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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 19:23

Une pêcherie gallo-romaine d'eau douce , datée du I er siècle de notre ère, a été découverte par L'INRAP à Pont sur Seine, au lieu dit le Gué des Han, au niveau d'un ancien bras de la Seine .

 


Agrandir le plan

 

 

Cette pêcherie, en excellent état de conservation car conservée en milieu humide, se présente sous la forme de deux palissades composée de pieux verticaux reliés les uns aux autres par un "mur" de clayonnage en osier

Le dispositif est  en forme de V ouvert à l'amont et se resserant à l'aval, dirigeant les poissons vers un système de nasses et/ou de filets par d'ingénieux dispositifs les empêchant  de s'enfuir...

Il s'agit d'une découverte rare, même s'il  existe quelques vestiges s de ce type en Gaule -Romaine, dont une sur la Saone reconstitué au musée Vivant-Denon (Chalon-Sur-Saone)  :

 

pecherie-copie-1.jpg

      Pêcherie gallo-romaine  dans la Saone - maquette du musée Vivant-Denon

 

« L'intérêt de cette structure permet de mieux comprendre les techniques de prise des poissons, ainsi que la gestion de la rivière, et celle de l'environnement forestier », commente Didier Dréano, ichtyologue spécialisé dans l'étude des poissons. Elle permet éaglement de faire la lumière sur des métiers gallo-romains et la vie quotidienne des populations vivant au bord du fleuve. 

L'état du site est remarquable avec une structure complète en place qui renseigne sur la pratique de l'activité halieutique à l'époque gallo-romaine. Six nasses en osier tressé sont encore en place dans le dispositif, dont une superbement bien conservé, dans un état proche de son état d'origine et d'environ 1,50 m de long.

 pecherie2.jpg

La nasse en osier  découverte à Pont sur Seine dans un parfait état de conservation (photo Canal 32)

 

« La datation du site, contemporain du Ier siècle après notre ère, a été rendue possible par la découverte sur place de plusieurs éléments de céramique » déclare Didier Dréano. Le chantier s'achèvera dans une semaine ou deux. 

Voir la video des fouilles sur Canal 32 présentant l'ensemble des découvertes : cliquez ici

Sousse museum peche-aphrodite-f4e25-copie-2

Scène de pecherie romaine : au bout du piège en V,  des Amours dans une barque capturent des poissons dans un filet, pendant q'uun autre à droite pêche à la ligne , sous les yeux d'Aphrodite - Peinture du III ème siècle - Musée de Sousse - Tunisie (photo A.Stephan)

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 21:51

Trois documentaires récents qui détaillent les derniers instants de Pompeï  et d'Herculanum , riches villes romaines détruites en 79 après JC par une éruption du Vésuve et ensevelie sous les cendres volcaniques:

 

1- L'éruption du Vésuve en 79 apres JC

L'éruption vue de  Pompei, telles que décrite dans les lettres de Pline le Jeune à Tacite et qui s'est déroulée en plusieurs phases , qui illustre la violence de la destruction de la ville reconstituée en image de synthèse :

 

pompei.jpg

 

 

2- Les civilisations disparues : Herculanum ( France 5) 

La  cité  d'Herculanum a été littéralement "carbonisée" par une nuée ardente du Vésuve, dont le souffle chaud a atteint les 500 ° C dans la ville, ne laissant aucune chance aux habitants , mais ayant permis une excellente conservation archéologiques par calcination de matériaux fragiles comme le bois, aliments, cuirs, cordes, rouleaux de papyrus... ...

La cité antique été redécouverte grâce à la campagne de fouilles lancée par Charles III de Bourbon, en 1738. Le roi de Naples souhaitait enrichir les collections royales et faire ainsi étalage de sa grande puissance. Les premiers fouilleurs étaient à la recherche d'œuvres d'art et de marbre, détruisant des trésors archéologiques " sans intérêt".

Avec Pompéi, Herculanum fait partie des premières pages de l'archéologie moderne, mais les archéologues continuent à faire de belles découvertes présentés dans ce documentaire et à mieux comprendre la vie quotidienne de ses habitants .

 



 

 

3- La cité disparue de Pompeï et l'histoire des derniers survivants

Ces deux documentaires alternent interviews de scientifiques et reconstitution des scènes des derniers jours de Pompeï et des ses habitants.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 15:58

Lors d'une étude en 2013 d'ossements au rayon X issus d'une tombe d'un soldat antique découverte vers 1980 dans la ville de Serres dans le Nord de  la Grece , le professeur Anagnostis Agelarakis, anthropologue  à l'Université Adelphi -USA, a fait une découverte assez exceptionnelle.

Ce vétéran avait une pointe de fleche encore fichée dans le bras, mais a survécu plusieurs dizaines d'années, jusqu'à l'age de 60 ans environ. La tombe se trouvait en Macedoine antique, sous le règne de Philippe II, père d'Alexandre le Grand, dont la capitale se trouvait à Pella (Vergina actuelle) .

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Localisation de la tombe du soldat grec ou macedonien

 

S'agit-il d'un vétéran macedonien, ayant combattu aux côtés de Philippe II contre les autres cités grecques , ou au contraire, un vieux soldat issu d'une cité grecque soumise, venu finir ses jours en Macedoine dans le nouveau royaume macedonien étendu à toute la Grece en 336 avant JC ? Aucun des indices découverts avec la tombe ne permet de l'affirmer.

 

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Phalangite macedonien de l'armée de Philippe II : Pezhetairoi ou "Compagnon à pied" - Dessin Jonnhy Shumate avec son aimable autorisation

La pointe de flèche en bronze dotée de barbelure, s'est fichée dans son avant bras gauche, dans l'os du cubitus, générant une excroisssance osseuse: avait il cherché à se protéger avec son bouclier, tenu habituellement par l'avant bras gauche dans les armées grecques et macédoniennes , que la flèche aurait transpercé?

 

Greek_warrioir_X_ray_EN.jpg  

Détail de l'os de l'avant -bras avec la point de flèche en bronze fichée photo North Shore-LIJ.

      fleche_thessaloniki-copie-1.jpg

Pointes de fleches macedonniennes, issue de la maison 49 d'Olynthos, ville que Philippe II a assiégé en 348 avant JC, lors de la guerre contre la ligue de Chalcidique. La pointe centrale à barbelure porte l'inscription " de Philippe".

 

Quoiqu'il en soit, ce blessé à fait  rapidement l'objet de soins médicaux , ce qui a permis d'éviter l'infection. L'examen du cubitus montre que les tentatives de retrait de la pointe de fleche ont échoué, et que le pauvre soldat a vécu toute sa vie avec cette pointe de fleche fiché dans le bras , ce qui devait être plutot douloureux : cela a dut etre définitivement handicapant et l'a rendu inapte au combat.

 

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Céramique de la période classique :  Achille soigne Patrocle d'une blessure à l'avant bras lors de la Guerre de Troie- Peinture de Sosias - environ 500 avant JC - Berlin Museum .

Ce type de découverte est plutot exceptionnel en archéologie : s'il arrive de trouver , dans les tombes,  des pointes de fleches fichées dans les os (notamment dans les vertèbres, et ce depuis le Neolithique) , ces dernieres ont généralement entrainé la mort de la victime.

Ici, la blessure n'a pas été fatale et a été suffisamment bien soignée pour permettre à l'individu de finir tranquillement ses jours jusqu'à un âge d'un soixantaine d'années, age tres respectable pour l'époque : cette découverte nous offre un cliché à la fois des rudes conditions de vie des soldats grecs et macedoniens, mais aussi de la qualité des soins qui pouvaient leur être prodigué sur le champ de bataille.

Philippe II a lui-même subit de graves blessures lors de campagne, il était devenu boiteux suite à une grave blessure à la jambe, et avait perdu son oeil droit par une blessure de fleche.  Alexandre Le Grand a également  subit plusieurs blessures sérieuses lors de ses campagnes ,  dont il s'est remis grâce à des soins de bonne qualité, malgré les risques infectieux élevés à cette époque. Ptolémée (repris dans l'Anabase d'Arrien) décrit ainsi une des plus graves blessures du conquerant, lors de l'attaque de la capitale des Malles, aux confins de l'Inde : « Alexandre fut atteint d’une flèche qui pénétra la cuirasse et traversa la poitrine au-dessus du sein, de sorte que, comme le dit Ptolémée, à chaque expiration, il sortait en même temps de la blessure de l’air et du sang » (Arrien VI, 10, 1)

Les anthropogues ont également tenté de reconstituer l'allure ce de vétéran , à partir de son crâne :

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Reconstitution du visage du vétéran de l'armée grecique ou macedonienne . Dessin de Argie Agelaraki

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:32

Pour les journées nationales de l'archéologie, ce samedi 8 juin à 20 H50, Arte et le célèbre réalisateur Jean jacques Beneix ( réalisateur de nombreux films comme 37,2 ° le matin ou diva, mais aussi de plusieurs documentaires) , nous offrent un nouveau regard sur les gaulois , à la lumière des découvertes archéologiques les plus récentes : les Gaulois, au delà du mythe ".

Voir un extrait video du début du documentaire :

 

 

Primitifs ? Querelleurs ? Moustachus ? Non ! Avec Jean-Jacques Beineix, les Gaulois regagnent leurs titres de noblesse, ceux d’une civilisation qui n’a rien à envier à ses voisins de l’Antiquité.

Dans un documentaire très complet, il donne la parole aux archéologues qui renouvellent notre perception des Gaulois.

 Dès le premier plan, un travelling autour la statue de Vercingétorix à Alésia, le réalisateur Jean-Jacques Beineix plonge au cœur du quiproquo fondamental qui entoure notre vision des Gaulois. Celle d’un peuple des origines, courageux et insoumis, mais primitif. Sous la moustache épaisse de la statue, on reconnaît en effet les traits de son commanditaire, Napoléon III, soucieux d’incarner le prolongement moderne de ce héros national des premiers âges. Sauf que la Gaule n’était en rien un pays, que Vercingétorix était glabre et que les Gaulois n’étaient pas ces barbares que se plaisaient à caricaturer leurs voisins grecs et romains.

Beineix fait le portrait de leur réhabilitation, emboîtant le pas aux archéologues et aux nombreux spécialistes qui font parler os, pollens et graines laissés derrière elles par les populations gauloises. Ni chasseurs de sangliers ni coupeurs de gui, ces derniers ne vivaient pas dans des forêts, qu’ils avaient intensément défrichées pour laisser place aux champs. Agriculteurs, éleveurs, métallurgistes hors pair, ils se livraient même à des esquisses d’industrie, révélées par des recherches récentes : des tranchées de plusieurs kilomètres pour extraire l’or avec des techniques sophistiquées, des exploitations de sel qui génèrent des millions de mètres cubes de déchets de poterie en Lorraine, etc.

Et s’ils n’ont guère laissé de textes, privilégiant la tradition orale, si leurs bâtiments étaient faits de bois dont ne subsistent que des empreintes dans le sol, les vestiges de leurs sanctuaires imposants sont là pour témoigner du raffinement de leurs cultes.

Mais comme l’a bien décelé le réalisateur de 37°2 le matin, cette réhabilitation a son envers : celui de vouloir à toute force faire des Gaulois une sorte d’égal des Romains. Au risque de masquer ce qui fait leur spécificité, comme se le demande l’un des chercheurs à la fin du documentaire.

Inlassablement, les archéologues reviennent donc à l’objet de leur fascination, à cette « part de fiction » irréductible dans notre vision des Gaulois. Elle se nourrit des non-dits de l’écriture de César, très laconique dans la Guerre des Gaules, et des traces archéologiques, souvent ambiguës. Sous le discours scientifique, l’imaginaire affleure. Ce que résume René Char, dans une citation à l’issue du documentaire : « Un poète doit laisser des traces de son passage et non des preuves. Seules les traces font rêver. »

 Pour ceux qui l'aurait manqué, voir le reportage complet en replay :

 

 

 

 

Dans le même esprit , ARTE nous propose dans la foulée une serie documentaire de très belle facture , toujours sur la thématique des gaulois, en partenariat avec l'INRAP : il s'agit de la série "Sur nos traces" consacrées au Gaulois.

Voir le résumé en image video de 6 mn  de cette serie en 5 episodes :

 

10/06 à 17h45 : "Le guerrier gaulois" : Les guerriers gaulois, on a tous l’impression de bien les connaître. On les imagine bagarreurs, irascibles, désordonnés…mais les dernières découvertes archéologiques nous en dépeignent une toute autre image. Les Gaulois étaient en fait de redoutables combattants, craints tout autour du bassin méditerranéen. Et, contrairement à tous les clichés, ces combattants étaient très raffinés.

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Le cavalier gaulois:  un aristocrate  en arme (Ier siècle avant JC - dessin Jonnhy Shumate avec son aimable autorisation)


11/06 à 17 h45: "La famille gauloise" : Les Gaulois vivaient-ils dans des petits villages de huttes rondes perdus au milieu des bois ? L’archéologie aérienne puis les fouilles extensives menées préalablement à la construction des autoroutes et des lignes à grandes vitesses ont récemment montré qu’au contraire l’occupation du territoire était dense : une ferme tous les 500 à 1 000 m en moyenne. La ferme était au cœur de la vie de la famille gauloise, la cellule de base de la société. De nombreuses activités domestiques rythmaient son quotidien : culture, élevage, tissage… 


12/06 à 17 h 45 : "Le druide gaulois" : Il est un personnage qui intrigue particulièrement dans la société gauloise. Cible des fantasmes les plus ésotériques, la légende lui prête des pouvoirs et des connaissances presque surnaturels. Ce personnage, c’est le druide. Peu de textes nous renseignent clairement sur son rôle, mais l’archéologie, depuis trente ans, lève peu à peu le voile sur cette figure gauloise. Les dernières fouilles nous permettent de dresser le portrait d’un homme omnipotent car omniscient. Il concentre en effet des compétences religieuses, politiques et judiciaires, grâce à ses vastes connaissances. Astronome, mathématicien, philosophe ou encore botaniste, le druide est le savant de la société gauloise


13/06 à 17 h45: "Le forgeron gaulois" : L’âge du fer ça vous dit quelque chose ? C’est ainsi que l’histoire dénomme la période gauloise car les Gaulois ont été les premiers à dompter le fer. Ils étaient des experts de la métallurgie, une maîtrise qui leur a permis de réaliser de grandes avancées technologiques. Armuriers hors pairs, ils ont conçu toute une gamme d’armes « nouvelle génération ». Les forgerons ont réussi également à  créer toute une panoplie d’outils qui vont révolutionner la vie de tous les jours des Gaulois. Mais ce n’est pas tout, ces artisans avaient également de réels talents d’artistes

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Le forgeron du village gaulois de Saint Julien  (31), village qui a servi de lieu de tournage au reportage précédent de JJ Beneix


14/06 à 17 h45 : "Le banquet gaulois" :Le repas de fête français classé au patrimoine mondial de l’Unesco ? Une histoire d’amour entre les Français et leur table qui remonte au temps des Gaulois !  Le banquet gaulois est codifié et ritualisé : placement des convives selon leur rang, choix des mets, des boissons et des accessoires, rien n’est laissé au hasard. Il clôt les cérémonies religieuses, les assemblées guerrières ou politiques, et sert également à rendre un dernier hommage aux défunts.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 10:41

Une équipe de chercheurs canadiens ont récemment publié (dans RSNA RadioGraphics)la reconstitution en 3D de coiffures de deux femmes de l'empire romain , à partir de momies de l'Egypte romaine découvertes au XIX ème siècle sur le site d'Hawara  (Fayoum) et de Thèbes antique (Louxor actuelle) .

C'est également dans la nécropole du Fayoum qu'ont été découverts au XIX ème siècle , peints sur les cercueils, les célèbres portraits qui donne  une image réaliste la population du site entre le Ier et le IV ème siècle de notre ère (plus de 1000 portraits établis du vivant des personnes) .

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Portrait d'une femme romaine du Fayoum - II ème sicèle apres JC 

Cette fois, il s'agit de reconstitution scientifiques  de visages et de coiffures antiques  qui ont été réalisées à partir des techniques issues de la police scientifique , techniques dont le réalisme des reconstitutions est saisaissant.

Une jeune femme romaine du II ème siècle après JC 

La premiere momie est celle d'une jeune femme de vingt ans, d'un taille d'un 1,60 m, dont les causes de la mort ont peut être été provoqué par une curieuse blessur à l'abdomen , percé de 3 trous de 3-4 mm disposés en trinagle. Cette momie , dont le nom est incounnu, a été  trouvée dans un très beau sarcophage conservé au Redpath Museum :

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Sarcophage de la jeune momie - source Nicolas Morin- McGill University

Elle est datée de la  la moitié du II ème siècle apres JC. Cette jeune femme est issue d'un milieu aisé, si l'on en juge par son sarcophage et la coiffure complexe de sa chevelure brune : il s'agit d'une coiffure typique de la moitié du II ème siècle après JC ou de fines tresses sont amenées sur le haut de la tête vers un tutulus ( chignon). 

 

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Reconstitution 3D de la jeune romaine d'Egypte du II ème siècle après JC - Source Victoria Lywood - J.A. College

Ce qui est intéressant, c'est de retrouver aux confins orientaux de l'Empire romain, le portrait de cette jeune romaine dont la coiffure est directement inspirée d'une mode impéraile de l'époque , si l'on en juge par une répresentation courante de l'impératrice Faustine la Jeune , au milieu du II ème siècle (soit au même age que la momie). Il s'agit de l'épouse de l'empereur Marc - Aurèle;, et mère du non moins célébre empereur Commode.

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Aureus (pièce d'or) représentant Faustina la Jeune (145 ap JC) 

 

Une matrone aux cheveux blancs du III ème / IV ème siècle de Thèbes

Une autre momie recontituée provient de la ville antique de Thèbes, et plus agée cette fois (environ 60 ans, ce qui est un age respectable pour l'époque) et qui faisait également 1,60 m.La momie a été datée de 200 ans plus tard, au bas empire romain (datation carbone 14 entre 230 et 380 après JC) , à une époque où l'Egypte devient un centre important pour la religion chretienne et où la momification est une pratique qui se fait de plus en plus rare.

Cette femme avait les cheveux blancs et de sérieux problèmes dentaires, plusieurs dents lui manquaient et elle souffrait d'affligeants abcès.

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Reconstitution 3D de la matrone de Thèbes du III-IV ème siècle - source Victoria Lywood - J.A. College

 

 

 

 


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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:05

"Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage..." (Du Bellay).

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C'est une très belle exposition et un beau voyage  que nous présente le musée de Lattara-Henry Prades (agglomération de Montpellier) en 2013, sur un thème original : elle évoque les explorations et les premières routes commerciales à l’origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule du Sud entre le VII ème et le Vème siècle avant JC (correspondant à la "période archaïque" pour La Grece et au Ier age du fer - "Halstatt" pour la Gaule).

Plus de 400 objets exposés, permettent de retracer ces parcours complexes d’un bout à l’autre du monde connu des Grecs, du cœur de l’Europe celtique jusqu’au Caucase.  Cette exposition est labellisée d'intérêt national par le ministère de la Culture. 

 

 

Le nord-ouest de la Méditerranée était un des nombreux horizons atteints par les Grecs au VIIème siècle avant JC, horizons qui s'étendaient de l'Egypte à la mer Noire et jusqu'au détroit de Gibraltar, alors qu'Homère venait de rédiger quelques décennies auparavant l'Illiade et l'Odyssée.

 

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© Musée Henri Prades - Lattara

 

Les Grecs cherchaient dans le sud de la Gaule et en Iberie  des produits rares, comme le cuivre pour la fabrication du bronze, l'or, mais aussi l’ambre, lui même importé par les gaulois depuis l'Europe du Nord. Les Grecs pensaient que l'ambre était créée par les derniers rayons du soleil solidifiés dans l’Océan. Ils  croyaient aussi  trouver en Gaule  les peuples des confins septentrionaux du monde, comme les bienheureux Hyperboréens, et la descendance du Soleil : les Héliades.

Rapidement, les communautés indigènes du Languedoc et les cités grecques de la Sicile méridionale furent reliées par un réseau complexe d’échanges maritimes à travers lequel circulaient des hommes, du métal, des parures féminines, mais aussi des rituels d’hospitalité, des pratiques religieuses et des conceptions du monde.

Il n'est pas aisé de se faire une idée précise des populations gauloises qui furent les premières en contact avec les explorateurs grecs. Les nécropoles gauloises datant de 650 à 550 avant JC nous permettent d'entrevoir les objets, parures et ornements qui constituaient les richesses des aristocrates gaulois.

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Tombe aristocratique de Mailhac ( Aude) VII eme siècle : mors de chevaux - photo Gellius

Les tombes féminines renferment de très riches et lourdes parures en bronze, or, ou ambre. A cette époque, les femmes semblent avoir une importance particulière dans la société. L'exposition nous présente de somptueuses  parures provenant du Centre, de l'Est ou du Sud de la France du premier age du Fer  :

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12 bracelets de jambes - dépôts de bronze de Dixmont (Yonne) - VI eme siècle avant JC. Photo Gellius

 

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Collier en ambre ( Europe du Nord) et de corail , grande Cyprée de la Mer Rouge,  de Nordhouse datant du Vi éme siècle avant JC  - Musée de Strasbourg - photo Gellius 

 


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Scene d'habillement et de mise en place des parures d'une aristocrate gauloise pour son mariage au Vi ème siècle avant JC - © Musée Henri Prades - Lattara

La route commerciale qui s'établit entre les colonies de Sicile et la Gaule du Sud au VII ème siècle peut être reconstituée à partir de fragments d'objets gaulois en bronze du Centre et du Sud  de la Gaule, d'abord retrouvés associés à des vases grecs dans tombes des nécropoles  du Languedoc ( Adge, Béziers, Mailhac..) puis dans l'épave de Rochelongue à Adge (début VIème siècle avant JC) et enfin dans l'agora de Selinonte en Sicile.

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      Reconstitution d'un bateau grec de la période archaique, à partir des épaves Jules Verne de Marseille - VII ème siècle  - photo Gellius

 

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Nécropole de la Courandelle - Beziers - VII ème siècle - Skyphos  de type grec se trouvant au milieu d'objets  de bronze gaulois - photo Gellius

Au delà de Selinonte, les objets gaulois se retrouvent dispersés dans de nombreuses autres cités grecques de Sicile: Agrigente, Gela, Megara Hyblae, et notamment dans les sanctuaires grecs  dédiés à Koré et Demeter, dieux de l'agriculture.  Ces dépots votifs grecs sont curieusement constitués de volume important de bronze, sous forme de lingots ou d'objets non grecs, y compris d'indigènes de Sicile.

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Sicile - restes de pratiques rituelles grecques - une coupe grecque remplie de 18 galets, de 7 astragales (osselets) et 2 épingles - photo Gellius


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Sicile - dépôt de bronze du Mendolito VII ème siècle : pointe de lance, astragales, anse de chaudron...- Musée de Syracuse - photo Gellius 

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Sicile - dépot de l'Agrora de Selinonte - VI ème siècle avant JC- charniere en forme de lion d'un infundibulum etrusque(passoire-entonnoir servant à tranvaser le vin dans un pichet) 

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Sicile - Bouqueton de Gela : bouton de harnachement provenant des plaines d'Anatolie VII- VI e siecle avant JC 

Ces routes commerciales entre la Gaule et le sud de la Sicile vont se maintenir pendant le VI ème siècle . Elle contribueront à l'essor économique de la Sicile, au renforcement et l'enrichissement des élites de Gaule du Sud. 

Toutefois l'arrivée des Massaliètes (colonie grecque à l'origine de Marseille) et des Etrusques dans les échanges mediterranéens vont perturber ces équilibres et faire progressivement disparaitre la route commerciale entre le Languedoc et la Sicile. D'autres voies commerciales vont se renforcer entre le monde méditérannéen  et le monde celtique, comme la vallée du rhône maitrisée par les Massaliètes ou les cols alpins maitrisés par les Etrusques.

Enfin, à partir de 540 avant JC, la méditerannée occidentale est dominée par des puissances maritimes affirmées comme Carthage, l'Etrurie et  Massalia . La production de vin et de céramique est diffusée de plus en plus dans le sud de la Gaule. Il n'y  a plus vraiment de  place pour les aventures maritimes des pionniers grecs qui s'étaient maintenues du VII eme à la première moitié du VI ème siècle. 

 

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Amphores étrusques - fin du VI eme siècle avant JC- Epave du Grand Ribaud- Hyères - photo Gellius

 

En Sicile, on observe de nouveaux cultes de dévotions, dont les bronzes sont exclus. 

 Dans le sud de la Gaule, les équilbres sociaux et familiaux changent. Les panoplies militaires sont de plus en plus nombreuses dans les nécropoles à la fin du VI ème siècle, traduisant peut être une réponse des indigènes aux pressions de plus en plus fortes exercées par les nouveaux arrivants .

La présence des femmes dans les nécropoles et de leurs magnifiques parures de bronze massif se font de plus en plus discretes. La tombe de la princesse de Vix (Cote d'or) , avec notamment son énorme cratère de bronze fabriquée dans une colonie grecque d'Italie du Sud, constitue une des dernières manifestations de cette lignée aristocratiques de femmes d'exceptions. 

 

Plus d'informations :

Le catalogue de l'exposition est disponible : pour le commander sur Amazon , cliquez ici .

Pour tous les renseignements pratiques : le site web du musée de Lattara

Enfin les collections permanentes antiques du musée valent aussi largement le détour (période gauloise, étrusques et romaines du site de Lattara notamment) ! 

 

 

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 12:57

L'auteur Stephane Thion m'a amicalement remis son récent ouvrage, paru en janvier 2013 que je recommande particulièrement pour les passionnés d'histoire militaire antique, reconstituteurs et surtout aux figurinistes.

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Il s'agit d'un excellent ouvrage de synthèse, mais très précis et richemement illustré sur l'armée lagide. Les lagides sont une dynastie macédonienne qui a régné sur l'Egypte  et les provinces proches, de -305 avant JC à -30 avant JC. Ptolémée Ier, général d'Alexandre le Grand et fils de Lagos de Macedoine s'est proclamé roi d'Egypte et a choisi Alexandrie comme capitale. Sa dynastie s'est éteinte avec la mort de Cléopâtre en -30 avant JC, l'Egypte devenant alors province romaine. 

Cet ouvrage a été réalisé principalement à partir de sources antiques : historiens comme Polybe mais surtout des centaines d'inscriptions et papyrus hellénistiques et égyptiennes, et une abondante bibiographie historique.
Le soldat lagide étant proche de son voisin séleucide et du reste du monde hellénistique, l'étude de l'armée lagide  est utile pour appréhender plus largement l'équipement et l'organsiation des armées héllenistiques qui ont succédé aux armées d'Alexandre le Grand . En effet, aucun autre royaume hellénistique n’a la chance de disposer d’autant de sources, notamment dans le domaine militaire.
Si il reste malgré tout de nombreuses zones d’ombres, ces documents nous révèlent entre autres les noms de nombreux officiers avec, dans certains cas, l’unité militaire qu’ils commandaient. De même quelques rares stèles bien conservées nous ont livré des listes de soldats et de leurs officiers.

C’est cette armée, héritière des traditions macédoniennes, que détaille cet ouvrage.

De nombreuses infographies, inspirées des statuettes, fresques et stèles peintes retrouvées en Égypte ou en Coelé-Syrie, révèlent le soldat des Ptolémées tel qu’il se présentait du IIIe au Ier siècle avant Jésus-Christ. L'armée lagide a en effet beaucyoup évoluée à partir du deuxième siècle : cette armée lagide, dont l'élite était macédonienne,  était essentiellement composée de mercenaires d' auxiliaires thraces, galates, pisidiens, mysiens, juifs et autres.

Quelques planches (copyright éditions LRT):

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Pour le commander sur Amazon : cliquez ici.

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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 17:47

« La Pompeï du Nord » : un fabuleux site archéologique d’époque romaine vient d’être découvert à Londres. 

 

Les fouilles archéologiques préventives, menées par une équipe du London Museum of Archeology  sur le site de futur siège Bloomberg LP à  Londres,  ont révélé  un site archéologique exceptionnel par la richesse des découvertes liées à des conditions particulières de conservation en milieux humides des vestiges, et qui ont permis la conservation de cuir, bois, osier…  et autres matières périssables habituellement disparues dans les sites des cette époque.

Les vestiges de construction associés à plus de 10 000 objet de la vie quotidienne ont déjà fait surnommer la "Pompéi du Nord." .

Nul doute que ce site va contribuer grandement à l’avancée des connaissances scientifiques sur la vie quotidienne dans la partie septentrionale de l’empire, dans Londinium capitale de la Bretagne (province de Britannia) . En attendant les publications scientifiques qui mettront surement plusieurs années à paraitre, voici en avant première les résultats « bruts de fouilles. « 

Le site archéologique est une véritable fenêtre sur toute l’histoire romaine de Londres, où se superposent couche après couche, sur une douzaine de mètres, toute la séquence de l’occupation du lieu depuis de la conquête romaine (43 après JC), jusqu’à la fin de l’empire en Bretagne ( 410 après JC) .

Voir reportage video sur le site de fouille ( en français - source le Monde) 

 


Vestiges romains dans la City par lemondefr

Cette occupation est représentée par des bâtiments, des cours, des ruelles entières, avec les bases de murs en bois et les fondations, des drains d’eau ou de déchets, une porte en bois , un puits profond…

 

Fondations en bois  d’un bâtiment : on y voit clairement tous les assemblages en tenon et mortaise (photo©London Museum of archeology)

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Le puits avec un coffrage en bois où  a été découverts de nombreuses offrandes aux dieux , pièces, vaiselles d'étain, cranes de vaches, et bien d'autres objets ( voir ci-après), ainsi que la base de poutres de murs  - photo ©London Museum of archeology

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Drain en bois-photo ©London Museum of archeology

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Sol pavé d’un bâtiment - photo ©London Museum of archeology 

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Sur la video suivante des fouilles  (source Histoy blog) , on voit clairement les bases des poutres verticales qui soutenaient des murs de bâtiment, les fondations en bois , le puits à coffrage de bois, et la porte en bois presque intacte ( la deuxième porte romaine  découverte à Londres)

 

 

Associés à ces structures d‘habitats, des milliers d’objet de la vie quotidienne ont été découvert, notamment dans des dépotoirs dont certains sentaient encore incroyablement mauvais, 2000 ans après et  dont voici un aperçu :

Des offrandes, amulettes diverses, bijoux, … qui ont probablement été offertes aux dieux pour un vœux et jetées  dans le puits :

  • une amulette  porte bonheur  en  os destinée à chasser  « le mauvais œil «  en associant les pouvoirs apotropaïqes du phallus et du geste de la mano fica . Ce type d’amulette est très courant dans le monde romain - photo ©London Museum of archeology

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  • un magnifique pendentif en ambre. Ce bijou devait être d'une très grande valeur, l'ambre étant importée d’Europe du Nord. Il représente un casque de gladiateur (mirmillon) - photo©London Museum of archeology

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  • une plaque de plomb en forme de taureau selon la représentation du signe zodiacal -photo ©London Museum of archeology

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  • de la très belle vaisselle d’étain - photo ©London Museum of archeology

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  • une amulette phallique atropopaïque qui faisait partie du harnachement d’un cheval - photo ©London Museum of archeologylondon14

 

 

  • Un vase datant du Ier siècle ap JC  déposé en offrande dans le sous sol d'un batiment romain -photo ©London Museum of archeology

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Des objets plus utilitaires :

-       un panier d’osier complet , d’usage courant et très souvent représentés sur les peintures ou mosaïques romaines mais rarement découverts intacts : le panier en cours de dégagement, photo ©London Museum of archeology

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-       un mystérieux morceau de cuir magnifiquement décoré d’un gladiateur et de deux dragons  sur lequel les archéologues s’interrogent : il pourrait s’agir d’un fragment de garniture de chariot ou d’une tenture murale ? Photo ©London Museum of archeology

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Détail du décor du dessin du gladiateur et des deux créatures mythiques  sur cette pièce de cuir :

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-       un couteau avec un magnifique manche en os décoré -photo ©London Museum of archeology

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-       plus d’une centaine de chaussures en cuir dont la datation s’étale sur une période de 200 ans, permettant d’observer l’évolution des modes et des styles  . L’exemplaire ci après correspond à un modèle de chaussure fermée avec décor ajouré , de type Carbatinae, datant  du II ème siècle  - photo ©London Museum of archeology

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Les chaussures incluent également des modèles à semelle épaisse de liège ou de bois,  rarement retrouvés en fouille, mais d’usage courant notamment  dans les intérieurs des villae, pour se protéger la plante des pieds des chauffages au sol parfois brulant (hypocauste)

 

-       également des documents qui une fois traduit seront surement un émouvant témoignage de la vie quotidienne de ces habitants : ils ‘agit d’une centaine de tablettes d’écriture en bois : actes de comptabilité, registres, mais aussi lettres de correspondance … comme par exemple l’acte de vente d’une  jeune esclave importée de Gaule au nom de Fortunata. Tablette d'écriture  en bois ©London Museum of archeology

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Enfin également un fragment de corde et de tissu de laine (© London Museum of Archeology) :

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Ce site exceptionnel se trouve en plein centre de la ville romaine Londinium, près du cours disparu de la  rivière Walbrook, au bord de laquelle les Romains avaient installé, un port,  le palais du gouverneur…

Les fouilles ont également permis de retrouvé une nouvelle partie d’un temple dédié à Mithra, divinité orientale, qui avait été découvert en 1954 . Il sera démonté puis déplacé et sera visible sous le futur bâtiment. Les vestiges seront quant à eux conservés (et esperons-le prochainement exposés au public), au London Museum of archeology.

 

 

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 13:10

Ce mois ci dans les kiosques, Sciences et vie nous propose une plongée dans l'intimité de la vie quotidienne des habitants de la Rome antique.

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Comment mangeaient, s'habillaient, aimaient, travaillaient les Romains au temps des grands empereurs dans la Ville éternelle? Quels étaient leurs croyances, leurs loisirs, leurs peurs ? Dans quel logement vivaient les riches et les pauvres? Comment étaient traités les femmes et les enfants ?

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 C'est une véritable immersion dans la Rome antique, où marbre, temple , palais , somptueuses villae, cotoient la crasse, la prosmiscuité dans de petits appartements au sein d'Insulae surpeuplées, les boutiques des marchands le long des rues,  le crieur sur le forum, le marché aux esclaves, les prostituées et voleurs...  mais dans une société où un code moral et religieux régissaient chaque acte de la vie quotidienne. 

De très belles images empruntées à la série Rome  viennent illustrer chacun des articles. 

 Ce cahier de sciences et vie nous offre une image à la fois humaine et tangible de la société romaine, de ses splendeurs, ses institutions, ses richesses, sa culture et le progrès social auquel chacun veut ou peut, accèder.

 Tout ce qui a fait que la cité antique et son modèle, étendu à un empire , a duré plus de mille ans.

 

Une belle illsutration de la société romaine est approchée par ce qu'ils mangeaient, les coutumes,  moeurs et rituels autour des repas. 

sciencesetviemars2013_1.jpg

 

A cette occasion, découvrez la vidéo du reportage culinaire "L'archéologie des saveurs" et baignez dans l'ambiance de cette cuisine antique, de S. Tigneres : 

 

 

Au sommaire: 

  • Grandeur de Rome
  • A Rome, des systemes de solidarité assurent le minium vital
  • Rome : l'Opulence et la misere
  • La Domus romaine
  • Des citadins éternels nostalgiques de la campagne
  • Donnes nous nos jeux quotidiens
  • Des bavards impénitents
  • La bonne entente avec les dieux
  • Les Romains et le reste du monde
  • Des inégalités à tous les étages 
  • La force du sexe faible
  • Secrets de toilette/ toges et tuniques
  • La famille au nom du pater
  • Le travail face cachée des romains
  • Les Romains,débauchés pudibonds
  • Une existence jalonée de rites
  • Animaux de très chere compagnie
  • Dis mois ce que tu manges
  • L'antichambre des festins
  • l'Archeologie des saveurs
Pour en savoir plus sur la cuisine antique : voir article 

Pour commander le numero de cahiers de sciencess et vie d'Avril 2013 en ligne sur amazon: cliquer ici

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Published by Gellius - dans Actualité lecture
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 12:16

Le site du Cailar dans le Gard est un important comptoir de commerce protohistorique, étudié depuis les années 2000  par les archéologues du CNRS), occupé depuis au moins la fin du VIe siècle avant notre ère et très impliqué dans les échanges avecle monde méditerannéen et notamment la colonie grecque de  Massilia (Marseille). 

L’occupation antique du Cailar (situé à 30 km au sud-ouest de Nîmes) se trouve au confluent du Vistre et du Rhôny, le site fortifié gaulois dominant  la vaste lagune qui occupait le sud de la région durant l’âge du Fer.

Durant le IIIe siècle avant notre ère, un vaste espace ouvert a été aménagé contre le rempart du site et consacré au déroulement de diverses pratiques rituelles : exposition d'armes et de têtes coupées, offrandes monétaires. Tous ces éléments jettent un éclairage nouveau sur les pratiques rituelles gauloises liées à la guerre .

 

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La reconstitution du dépôt d’armes et de têtes coupées du site du Cailar dans le Gard, des trophées impressionnants. (Court-Jus Production)

 

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Le documentaire"Quand les Gaulois perdaient la tête - Enquête archéologique sur les têtes coupées", réalisé par David Geoffroy, Court-Jus Production , produit par Montpellier Agglomération et l’Agence nationale de la recherche (ANR) est a présent intégralement accessible en ligne :

 

Ce documentaire vient notamment d'être primé "meilleur film d'archeologie au VIIIe festival international du film d’archéologie de Nyongie" en mars 2013.

Alliant images de synthèses, scènes de bataille et séquences filmées sur la fouille du site fortifié gaulois  Le Cailar (Gard) et au laboratoire CNRS de Lattes, ce film est construit comme une véritable enquête scientifique sur les découvertes du site gardois.


Comment et pourquoi ces têtes humaines sont-elles arrivées sur cet habitat lagunaire ? Comment expliquer la présence de têtes uniquement et d’armes celtiques associées ?

En suivant l’étude des ossements et des armes découverts, les marques des coups portés sur les têtes et l’étude des textes anciens sur cette pratique, le visiteur entre au cœur de la démarche des archéologues et découvre avec eux un aspect très particulier des rituels celtiques du sud de la Gaule : le prélèvement des têtes des ennemis morts au combat et leur exposition sur les habitats.

Connue par les textes des auteurs Grecs et Romains, cette pratique révélée par des découvertes de crânes sur les sites gaulois dès le XIXe siècle fait aujourd’hui l’objet d’études très pointues grâce aux fouilles menées par Réjane Roure sur le site de Le Cailar, à l’origine de ce documentaire qui a réalisé dans le cadre de l'exposition " Des rites et des hommes " qui s'est tenue au Musée de Lattara en 2011 : voir article. 

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partez à la conquête du monde grec antique!

 

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Romadoria : Prenez part aux luttes de pouvoir de l’Antiquité romaine avec Romadoria, un nouveau jeu de stratégie . Développez votre cité et étendez votre empire en envoyant vos légions piller les cités ennemies. Affirmez votre emprise commerciale, politique ou militaire et gravez votre nom dans le marbre de l’Histoire.

 

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