officiels, comme il en  a beaucoup circulé durant la période très troublée de la seconde moitié du IIIe siècle, et même peut-être encore au IVe siècle.
De graves crises frappent l’Empire à cette période : guerres incessantes entre prétendants au trône, épidémies, poids financier et politique de l’armée, pression aux frontières, crise économique, etc. L’État romain n’est plus en mesure d’assurer pleinement la pérennité et le contrôle du système monétaire. De petits monnayages de bronze, de peu de valeur, qu’on peut qualifier de « monnaie de nécessité », apparaissent alors : ils sont produits par des particuliers mais sont plus ou moins tolérés par l’État. Ils imitent pauvrement les émissions officielles et les effigies sont difficilement identifiables. Les pièces découvertes à Autun se rapprochent de celles typiques du IIIe siècle, telles les monnaies de Tétricus.
La forte teneur en cuivre du dépôt a permis au panier en vannerie, dans lequel elles étaient stockées, d’être en partie conservé.

Si l’ensemble avait une certaine valeur, il ne s’agit probablement pas d’un trésor dissimulé, mais plutôt d’un dépôt de pièces déclassées destinées à la refonte. La fosse est d’ailleurs située dans l’emprise d’un des ateliers de métallurgie mis au jour sur le site. En effet, pour rétablir une économie monétaire saine, certains empereurs ont lancé des réformes et tenté de remplacer les anciennes pièces sans autre valeur que celle de leur métal.  Le dépôt monétaire d’Autun est peut-être lié aux réformes de Dioclétien sous la Tétrarchie (fin IIIe siècle-début IVe siècle).
Un second dépôt devait se situer non loin du premier puisque un peu plus de 2 000 pièces ont été collectées à l’emplacement d’un mur du même atelier. Mais le  démantèlement de cette maçonnerie, au  IVe siècle ou Ve siècle, a dû partiellement le détruire.
Ces vestiges numismatiques vont permettre de mieux appréhender tant les aspects du monnayage non officiel, que les phénomènes de déclassement et de refonte des monnaies durant l’Empire.
Ces ensembles viennent s’ajouter aux quelque 300 monnaies romaines – en bronze dans leur très grande majorité – découvertes sur le reste de la fouille. Communes ou rares, ces monnaies, au même titre que les autres objets et vestiges, ne livrent d’utiles indications que parce qu’elles sont découvertes et étudiées dans leur contexte archéologique.
Source INRAP .
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