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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:15

Depuis la fin 2011, deux tombes romaines de la fin de l'Empire ont été découvertes à Jaunay -Clan, ville antique répondant au nom de Gelnacum (dans la Vienne à proximité de Poitiers) . Elles ont fait font l'objet de fouilles trés méticuleuses conduites par Archeodunum qui viennent de s'achever.

Les  archéologues  ont découvert les fondations d'un mausolée et mettent au jour deux sarcophages qui dateraient selon, Maxence Segard, archéologue d'Archéodunum, de la fin de l'époque romaine, entre le IIIe et le Ve siècle. «Le problème de cette fouille, c'est qu'il n'y a pas d'offrandes ou encore d'objets qui permettraient une datation plus fine. On va donc procéder à une datation au carbone 14. »

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Vue aerienne des fondations du mausolée renferment les deux sarcophages et les cerceuils de plomb (copyright Archeodunum SAS).

Brisé en deux, le couvercle de l'un des deux sarcophages laisse entrevoir un cercueil de plomb. « Il était parfaitement conservé et surtout scellé. Nous l'avons ouvert et décidé d'arrêter les fouilles pour les reprendre au printemps, le temps de réunir un certain nombre de spécialistes comme des anthropologues, paléopathologistes, archéo-entomologistes, etc. » et de fouiller le site sous un abri, compte-tenu dela fragilité des vestiges mis au jour.

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Fouilles de la sépulture de l'adulte - copyright Archeodunum SAS

Les corps d'un sexagénaire et d'un adolescent  , riches gallo-romains de la fin de l'Empire

En effet, si la découverte des sarcophages n'est pas exceptionnelle, explique-t-il encore, celle des deux cercueils et de leur contenu, l'est beaucoup plus. « A l'exception d'une chaussure, de restes de textile, ce qui est relativement exceptionnel, nous n'avons trouvé aucun objet métallique, mais il restait sur l'un des squelettes, des tissus organiques, c'est très peu fréquent. Nous sommes parvenus à établir que l'un des défunts était âgé d'au moins 60 ans et que l'autre pouvait être un (ou une) adolescent(e). » . La conservation de fragiles fragments de textiles et de cuir a été permis par l'étanchéité des cercueuils en plomb à l'abri de l'air,  comme pour les découvertes exceptionnelles des Dames de Naintré , à une dizaine de kilomètres au Nord de ce site, mises au jour en 1997.

« Pour la fin d'Antiquité, on s'attendait à trouver des offrandes comme à Naintré. La présence d'un mausolée, les textiles de grande qualité indiquent une certaine aisance et renseignent sur des pratiques funéraires. ». Serions-nous en présence de la dernière demeure de premiers chrétiens ? Maxence Segard n'écarte pour l'instant aucune hypothèse, « cette découverte demande des études approfondies. »  

 

Exposition  "Amor à mort" du 16 mai 2012 au 4 novembre 2012 au musée de sainte-Croix- Poitiers

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Parallèlement aux analyses pratiquées dans différents laboratoires de l'Hexagone,  les deux sarcophages ainsi que les cercueils qu'ils renfermaient ont été transportés au musée Sainte-Croix de Poitiers. Ils seront présentés lors de l'exposition « Amor, à mort » qui a débuté depuis le 16 mai 2012.

Il s'agit d'une exposition consacrée aux tombes remarquables du Centre Ouest de la Gaule. (IIe av. J.-C. - IVe apr. J.-C.). Cette exposition sera l'occasion de découvrir, les si mystérieuses et richement habillées Dames de Naintré, découvertes en 1997 dans une sépulture située dans une carrière de Laumont dans le Châtelleraudais.

Dès le milieu du I er siècle avant J.-C., les modes de sépultures destinées aux élites de la société gallo-romaine évoluent considérablement. Deux grands types de tombes se distinguent dans le Centre-Ouest de la Gaule :

  • L’une, provenant d’une tradition indigène, consiste à doter la sépulture d’un riche mobilier illustrant la magnificence de la cérémonie funéraire et des banquets sans nécessairement matérialiser la tombe au sol.
  • L’autre, respectant des traditions hellénistiques et romaines, monumentalise les tombeaux en utilisant une architecture sophistiquée ou un décor sculpté élaboré.

Le mobilier funéraire

Ces sépultures aristocratiques des élites gauloises renferment un mobilier très riche comportant de la vaisselle de table, notamment un service à vin avec des amphores vinaires, un service de libation, des armes et parfois même des accessoires de toilette.

Les sépultures

 La scénographie présentera la sépulture d'un gaulois de Saint-Georges-lès-Baillargeaux , le dépôt ou cénotaphe d'Antran , quelques tombes particulières de la nécropole des Dunes à Poitiers , l'ensemble funéraire de l'Houmeau installé dans un bâtiment viticole , et enfin les très exceptionnelles, et très attendues, sépultures des « Dames de Naintré » déposées habillées de soie et d'or.  

Renseignements pratiques : site du musée Sainte Croix

 

Les tombes fastueuses des "Dames de Naintré" 

Ces tombes, présentées pour la première fois au public ,  sont au coeur de l'exposition 'Amor à mort' et pour cause! 

Découvertes par hasard en 1997 lors de travaux de terrassements dans une carrière, deux caveaux maçonnés abritaient cachun  sarcophages en pierre. Ces tombeaux abritaient les corps d'une femme adulte et d'un enfant, probalement une jeune fille , également conservées dans des cercueuils en plomb  . Rien ne prouve qu'il s'agisse d'une mère et de sa fille, mais leur niveau social très élevé ne laisse aucun doute. Ces topmbes sont datées du iV ème siècle après JC. 

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Le caveau de l'enfant de Naintré - © Bernard Farago-Szekeres, Inrap

 

Cette découverte est exceptionnelle par les conditions de conservation qui ont régné dans les cerceuils en plomb et permis la conservation de témoignages touchants d'objets rares car habituellement périssables : sandales en cordes, vannerie, bouqets de fleurs, et surtout une grande quantité de tissus précieux, parmi lesquels une extraordinaire tapisserie d'or, de soie , de pourpre...

Dans le caveau  de l'adolescente,  des offrandes exceptionnelles et rares,  et des objets quotidiens de luxe :

 - Au pied du sarcophage :

  • série d'au moins cinq vases en verre, en partie écrasés par la chute des cintres de la voûte ;
  • tablette à écrire en ivoire ;
  • bassin ovale en bronze, probablement entouré d'une enveloppe en vannerie ;
  • série d'anneaux en bronze.

- Dans le caveau, à la tête du sarcophage :

  • petit coffre en bois, la "boite à trésor" de la petite fille ,  contenant un coffret à décor, charnières et serrure en bronze. Ce coffret a livré quatre fioles à parfum en verre contenant encore des restes végétaux. A côté, une touchante collection de coquillages marins et un beau galet ramassés sur la côte atlantique de Charente Maritime , une douzaine de curieux pieds de verre (réutilisés en jeton?) , deux pièces de vaisselle miniature, une série de coupelles en bronze contenant des dépôts carbonisés, une cuillère à fard, un peigne en os, un miroir en bronze étamé, un couvercle en plomb, une tablette à écrire en ivoire, des médaillons en bronze et des éléments de vannerie, et enfin une tête en bronze.

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Contenu du petit coffre en bois de l'enfant - © B. Farago, Inrap

A côté du coffre, une cruche en céramique, une hache polie néolithique (talisman?), des pièces de jeu en pâte de verre. 

- Sur le couvercle du cercueil en plomb , une brassée de fleurs a été déposée avant la fermeture du sarcophage en pierre.

- Dans le cercueil en plomb : un corps d'enfant d'une douzaine d'année,  entièrement vêtu et voilé. Au moins six pièces d'étoffres ont été décomptées. Les jambes de l'enfant étaient emmaillotées dans des bandes de toiles végétales . Le corps était enveloppé, de l'épaule droite à l'aisselle gauche et jusqu'au pied par une magnifique tapisserie d'or, soie et pourpre, qui evoque plus un tissu de décor qu'un vêtement. Vient ensuite une sorte  tunique cousue de fil d'or recouvent également le coprs des épaules aux pieds.

Une  coiffe enserre la tête et plusieurs épaisseurs d'un damassé en soie viennent enfin recouvrir tout le corps .

Deux autres vêtements, dont une tunique, sont également déposés sur le pieds. Entre ceux ci, un sac de poivre (importé d'Inde , épice très précieuse) et une datte

Tous ces objets dont plusieurs  ont été importés de très loin, valaient une véritable fortune à l'époque !

 

Comparativement, la  tombe de la femme adulte est mois richement dotée : deux paires de sandales en sparterie, une cruche en bronze, une amphore orientale ou africaine et également quelques fragments de tissus.

 

Lire aussi dans ce blog : Découvertes archéologiques à Poitiers ,  un singe enterré dans un enclos funéraire romain. 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 10:58

Vient de paraitre, aux éditions Belles Lettres,  un bel ouvrage de référence,  sur l'histoire mouvementée de la Judée et de l'Empire romain, que nous propose Gilbert l'Abbé : "L'affirmation de la puissance romaine en Judée (63 a.C.-136 p.C.)". Il s'agit d'un ouvrage spécialisé , mais très bien écrit. Il s'adresse aussi bien à 'historien, qu'à l'étudiant ou "l'amateur éclairé". 

 

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De la conquête de Pompée (-63 avant JC) au temps de Cicéron à l'écrasement de la révolte de Bar Kokhba sous Hadrien (136 après JC), la Judée est restée un sujet de préoccupation pour Rome. Il s'agissait pourtant d'un territoire relativement mineur aux confins de l’empire. Il y eut pendant ces deux siècles des périodes d’affrontement et des périodes d’apaisement. Néanmoins, au fil des révoltes, suivies, comme toujours, de répression, le particularisme judéen a été politiquement anéanti, la Judée devenant une province ordinaire et perdant, fait exceptionnel, jusqu’à son nom.

Ce processus historique est traité à grands traits en une approche décidément structurelle. L’analyse, qui englobe la situation concédée par Rome aux dynastes hasmonéens et hérodiens, se fonde largement sur l’étude des titres et pouvoirs dévolus aux différents acteurs, et notamment aux gouverneurs romains de rang équestre, d’Auguste à Néron. Ce furent assurément des préfets pendant au moins l’essentiel de la période, puis, peut-être, des procurateurs, et, dans ce cas, probablement à partir de Claude, vers 52 de notre ère seulement. Ces hommes n’ont eu à leur disposition que des troupes auxiliaires, aux faibles effectifs : c’était encore l’époque de l’autonomie en pays judéen, même pour le prélèvement des impôts. Les chevaliers romains chargés de la Judée ont toujours été sous la dépendance du légat de Syrie, personnage consulaire et seul détenteur de l’imperium.

Avec la grande révolte de 66 et la destruction du Temple par le proconsul Titus, une nouvelle période s’est ouverte, le pays, maintenant constitué en province régulière, étant confié à des sénateurs, d’abord de rang prétorien. Masada, la dernière place forte des Siccaires, a été prise à la suite d’un siège rapide et d’un assaut direct. Le suicide des derniers défenseurs est à présent mis en doute, paraissant réfuté par l’archéologie. De récentes données épigraphiques montrent que l’armée romaine en Judée, sous les Flaviens, était nettement plus puissante que l’on ne l’avait supposé. La guerre contre Bar Kokhba a été rude : l’empire romain, également sollicité en Bretagne, a dû mobiliser toutes ses ressources pour l’emporter, cette fois définitivement. En 136, Hadrien étant Imperator II, la Judée est devenue province de Syrie-Palestine.

 

Biographie de l'auteur : Ancien élève de l'École Nationale Supérieure des Bibliothèques, Gilbert Labbé est historien de formation. Ancien Conservateur en chef à l’Université Bordeaux 3, docteur en histoire, langues, littérature anciennes, il porte un intérêt particulier aux institutions politiques et militaires romaines.

Pour le commander en ligne dans notre selection amazon : cliquez ici.

 

Lire aussi dans ce blog dans la rubrique Découvertes archéologiques:

- les souterrains de Jerusalem durant la première guerre judeo-romaine (66-73 apr JC)

- les thermes romains de la Legion X fretensis à Jerusalem.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:55

Antibes est l’antique Antipolis, comptoir grec fondé à une date incertaine par les Phocéens de Massalia à partir du IV ème siècle avant notre ère.

La prospérité de la cité grecque puis romaine repose notamment sur son port bien protégé,  le dynamisme de son commerce maritime, sur la transformation des produits de la mer, les salaisons de poissons et la fabrication de garum (sauce à base de poisson, très prisée dans la cuisine antique).

Dans le cadre de fouilles préventives au Pré-aux-Pêcheurs, une équipe de l'INRAP et de chercheurs  explorent depuis plusieurs semaines, sur 5 000 m², le fond du bassin portuaire antique qui s’est progressivement ensablé.

Véritable dépotoir, il livre quantité d’objets – déchets rejetés depuis les bateaux au mouillage ou pièces de cargaison perdues lors des transbordements – et témoigne de la vie quotidienne des marins et du commerce maritime.

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Couche archéologique dans le fond du port renfermant de nombreux objets - © Rémi Benali/Inrap

 

Les couches de mobilier archéologique se succèdent depuis le IIIe siècle avant notre ère jusqu’au VIe siècle de notre ère, soit 700 ans. Coulés dans les eaux de l’anse Saint-Roch, plusieurs dizaines de milliers d’objets de toutes sortes ont d’ores-et-déjà été exhumés, notamment des marchandises en provenance du pourtour du bassin méditerranéen. À eux seuls, ils illustrent le dynamisme du port antique et du commerce dans cette partie de la Méditerranée.

Ainsi, tandis que les niveaux romains les plus profonds contiennent plutôt des restes d’amphores italiques (Étrurie, Campanie), de Bétique (Espagne) ou de Narbonnaise (Sud de la France), les niveaux suivants contiennent des débris d’amphores d’Afrique du Nord. 

Conservés en contexte humide, de nombreuses matières périssables se trouvent bien conservées :  bouchons de liège d’amphores, des aiguilles en os, semelles de chaussure en cuir, éléments en bois d'acastillage, et même un petit autel portatif en ivoire et argent, finement sculpté et ajouré.

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Amphore reposant sur le sable du port antique - © Rémi Benali/Inrap

 

L'épave d'un navire marchand  romain du IIe  siècle mis à jour ces dernières semaines dans le port antique d'Antipolis : une découverte archéologique exceptionnelle

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L'épave romaine - © Rémi Benali/Inrap

Outre un site archéologique déjà majeur, ll vient de livrer aux archéologues une coque de navire romain large de 8 mètres pour 14 de long, et qui dépassait probablement les 20, voire 25 mètres à l’origine. Un véritable "cargo" de l’Antiquité, naviguant dans toute la Méditerranée et qui a sombré là, pour des raisons qui restent à déterminer.

Ce qui est certain, c’est qu’une fois au fond, sous 1,30 mètre d’eau seulement, il a été protégé par une mince couche de sable et de limons durant près de deux millénaires. 

 Il  subsiste du navrire une partie de la carène, depuis la quille jusqu’au dessus du bouchain. Les techniques de construction utilisées sont typiquement romaines, le bordé étant assemblé par tenons et mortaises.

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Le système d'assemblage par tenons et mortaises typique de l'architecture navale gréco-romaine. Source M. Rival, CNRS/CCJ

Sa datation sera précisée prochainement mais les céramiques récoltées sur l’épave livrent déjà une fourchette chronologique : les IIe-IIIe siècles de notre ère. Sa provenance est également inconnue et sa cargaison manque.

Les raisons de son naufrage sont pour l’heure inconnues : a-t-il été jeté à la côte lors d’une tempête ? Abandonné au pourrissement dans ce recoin du port ? Coulé volontairement pour servir de base à un appontement ? La suite des investigations apportera la réponse.

 

Voir les reportages video  sur la découverte

Ville d'Antibes :

 

(France 3) 

 

Video des derniers relevés et photogramétrie de l'épave (aout 2012 -plein sudtv)



 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 07:24

Dans les kiosques, un numero spécial d'Archeothema de juin 2012,

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Avec au sommaire :

archeothemajuin2012

  • Les Gaules entre César et Tibère
  • L'aristorcratie averne au temps de Vercingetorix
  • Vercingetorix aux deux visages
  • Le portrait de Cesar
  • L'armée gauloise et la tactique militaire de Vercingétorix
  • Le siège de Gergovie
  • L'Alesia de Vercingetorix , le regard de l'archéologie
  • L'archeologie du siège d'Alesia dans les collections du musée d'archéologie nationale
  • L'aristocratie gauloise après Alesia

Pour feuilleter le numero : cliquer ici

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 21:18

Sur l'emprise du projet de Canal Seine Nord, à Marquion-Sauchy-Lestrée, les archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) viennent de découvrir six sépultures gallo-romaines monumentales, datées de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle.

Des tombes à hypogée « exceptionnelles », puisque profondément enfouies. Certaines ont été creusées à six mètres. 

Les équipes de l'Inrap ont d'abord repéré les fondations calcaires d'un bâtiment, dont le mur extérieur délimitait une parcelle de six cents mètres carrés. « À l'intérieur, on a trouvé deux pièces avec des fondations calcaires, de vingt-cinq mètres carrés chacune. Elles étaient surmontées de monuments de type mausolée. C'est inédit dans nos régions », décrit Claire Barbet, responsable du chantier archéologique .

Sept chambres souterraines ont été mises au jour, dont six situées sous les imposants monuments disparus, près de l'ancienne voie romaine Arras - Cambrai.

Les  archéologues ont dégagé des marches menant aux chambres funéraires et les couloirs d'accès, jusqu'aux niches.

Trois de ces sept chambres, où étaient amenés les restes d'incinération, ont été pillées. Les autres ont révélé du mobilier d'accompagnement abondant : du cuir, du bois , des ornements en bronze, un bout de tissu avec des fils d'or brodés ». Parmi les offrandes au défunt, ont été découverts des céramiques, des monnaies de bronze, des verreries, des restes osseux d'animaux, mais aussi des pièces métalliques liées au culte du foyer avec un gril, un trépied, un chaudron, des fourchettes, des couteaux, et d'autres liées au culte des ablutions purificatrices : un bassin en céramique ou en bronze, des fioles à parfum...

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Une des tombes découvertes : associés aux restes incinérés du défunt, de très nombreux offrandes :flacons de verre, céramiques , petits objets de métal, nourriture , ... Photo INRAP © Dominique Bossut

Autre belle curiosité : « une coquille Saint-Jacques en bronze, applique de décor sur du bois ».

Des chambres étaient coffrées. Non loin de là, une villa gallo-romaine...

Les éléments récupérés laissent à penser que les sépultures étaient destinées à des Nerviens de haut rang. L'an dernier, une villa gallo-romaine a été découverte, à environ deux cents mètres des sépultures. Les défunts étaient-ils les habitants de la villa ? Des sépultures d'inhumation (avec restes osseux, clous de cercueils, traces de bois et parfois cuirs de chaussures) ont été découvertes dans le même secteur, correspondant à une autre époque : le IVe siècle.

•Voir deux  video de presentation détaillée sur les découvertes :

 

Video INRAP (© Céline Production - Inrap - 2012)

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 15:16

Le Parc archéolgique de Bliesbrück (Moselle) nous présente une exposition du 15 mai au 31 octobre 2012 : "Il était une voie -Itinéraires antiques au nord de l'Empire romain"

 

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Au Parc Archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim,  les visiteurs pourront découvrir à travers l’événement ”Il était une voie” l’univers des routes romaines, véritables réseaux de communication à l’échelle de l’Empire.

A partir d’une exposition conçue par le musée de Bavay (département du Nord) et le Thermenmuseum Heerlen (Pays-Bas), complétée par des objets caractéristiques de la région, c’est toute l’ingéniosité des Romains qui sera dévoilée : harnachement des chevaux, étapes et mansiones (auberge-relais) , bornes milliaires (à chaque mille romain), cartes antiques, divinités protectrices des chemins…

Le visiteur sera également conduit vers des sentiers plus familiers, ce qui lui permettra de faire le lien avec la voirie actuelle. Il pourra se rendre compte à quel point les traces de ces routes sont encore bien visibles dans nos paysages d’aujourd’hui.

 

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Voie romaine au niveau de  Raon-Lès-Leau qui reliait Divodurum Mediomatricorum (Metz) à Argentorate, garnison de la légion VIII Augusta (Strasbourg) - photo F. Montignon ( licence commons creative)

 

Voir article précédent détaillant le contenu de l'exposition initiale au Musée de Bavay en 2011 .

 

 

 

 

 

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 20:23

Le port antique de Rome à Ostie, sur le Tibre, était le point d'échange maritime de toutes les marchandises à destination de Rome et situé à 35 km au sud de cette dernière. Les marchandises étaient ensuite transbordées  au port fluvial d'Emporium, au centre de Rome  .

Le port antique date de l'époque républicaine et a été réaménagé principalement par Claude puis par Trajean. C'est au II ème siècle que la ville a connu un essor économique sans précédent, en pleine apogée de l'empire romain.

La ville antique d'Ostie abritait de nombreux monuments publics , la caserne des Vigiles (pompiers de Rome) , et un population urbaine de plusieurs dizaines de milliers d'habitants, qui logeaient dans des domus pour les plus riches et des insulae (immeubles limité à 20 m de hauteur) , pour les habitants plus modestes.

 

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Insulae - Maison de Diane II eme siècle- Ostie(Photo JP Dalbera - Creative Commons)

AltairQuattro en a fait une très belle reconstitution en 3D , qui recrée l'ambiance du port antique tel que réaménagé par Trajean au début du II ème siècle après JC :

 

 

Pour en savoir plus sur Ostie , consultez le très bon site "Ostia Antica" , et notamment les cartes interactives qui permettent de découvrir la ville dans le détail : cliquez ici

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 09:56

A ne pas manquer un reportage sur Arte "Leptis Magna, un rêve de Rome en Afrique " (52 mn)  : 

Vitrine de la puissance romaine en Afrique et symbole des ambitions coloniales de Mussolini, le port libyen de Leptis Magna est aujourd'hui étudié par des archéologues du monde entier. 

Il y a 2 000 ans, le port de Leptis Magna prospérait grâce à la production d'huile d'olive et au commerce. Mais la mort de l'empereur Septime Sévère, dit L'Africain, au IIIe siècle après J.-C., marque le début du déclin des provinces d'Afrique. La cité disparaît sous les sables jusqu'à sa redécouverte au XXe siècle. Cherchant à asseoir ses ambitions coloniales sur les vestiges de l'Empire romain, Mussolini demande à des archéologues d'exhumer la ville, exceptionnellement bien conservée, et de construire un village italien sur ses ruines. Les fouilles sont ensuite reprises en main par Kadhafi, arrivé au pouvoir en 1969... Après des années d'instrumentalisation, des archéologues du monde entier se penchent désormais sur cette étonnante colonie. Impressionnés notamment par les compétences des architectes de l'époque, ils s'efforcent de retracer l'histoire de cette cité riche et brillante, et de comprendre les raisons de sa chute : est-elle due à un tremblement de terre, un ensablement, une invasion ?

Diffusion sur Arte : 

28 avril 2012 à 20:45

29 avril 2012 à 14:05

09 mai 2012 à 10:45

 

A voir intégralement pendant la 1ere semaine de mai 2012 sur le site VOD arte :

 

 

Voir extrait :

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 17:58

Lors des fouilles d'une nécropole antique à Poitiers, une découverte rare d'un squelette de singe enterré dans un enclos funéraire gallo-romain du Ier siècle de notre ère. 

Voir reportage vidéo sur le chantier de fouille ( France 3) : cliquer sur la photo 

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Sépulture du petit singe gallo-romain découvert à Poitiers ( cercopithèque?) - photo INRAP

Il s'agit seulement de la troisième découverte de ce type en Gaule.

Le singe était un animal de compagnie de luxe prisé des riches familles romaines, dont il constituait un signe exterieur de richesse. Le fait que ses propriétaires l'aient enterré dans l'enclos funéraire familial , témoigne de l'attachement de ses maitres qui devaient le considérer comme un petit membre de la famille.

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Nécropole gallo -romaine, avec les enclos funéraire (couverture de l'ouvrage:  L'architecture funéraire monumentale,  la Gaule dans l'Empire romain- 2001)

Le poète Martial du Ier siècle se moque d'ailleurs de Cronius qui "aime un singe qui lui ressemble" (Livre VII-87).

Amuseur des hôtes et des enfants, ces derniers devaient se plaire à les déguiser et à inventer toute sorte de jeu avec leurs petits compagnons.

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Singe Vert ( famille des Cercopithèque), animal de compagnie prisé des riches maisons romaines (photo M. Bourbao)

Yves coppens commente cette découverte sur France Info :    

 

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:22

A découvrir, au milieu de nombreuses galeries sur l'histoire du Duché,  les très belles collections gallo-romaines du Musée d'Art et d'Histoire du Luxembourg dont la video ci-après donne un aperçu :

 

 

Et jusqu'au 2 septembre 2012, une exposition "Sous nos pieds" sur les découvertes archéologiques des 15 dernières années dans le Duché :

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Informations pratiques : cliquer ici.

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