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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Découverte archeologique: les thermes romains de la legion X fretensis à Jerusalem

Publié le 30 Novembre 2010 par Gellius dans Découvertes archeologiques

0727651abffeiaaromanbath268Une piscine faisant probablement partie de thermes romaines publiques a été découverte lors de fouilles archeologiques préventives au sein du quartir juif de Jerusalem selon le Dr Ofer Sion de  l'Autorité des Antiquités d'Israël. (Photos : Shlomi Amami, Autorité des Antiquité d'Israël)

 

Ces thermes ont probablement été construits au II e siècle de notre ère par la légion X Fretensis, qui a stationné pendant près de 200 ans à Jerusalem.  La construction d'édifices publics par les troupes romaines  est courante dans  les villes de garnison.

 

 

 

La legion X dans la "guerre des juifs" de 66 à 73 après JC

 

La légion X était une des légions préférées de Cesar.

 

Toutefois ce qui allait devenir la legio X fretensis a été créée par Octave  en 41- 40 avant JC ( future empereur Auguste)  lors de la guerre civile qui a suivi la mort de Jules Cesar. Cette légion a été levée pour chasser Pompée de Sicile. 

La LEGIO X Fretensis a acquis son surnom, Fretensis,  de la célèbre bataille navale de Nauloque en 36 avant Jesus Christ. La dixième légion, sous le commandement du général  Marcus Agrippa, détruisit les forces de Sextus Pompée au large des côtes de la Sicile. Le surnom est tiré de "Fretum siculum" , qui se traduit approximativement par le détroit de Sicile, qui se trouvaient au large du cap de Naulocus, où le combat naval a eu lieu.

 

Après une période où l'on dispose peu d'informations sur cette légion, la légion X fut basée en Syrie depuis l'an 6 après JC. avec d'autres légions.

 

Elle a été envoyée en 67 après JC en direction de Jerusalem, pour réprimer la révolte juive,  sous le commandement du légat Marcus Ulpius Trajanus (père du futur empereur Trajean) et sous le commandement suprème du général Vespasien (qui allait devenir empereur deux ans plus tard) puis de son fils Titus .

 

Cette répression a notamment conduit à la destruction du temple et la mise à sac sur ordre de Jerusalem en 70 sous le commandement de Titus. Les prisonniers furent déportés en Seleucie, et mis aux travaux forcés pour la construction du canal de Titus.

 

La ville a ensuite été reconstruite sous le nom d'Aelia Capitolina. Le camp de la dixième légion, dont les vestiges n'ont pas été retrouvés était situé sur la colline de l'Ouest, dans la moitié sud de la vieille ville. Ce camp, dont les remparts sont longtemps restés en élévation, avait utilisé les portions conservés des murs du palais d'Hérode le Grand, palais  démoli par ordre de Titus.

 

legxfretensisLes emblèmes de cette légion étaient le taureau (symbole des légions créées par Jules Cesar)   un navire de guerre, un dauphin, le dieu Neptune, (symbole de leurs victoires navales)  et un sanglier.

Ci -contre un Aureus (pièce d'or) de la legion X fretensis célèbrant la victoire d'Auguste.

 

 

Le sanglier a été choisi lors de la guerre des juifs, probablement afin d'humilier encore davantage les populations de religion juive qui avaient osé défier l'autorité de l'empire romain.

 

 

 

 

 

 

 

Masada Roman Ruins by David Shankbone

En 73 c'est la Légion X Fretensis qui assiège Massada sur ordre du gouverneur : "aucune montagne n'est alors trop haute" pour les soldats romains, qui voient là une occasion d'une opération glorieuse  et de propagande permettant la réhabilitation de la légion X après la disgrâce liée à la perte de leur aigle!

 

Ci-contre les vestiges du camp temporaire de siège de la legion X Fretensis au pied de la forteresse juive de Massada.

 

Par la suite la légion X reste en Judée, rebaptisée Syrie Palestine après 134.


Une fois achevées leurs diverses tâches guerrières , administratives, policières ou de reconstruction,  les légionnaires appréciaient particulièrement les moments de détente offerts par les thermes après leurs rudes journées .

 

Les fouilles archéologiques ont mis au jour une piscine s'inscrivant dans un complexe de thermes publics du II e siecle

 

La piscine a été découverte à 3 mètres de profondeur, avec des conduites d'alimentation en eau et un citerne recueillant les eaux de ruissellement. Malgré des fouilles intensives dans le quartier juif actuel de Jerusalem, il s'agit du 1er témoignage romain dans ce secteur. Les dimensions de la piscine était d'au moins 20 mètres de long et au moins cinq mètres de large.

Les thermes et bains publics dans la Rome impériale étaient connus pour leur opulence et leur  beauté.

 

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 Exemples des Thermes Ier siècle de bath (Royaume-Uni)

 

Les thermes découverts à Jerusalem ont été construits pour et par la garnison et les habitants ; elle  est plus modeste, avec un sol en mosaïque simple et sans statues décoratives.

 

Selon le Dr Ofer Sion, directeur des fouilles de l’Autorité des Antiquités d’Israël : «  Lors de la fouille, nous avons découvert un certain nombre de baignoires en plâtre du côté de la piscine. Sur le côté de la piscine, nous avons trouvé un tuyau utilisé pour la remplir et sur le fond de la piscine un revêtement blanc de mosaïque simple . Le "carrelage" est estampillé de symboles de la dixième légion « Fretensis » – LEG X FR, trouvés sur le site et il semble qu’ils aient été utilisés pour couvrir un canal d’eau creusé dans le roc au fond de la piscine.

 

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Des centaines de tuiles en terres cuites ont été trouvées sur le sol de la piscine indiquant qu’il s’agissait d’une structure couverte. La marque des soldats de la dixième légion, ayant la même forme que celle figurant sur les tuiles du toit  et sur les briques , témoigne du fait qu’ils ont bâti la structure. Il semble que l’établissement de bains ait été utilisé par ces soldats qui étaient en garnison, après la répression de la révolte de Bar Kokhba en 135 après J.C., lorsque la ville d'Aelia Capitolina a été créée.

 

Photos de tuiles estampillées LXF à gauche ou LEG X F à droite (avec embleme du sanglier .

 

Sur certaines tuiles, l'estampille a été mal orthographiée, et certaines comportaient même des traces de pattes de chiens (Photo : Shlomi Amami, Autorité des Antiquité d'Israël). 

 

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La guerre de Troie a t'elle eu lieu?

Publié le 28 Novembre 2010 par Gellius dans Découvertes archeologiques

Depuis "L'Iliade et l'Odyssée", écrit il y a près de 3000 ans par Homère, des générations entières ont été émerveillées par la beauté d'Hélène, le courage d'Achille, la puissance d'Agamemnon, et bien sûr par la légende du cheval de Troie.

Mais quelle est la part de vérité dans cette légende d'Homère écrite vers le VIII ème siècle avant Jésus Christ? 

 

Depuis plus d'une centaine d'années , date de decouverte du site pouvant correspondre à la ville fortifiée de Troie par Heinrich Schliemann,  les archéologues s'efforcent de rechercher des fondements possibles de ce mythe.

Depuis 1988, le professeur Manfred Korfmann a repris les fouilles du site archéologique de Troie.  Il a découvert combien la cité était grande, comment elle a été défendue et qu'une grande bataille s'y était déroulée à la fin de l'âge du Bronze 

 

Mais qui a attaqué la ville et pourquoi ?  Guerriers Myceniens ou Hitittes?

 

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  Cratère mycénien aux guerriers, fin du XIII°s av. J.C.

Voiir article sur les guerriers de 'l'Age du Bronze grec, les myceniens 

 

Ce film diffusé sur TV 5 , basé sur les textes anciens, les dernières recherches archéologiques et le savoir des historiens, nous permet de mieux comprendre la légende de Troie.

 

- Partie 1

- Partie 2

- Partie 3

- Partie 4

- Partie 5


Pour en savoir plus voir le site de la faculté de Cincinatti au USA sur les fouilles récentes à Troie.

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Les Jeux Olympiques antiques : Pugilat, Orthepale, Pancrace

Publié le 25 Novembre 2010 par Gellius dans Actualité lecture

Paru en septembre 2010,  "Les Jeux Olympiques antiques : Pugilat, Orthepale, Pancrace"  de Brice lopez .

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Avec cette étude in situ sur les jeux Olympiques antiques, Brice Lopez nous présente les fruits de sa recherche concernant les luttes et les boxes, telles qu’elles se pratiquaient pendant l’Antiquité.

Vivre et enseigner les techniques de combat antiques, et plus spécialement l’art des anciens combattants, est la voie que s’est tracée ce passionné d’Histoire. Afin d’appréhender ce phénomène sans a priori, sa démarche expéri­mentale se veut rigoureuse et sans ambiguïté : il ne s’agit pas de reconstituer un phénomène sportif d’une certaine époque mais de comprendre la complexité des gestes athlétiques antiques, leurs liens entre eux et le lien avec les disciplines modernes.

À la fois chercheur, expérimentateur et enseignant de ces sports oubliés, l’auteur présente avec ce livre les fruits de son étude sur le pugilat (boxe), l’orthepale (lutte debout) et le pancrace (lutte globale), trois épreuves des jeux Olympiques de l’Antiquité. Il vous invite à découvrir des disciplines sportives qui n’ont rien de primitif, de simpliste et ne sont nullement dénuées de complexité technique.

Pugilat, orthepale et pancrace sont des formes de combat antiques possèdant un arsenal de techniques riches, complètes et singulières qui en font des disciplines à part entière.

 

Pour commander l'ouvrage  : http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2846172625

 

Brice Lopez, né en 1969 à Narbonne, est un spécialiste des arts martiaux de l’Antiquité. Il dirige une société de spectacles historiques, ACTA, et effectue ses recherches et expérimentations à partir des données historiques,  sur les sports de l'Antiquité ,  les jeux olympiques, la gladiature et l'escrime du Moyen Âge depuis plus de 15 ans. Son expérience martiale et sportive (judo, jiu-jitsu, boxe américaine, diverses disciplines asiatiques et bien sûr les arts antiques) est un atout pour la direction d'une équipe d'athlètes professionnels qui animent son site : le Parc Historique de Beaucaire.

 

Et si vous passez dans la vallée du Rhône, nous vous recommandons de leur rendre une petite visite !

Pour en savoir plus sur les activités du parc historique de Beaucaire

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Bâle : exposition "ERETRIA. Regards sur une cité antique"

Publié le 19 Novembre 2010 par Gellius dans Actus des musées

L’Ecole suisse d’archéologie en Grèce présente une exposition « ERETRIA. Regards sur une cité antique », présentée au Musée national archéologique d’Athènes (26 avril – 24 août 2010), puis au muséum antique  de Bâle (21 septembre 2010 – 30 janvier 2011) sous le titre : « Cité sous terre. Des archéologues suisses explorent la cité grecque d’Erétrie »

 

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L’exposition est accompagnée d’un catalogue richement illustré, édité en trois langues (français, allemand, grec), qui présente un état de nos connaissances sur le site et plus largement sur  l’histoire de la Grèce, des origines à nos jours. C’est la première fois qu’une exposition temporaire présente un site grec moins célèbre  qu’Athènes et ne se concentre pas exclusivement sur des chefs-d’œuvre de l’art grec.

Pour commander le catalogue en Français  :

http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2884744037

 

Informations pratiques : http://www.eretria.ch/fr/lesag/

 

 

 Histoire d’Erétrie

 

L’importance d’Erétrie au VIIIe siècle av. J.-C.
La cité d’Erétrie est mentionnée pour la première fois dans l’Iliade, l’une des œuvres d’Homère (VIIIe siècle av. J.-C.). Les découvertes archéologiques révèlent que la cité connaît un développement considérable dans la première moitié du VIIIe siècle av. J.-C. Les constructions de maisons se multiplient. L’élite locale, enrichie par ses activités commerciales, entre en contact avec l’Orient méditerranéen et l’Occident, en particulier l’Italie du Sud et la Sicile. Grâce à ces contacts, les Erétriens acquièrent de nouvelles connaissances dans des domaines comme les poids et mesures ou le système de rémunération. On remarquera de tels objets dans l’exposition, ainsi que des sceaux et des amulettes provenant du Proche-Orient, mais qui ont été mis au jour à Erétrie.

A l’occasion de leurs voyages et de leurs séjours sur la côte syro-phénicienne, les Grecs découvrent l’existence de l’écriture phénicienne. Ils adaptent à leur langue cette écriture étrangère, qui se lit de droite à gauche et qui omet les voyelles. Ils jettent ainsi les bases de l’alphabet que nous utilisons aujourd’hui encore. Les marchands érétriens jouent un rôle central dans la diffusion de ce nouveau moyen de communication. En effet, c’est aux Grecs que les Etrusques empruntent leur alphabet. Ce dernier se transmet ensuite aux Latins et connaît une diffusion extraordinaire grâce à l’extension de l’Empire romain. Les plus anciens témoins de l’apparition de l’écriture phénicienne en Occident sont des fragments de poterie inscrits datant de la première moitié du VIIIe siècle.

Les historiens antiques rapportent que les Erétriens et leurs voisins de Chalcis jouèrent un rôle de pionniers dans le mouvement de colonisation du VIIIe siècle, qui conduisit des Eubéens à s’établir en de nombreux sites de la Méditerranée, notamment en Grèce du Nord, en Italie, à Ischia et en Sicile, ainsi que sur la côte syrienne. Des archéologues ont trouvé dans ces sites des fragments de céramique typiques de cette époque avec leurs dessins géométriques, provenant d’Eubée. C’est ainsi que l’on peut mesurer l’extension de la présence eubéenne, et érétrienne tout particulièrement.

La cité des vivants : luxe privé au IVe et au III e siècle av. J.-C.
Erétrie connaît une seconde période d’éclat au IVe et au III e siècle av. J.-C.  Les fouilles ont révélé plusieurs vastes demeures de cette époque, qui nous informent sur l’architecture et l’habitat. L’une d’elles atteint plus de 1200 mètres carrés au sol. Les propriétaires ont pris soin d’orner et de meubler très élégamment les pièces de réception. Le meilleur exemple est donné par la Maison aux mosaïques (IVe siècle av. J.-C.). Les sols d’un vestibule et d’une salle de banquets sont décorés de pavements de mosaïques à galets ornés de scènes mythologiques : sphinx et panthères, Néréide, griffons, etc. On découvrira une maquette de la Maison aux mosaïques et une reproduction grandeur réelle d’un des pavements de mosaïques découverts en 1977. Un autre chef-d’œuvre de l’exposition a également été découvert dans la Maison aux mosaïques. Il s’agit d’une applique de terre cuite, représentant la Gorgone Méduse. Son regard pénétrant et sa bouche entr’ouverte ne sont pas effrayants, contrairement aux représentations plus anciennes de Gorgones.

 

La cité des dieux : le sanctuaire d’Apollon Daphnéphoros
Les habitants d’Erétrie vénéraient diverses divinités. Ils ont édifié pour elles des temples et sanctuaires. Les espaces religieux seront représentés dans l’exposition par les principales trouvailles qu’on y a faites. Au centre de la ville se dressait le temple d’Apollon Daphnéphoros, la divinité tutélaire d’Erétrie. Les premiers bâtiments cultuels très modestes voient le jour dès le VIIIe siècle av. J.-C. Le dernier temple, dont les frontons étaient ornés de sculptures, est construit entre 530 et 520 av. J.-C. Une maquette illustre la technique de construction d’un tel temple au VIe siècle av. J.-C., les machines qu’on y employait et le travail des tailleurs de pierre.

Le fronton ouest du temple est le mieux connu. Il rappelle la bataille opposant les Grecs aux Amazones. L’un des groupes les mieux conservés illustre l’enlèvement de la reine des Amazones Antiope par le héros athénien Thésée. Ce groupe sera illustré dans l’exposition par un moulage, qui restitue les couleurs d’origine. Il sera possible d’admirer une pièce originale, la très belle Amazone agenouillée conservée aux Musées capitolins de Rome.

La cité des morts : culte des héros et somptueux tombeaux
L’exposition « cité sous terre » offre de nombreuses informations sur les rites funéraires qu’ont pratiqués les Erétriens au cours des siècles et sur leur apport pour notre connaissance de la société. L’exposition présente en particulier une petite nécropole de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Le rituel pratiqué rappelle celui qui est décrit dans l’Iliade à propos des funérailles de Patrocle et d’autres héros homériques : les cendres du mort sont enveloppées dans du tissu et placées dans un récipient de valeur, ici un chaudron de bronze. Les guerriers furent ensevelis avec leurs armes, les femmes avec des bijoux d’or. Un triangle de pierre fut construit au-dessus des tombes. Des traces de culte suggèrent que le héros enseveli a été l’objet d’un cérémonial religieux après sa mort, d’où le nom d’Hérôon donné à cette nécropole.

La reconstitution de la tombe aux Erotes, caveau à voûte de type macédonien, sera sans aucun doute l’une des attractions les plus originales de l’exposition. Le visiteur pourra pénétrer dans le tombeau et y découvrir son mobilier de marbre.

Le nom de ce tombeau provient des 28 statuettes de terre cuite ailées, des figures d’Eros enfant, qui ont été découvertes lors de la fouille. A l’origine, elles pendaient au sommet de la voute. Ce type de tombeau est caractéristique de la Macédoine. D’ailleurs les personnages ensevelis étaient eux aussi d’origine macédonienne. Cette découverte illustre la présence macédonienne en Grèce, et particulièrement à Erétrie,  dès 338 av. J.-C.

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Gastronomie d'Apicius. Cuisiner romain aujourd'hui

Publié le 15 Novembre 2010 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre aux éditions Terran-   240 pages :

Gastronomie d'Apicius. Cuisiner romain aujourd'hui

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Le précédent ouvrage de R. Pedrazzini, "Saveurs et senteurs de la Rome Antique. 80 recettes d'Apicius" édité en 2000 est épuisé depuis plusieurs années.

 

Voici un nouvel ouvrage du même auteur qui satisfera tous les gastronomes en quête de saveurs antiques !

 

Basé sur le célèbre livre de recettes romaines  d'Apicius parvenues jusqu'à nous "De Recoquinaria" , de nombreuses recettes expliquées pas à pas, illustrées de photos, conseils et astuces de chef rendent cet ouvrage accessible à tous.

Présentation historique, recherche sur les aliments et leurs substituts actuels, utilisation des épices et des herbes aromatiques sont également largement évoqués. Grâce à ce travail, fruit de plus de 20 ans de recherches, réalisé avec l’appui avec l’appui scientifique du CNRS, Renzo Pedrazzini vous guide pour découvrir des saveurs authentiques et réaliser facilement des plats plus étonnants les uns que les autres, toujours délicieux.

 

Pour commander l'ouvrage : http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2359810138

 

Des exemples de recettes romaines sur ce blog :

  http://actu-histoireantique.over-blog.com/pages/Recettes_de_lantiquite_romaine-4062205.html

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Un navire romain du IIe siècle après J.-C. à Boulogne

Publié le 11 Novembre 2010 par Gellius dans Actus des musées

Exposition au musée château de Boulogne sur mer jusqu'au 06/12/2010 : découverte d'un navire romain  à Boulogne

THEME :

affiche_arriveabonportDécouverts en 2005, sur la plage du Châtelet (Tardinghen – Pas-de-Calais), les fragments de ce pavois sont, à ce jour, les seuls vestiges d’une embarcation maritime antique conservés sur le littoral septentrional de la France. Cet ensemble exceptionnel est actuellement en cours de restauration au laboratoire ArcNucléart de Grenoble, (son retour à Boulogne est programmé pour la mi-juin). Daté, par radiocarbone, du 2e siècle de notre ère, ce navire à rames, pourrait être l’une des galères de la Flotte romaine de Bretagne, basée à Boulogne à la même époque et chargée du contrôle du trafic maritime en Manche et Mer du Nord.

 

À l’occasion du dépôt de l’épave par le DRASSM, au Musée de Boulogne, le service archéologie et le Château Musée proposent – en collaboration avec la DRAC Nord-Pas-de-Calais (Service Régional de l’Archéologie), le Conseil Général du Pas-de-Calais, le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines (DRASSM), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), et le laboratoire de restauration Arc Nucléart – une exposition (26 juin au 06 décembre 2010) centrée autour de ce vestige exceptionnel et de son contexte historique et archéologique.

 

Cette exposition doit s’accompagner de la publication d’un catalogue rassemblant les contributions de l’ensemble des scientifiques partenaires de ce projet.

 

SECTIONS DE L’EXPOSITION
  1. archeo_epave2010« Le récit d’une découverte »

Pour ouvrir cette exposition, une mise en contexte des éléments, sur leur lieu de découverte, le cadre des recherches et le mobilier recueilli au cours de prospection pédestres sur la plage du châtelet permettra une première approche du vestige.

 

  1. « Une galère romaine ? »

Cette seconde partie consacrée à l’étude architecturale de l’épave (menée par Eric Rieth et Elizabeth Veyrat) et son interprétation), sera illustrée de reconstitutions de démonstration, en bois, d’une maquette comparative et surtout présentera la seule représentation antique d’un navire du Nord de la France, avec le bas-relief dit de la « trière radians », conservé au Musée de Boulogne.

 

  1. « Boulogne : Porte de la Britannia »

Afin de replacer l’épave dans le contexte local et régional, une évocation d’un quai du port antique de Boulogne, avec la présence de la Nymphe fontaine découverte lors des fouilles de 1992-1993. Les différentes activités portuaires seront présentées : pêche mais aussi commerce. Les divinités protégeant la navigation, trouveront ici leur place - notamment la déesse Nehalennia, avec présence exceptionnelle de l’un des autels votifs du site de Colijnsplaat (Pays-Bas) évoquant le trafic entre Boulogne et le Kent. Celui-ci sera suggéré à l’aide de vitrines de mobilier identique provenant des sites de Boulogne et Douvres, bases continentale et insulaire de la Flotte romaine de Bretagne.

 

« chargements et déchargement : le trafic en Manche-Mer du Nord »

S’ouvrant plus largement à la navigation commerciale en Manche et Mer du Nord à l’époque romaine, cette partie de l’exposition présentera notamment quelques uns des lingots de plomb de l’épave de Ploumanac’h et la maquette de l’épave de Blackfriars.

 

« une restauration délicate »

Le laboratoire régional de conservation-restauration du Commissariat à l'Énergie Atomique de Grenoble ArcNucléart proposera ici une présentation du procédé spécifique de restauration des bois gorgés d’eau, illustré de mobilier archéologique et technique. Un « story-board » de la restauration de l’épave de Tardinghen servira de support à la démonstration.

 

« Sous les eaux, une autre archéologie »

Pour conclure l’exposition, les travaux des associations locales de plongées, sous le contrôle du DRASSM et la projection de films sur les fouilles archéologiques subaquatiques et Sous-marines permettront au visiteur de découvrir cette discipline particulière.

 

Pour en savoir plus

 

http://www.ville-boulogne-sur-mer.fr/chateau-musee/details/172-arrive-a-bon-port-

 

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Fouilles archéologiques: les révélations du port antique de Narbonne

Publié le 10 Novembre 2010 par Gellius dans Découvertes archeologiques

 
Durant l'été 2010, une équipe de recherche dirigée par Corinne Sanchez, chargée de recherche CNRS au laboratoire Archéologie des Sociétés méditerranéennes (1) a fouillé les sites de Port-la-Nautique et du Castelou près de Narbonne. Elle a mis au jour , au milieu des marécages, des structures portuaires jusque là recouvertes de sédiments. Ces découvertes confirment l'importance du port antique de Narbonne, considéré comme l'un des plus grands ports de l'Antiquité et montrent la volonté des Narbonnais de pérenniser une activité commerciale régulière. Deux opérations de fouilles se déroulent actuellement et jusqu'au 19 novembre 2010 afin de réaliser des sondages mécaniques et des prospections géophysiques subaquatiques complémentaires.

Considéré comme le deuxième port de l'empire romain en Occident après Ostie (2), le port antique de Narbonne fascine les archéologues depuis de nombreuses années. Afin de mettre en valeur les vestiges de la Capitale de la Gaule Narbonnaise, une équipe pluridisciplinaire de recherche a été mise en place dans le cadre d'un partenariat de quatre ans signé entre le CNRS, la région Languedoc-Roussillon (principaux financeurs de ce programme de recherche évalué à 2.6M€), l'Université Montpellier 3, l'Inrap, le ministère de la culture (DRAC et DRASSM) et une convention avec le Conservatoire du Littoral, propriétaire du site de recherche, en particulier celui du Castelou (3).

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Blocs de corniche appartenant à un probable temple
de Narbonne réutilisés pour le bas-côté de la chaussée.

Au cours de l'été 2010, différents vestiges ont été mis au jour sur les sites du Castelou et de Port-la-Nautique après une première phase de recherche:

- Sur le site de Port-la-Nautique, les prospections géophysiques ont permis de repérer un canal d'une soixantaine de mètres de long qui se dirige vers de vastes entrepôts de "dolia" (grands vases de stockage). Cet aménagement suggère que du vin en vrac était amené par bateaux citernes et déchargé dans des ports spécialement aménagés pour le transfert.

- Sur le site du Castelou, plusieurs sondages ont mis en évidence deux jetées servant au déchargement des marchandises. Construites grâce à l'apport de matériaux divers comme des galets mais également des éléments de récupération de monuments et des déchets recyclés (amphores ou démolition de maisons romaines) elles étaient l'aboutissement de voies antiques et assuraient la communication entre la cité et sa zone lagunaire. Une plage aménagée, permettant l'accostage de petites embarcations a été également repérée. Autre découverte: durant l'Antiquité tardive des éléments architecturaux provenant d'un temple démantelé ont été utilisés pour renforcer le bas-côté de la chaussée. Ainsi, la parure monumentale de Narbonne, fort mal connue, réapparaît, loin de son implantation d'origine, à partir de ces vestiges remobilisés.

Dans ces zones restées humides depuis plusieurs siècles, les chercheurs ont retrouvé des structures en bois intactes (car protégées de l'air et de la lumière): des renforts latéraux de la chaussée, des appontements, des ancrages d'une machine élévatrice (palan ou grue), plus de 200 pieux. Leur analyse en laboratoire permettra de déterminer les essences d'arbres utilisées et de reconstituer le couvert forestier de la région. L'étude des traces d'outils mettra par ailleurs en lumière les différentes techniques du travail du bois et le niveau des savoir-faire des artisans.

Le rôle portuaire de ces structures, qui s'avancent dans les marais est confirmé également par la présence de pierres étrangères à la géologie locale, comme le basalte ou l'ophiolite, utilisées comme rejets de lest de navires ainsi que d'éléments liés au commerce, omniprésents dans tous les sondages. Plusieurs lourdes masses métalliques provenant de la réduction de minerais de fer montrent le stockage sur place de cette matière première destinée à l'exportation.

Ainsi, la corrélation de toutes ces découvertes récentes apporte des données nouvelles sur l'aménagement du littoral narbonnais et la question des ports. Les fouilles de 2010 ont révélé en particulier l'importance des moyens mis en œuvre pour entretenir ces jetées pendant la totalité de la période antique, répondant à la volonté des Narbonnais de pérenniser coûte que coûte une activité commerciale régulière, non soumise aux aléas d'un fleuve fluctuant.


Notes:

(1) CNRS/ Ministère de la Culture/ Université Paul-Valéry/ Inrap.
(2) Le port antique de Rome, situé à l'embouchure du Tibre, à 35 km au sud-ouest de Rome.
(3) conjointement géré par la commune de Narbonne et le CPIE des Pays Narbonnais.


Source: CNRS
Illustration: © C. Sanchez, CNRS
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Exposition sur le "blé, l'autre or des romains" prolongée jusqu'au 18 janvier 2011

Publié le 9 Novembre 2010 par actu-histoireantique.over-blog.com dans Actus des musées

L'exposition réalisée par le musée archéologique de Bavay ( Nord) qui a été présentée au public depuis avril 2010 est prolongée jusqu'au 18 janvier 2011 (source Conseil général du Nord).

 

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Présentation de l’exposition

Le musée/site archéologique départemental à Bavay s’arrête chaque
année, à l’occasion d’une grande exposition, sur un aspect essentiel
et souvent méconnu de la culture galloromaine.

 

De la culture à la consommation 
À travers le blé, la société romaine apparaît sous un jour inédit : des "moissonneuses" poussées par des ânes, des distributions publiques
de blé, du pain destiné à accompagner des huîtres... Pour le moins
surprenantes, ces découvertes renseignent également sur les grandes
orientations alimentaires, économiques, commerciales, politiques
et même religieuses des Romains. Plus que des miettes, le blé
dévoile une facette essentielle de
la société romaine.

BrouetteLe blé, l’autre or des Romains rassemble pour la première fois une
 centaine d’objets issus de collections
françaises, italiennes, belges et
hongroises. Serpes, meules, moules
à gâteau, cornes d’abondance, statuette
de Fortuna et bien d’autres objets plongent
le visiteur dans l’intimité d’une civilisation. La découverte de ces objets exceptionnels, dont certains n’ont jamais été exposés en France, se fait à la lueur de panneaux explicatifs, d’animations pour les enfants, d’une vidéo reconstituant la récolte du blé, d’une boulangerie pompéienne reconstituée... Une exposition passionnante, résolument tournée vers le grand public.

Les points forts de l’exposition

  • Plus de 100 objets issus de collections françaises et étrangères.
  • Un programme d’animations pour toute la famille. 
  • La reconstitution d’une boulangerie pompéienne. 
  • Un film inédit reconstituant la récolte du blé à l’époque romaine.

 Le parcours muséographique

Du labour des champs jusqu’à la consommation du pain chez les Romains, le musée/site archéologique départemental à Bavay propose de suivre le cheminement du blé, révélant au passage un quotidien et une vision du monde. En contrepoint, la présentation des sources historiques et scientifiques montre comment se sont constituées les connaissances sur ce sujet.

Pour les jeunes visiteurs, un petit guide dédié au 8-12 ans les accompagne dans un parcours ludique à travers l’exposition.

FourcheLe travail dans les champs
L’exposition débute dans les champs de blé de l’Empire romain. L’économie agricole y occupait une place essentielle. Du labour à la moisson, le visiteur découvre les objets utilisés pour le travail des champs : aiguisoir, faucille, serpe, fourche, houe, joug, araire et le vallus, la "moissonneuse gauloise". Apparaissent alors des champs de blé bien différents de ceux que l’on connaît aujourd’hui, avec des techniques de production et des espèces aujourd’hui disparues.

Monnaie à l'effigie de CérèsLes rites et les croyances
La suite de l’exposition plonge le visiteur dans les rites et les croyances de la société romaine. Les Romains prenaient un soin tout particulier à s’assurer de la pax doerum, la bienveillance des divinités pour chacune de leurs actions. L’importance qu’accordait la société romaine à la production du blé s’exprimait donc naturellement via une religiosité très riche autour de la céréale. Ainsi, parmi les nombreuses divinités et fêtes agricoles, la déesse des moissons Cérès assurait la fertilité des champs.

Le commerce et le stockage
La troisième partie du Blé, l’autre or des Romains est consacrée au commerce et au stockage du blé. L’Empire romain représentait une vaste zone de libre échange à monnaie unique. Grâce à un réseau de voies maritimes et terrestres, les grandes zones de production agricole, comme la Sicile, l’Égypte et l’Afrique du Nord, alimentaient en céréale les nombreux habitants de Rome (1 million d’habitants). Le visiteur découvre également les différents modes de stockage, comme les entrepôts d’Ostie, qui assuraient la préservation et l’acheminement des denrées. 

FourcheLa consommation
Le visiteur découvre ensuite que le blé constituait la base de l’alimentation des Romains, consommé sous forme de bouillie, de galette et de pain. Ainsi, meules domestiques,
moulins hydrauliques, boulangeries étaient familiers à toutes les classes sociales. Pour le pouvoir, garantir du pain et des jeux aux citoyens Romains était crucial. Les distributions publiques de blé étaient une composante essentielle de la politique romaine.

Les données historiques et scientifiques
Pour finir, l’exposition présente les données historiques et scientifiques qui ont fondé les connaissances sur le blé dans l’antiquité romaine. Les textes antiques, la carpologie (étude des graines et des fruits), l’archéoentomologie (étude des restes d’insectes), l’étude des meules, l’archéologie du pain et la numismatique (études des monnaies) sont ainsi présentés aux visiteurs.

 

  

 

Quelques objets majeurs

FaucilleFaucille
Fer ; L. 28 cm ; l. 6,3 cm
Esplanade d’Arles, Musée départemental Arles Antique.
Complète, elle comporte trois rivets pour la fixation du manche en bois qui ne s’est pas conservé. Tout comme la serpe, la faucille est un outil en fer à tranchant courbe, utilisé pour la moisson.

 

 

Stèle figurant PriapeStèle figurant Priape
Calcaire ; H. 51 cm ; l. 22,5 cm ; prof. 9,5 cm
Budapest, Musée national hongrois.
Priape est représenté sous forme d’un personnage barbu, soulevant sa cape pour accueillir des fruits. Ce geste laisse entrevoir son sexe en érection. À ses pieds, un panier rempli de fruits. Priape est le fils de Vénus et de Bacchus. Il est pourvu d’un sexe démesuré et grotesque. Généralement, il est représenté comme le protecteur des jardins et des vergers.

 

Sesterce de NéronSesterce de Néron
Alliage cuivreux ; 23,03g
Paris, Bibliothèque nationale de France.
64 après J.-C.
Au revers, vue sur le port d’Ostie. En haut, on distingue un phare surmonté par Neptune. En bas, le Tibre est personnifié sous les traits d’un personnage allongé tenant un gouvernail et un dauphin. Au centre sont représentés onze bateaux de tailles diverses. Le port est entouré par des quais à gauche et par des brise-lames à droite.

Moule à gâteauxMoule à gâteaux
Terre-cuite ; diam. ca 13-18 cm ; ép. ca 1,4-1,8 cm
Savaria (aujourd’hui Szombathely, en Hongrie), Budapest, Musée national hongrois.
Fin IIe-début IIIe siècle après J.-C.
Ces moules à crustulum (gâteau romain spécialement fait à la période du Nouvel An) ont été découverts à Savaria (capitale de la province romaine de Pannonie Supérieure). Différentes représentations sont illustrées sur ces moules allant de la scène érotique à la représentation d’une divinité.

Guirlande avec épis de blé

Guirlande avec épis de blé

Enduit peint ; L. 85,3 cm ; l. 45,5 cm
Maison du Cryptoportique à Pompéi, Naples, Musée archéologique national, IIe style pompéien, vers 40 av. J.-C.
Le fragment représente une guirlande constituée en partie d’épis de blé et de fruits. De nombreux graffiti sont présents. Ce fragment est un élément de la paroi décoré d’une maison pompéienne.

 

CatillusCatillus
Grès ; diam. conservé : 61 cm ; diam. de l’œil (circulaire) : 19 cm ; H. conservée : 56 cm,
Amiens, rue Frédéric-Petit, Musée de Picardie.
Il s’agit d’un catillus (ou meule supérieure) de type pompéien (c’est-à-dire à traction animale). Cette meule est incomplète, seule la partie centrale avec les trous d’emmanchement est conservée. Deux aménagements latéraux quadrangulaires diamétralement opposés accueillent les trous d’emmanchement carrés. Chaque trou d’emmanchement est complété par deux perforations latérales pour le maintien du dispositif d’actionnement.

 

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Dossiers d'archeologie novembre/decembre 2010 : Architecture grecque

Publié le 5 Novembre 2010 par Gellius dans Actualité lecture

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Description du numéro Dossiers d'Archéologie n° 342 de novembre-  decembre 2010

Chacun – le touriste comme l’amateur cultivé, l’archéologue travaillant en Grèce ou dans un autre pays – croit connaître l’architecture grecque, grâce à son édifice emblématique : le Parthénon, qui apparaît si souvent sur des écrans ou des photographies publicitaires sans qu’il soit nécessaire de le nommer, un privilège dont jouit parfois aussi le temple de Poséidon au cap Sounion. Pourtant, il paraît nécessaire de bousculer cette image figée et quelques autres idées reçues.

 

Sommaire

Pour voir le sommaire détaillé :

http://www.dossiers-archeologie.com/numero-342/architecture-grecque.3245.php

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Mosaïques greco-romaines

Publié le 27 Octobre 2010 par actu-histoireantique.over-blog.com dans Actualité lecture

Vient de paraitre  un beau livre : Mosaïques greco-romaine (octobre 2010)

 

Par Umberto Pappalardo, Rosaria Ciardiello (320 pages)

 

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Les mosaïques gréco-romaines sont une des formes artistiques les plus représentatives du monde antique. Et comme la plus grande partie des peintures murales de cette époque n ont pas été conservées, elles présentent une importance capitale pour notre connaissance de l art antique dans son ensemble. Les mosaïques sont en effet le seul témoignage que nous possédons sur la grande peinture de chevalet : la mosaïque d Alexandre, par exemple, qui fut découverte dans la maison du Faune à Pompéi, est la copie d un célèbre tableau que Pline attribue au peintre grec Philoxénos (IVe siècle av. J.-C.). Cette étude approfondie de l art des mosaïques passe en revue leurs origines, leurs typologies, leurs techniques d exécution, ainsi que leur évolution au cours des siècles. Les photographies qui accompagnent le texte révèlent l éclatante beauté et l harmonie raffinée des mosaïques antiques qui ont été retrouvées dans tout le bassin méditerranéen.

 

Biographie de l'auteur
Umberto Pappalardo a été professeur d archéologie classique à l université de Fribourg, en Suisse, et « visiting professor » à l université de Tokyo, de Cordoue et de Buenos Aires. Il a été inspecteur des fouilles de Pompéi et directeur des fouilles d Herculanum puis a dirigé des fouilles en Italie, en Grèce, en Turquie et en Israël et collaboré avec l American School of Classical Studies pour les fouilles de Corinthe. Il est membre de l École archéologique italienne d Athènes, de l Institut italien de dendrochronologie, de l Institut archéologique allemand, de la Fondation Alexandre von Humboldt et de la Fondation Takeshita. Il enseigne aujourd hui l archéologie grecque et romaine à l université Suor Orsola Benincasa de Naples. Il a publié des centaines d articles dans les plus grandes revues scientifiques.

Après une maîtrise de lettres classiques, Rosaria Ciardello s est spécialisée en archéologie classique. Elle a obtenu un doctorat en archéologie classique de la Grande Grèce de l université Federico II de Naples. Elle est aujourd hui assistante de recherche à l université Suor Orsola Benincasa de Naples. Elle collabore avec les services archéologiques des provinces de Naples et de Caserte et a participé aux fouilles de Pompéi, de Capri et de Cumes.

 

Pour le commander  :

 

http://astore.amazon.fr/civilisantiqu-21/detail/2850883263

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