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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Alexandrie, histoire d'un mythe

Publié le 7 Octobre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

 Vient de paraitre : Alexandrie, histoire d'un mythe , de Paul André Claudel, aux éditions Ellipse.

L'auteur, maitre de conférence en littérature comparée à l'Université de Nantes et fidèle lecteur de ce blog, m'a gentiment adressé  son ouvrage que je ne saurai trop recommander à tous ceux qui s'intéresse à l'histoire exceptionnelle de la ville d'Alexandrie fondée par Alexandre le Grand en personne , qui devint ensuite la capitale d'Egypte de la dynastie des Ptolémées (les Lagides). 

L'ouvrage remet  en perspective la ville hellénistique et ses grands monuments (Sérapéum, tombeau d'Alexandre, Phare, Bibliothèque...) mais nous invite à comprendre au travers des récits, contes, témoignages, par lesquels s’est formé, par-delà l’histoire « réelle » de la ville, le mythe d’Alexandrie.

Un très bel ouvrage de 400 pages , très riche de contenu et particulièrement bien écrit, dans un style vivant, simple et accessible au plus grand nombre. 

Alexandrie couverture

La présentation de l'éditeur :

Alexandrie : le simple nom de la ville fondée par Alexandre le Grand suffit à faire surgir un tourbillon d’images évocatrices. Monuments célèbres (le tombeau d’Alexandre, le Phare, la Bibliothèque), figures illustres du monde gréco-romain (Jules César, Marc Antoine, Cléopâtre), conquérants de l’âge moderne (Bonaparte, Mehemet Ali), poètes et écrivains de l’époque cosmopolite (Cavafis, Durrell) ont éclairé tour à tour l’histoire de cette ville. Cet étonnant cortège témoigne du rôle qu’a joué, pendant plus de deux mille ans, la cité des Ptolémées.

Première métropole du monde méditerranéen dans la période hellénistique, rivale de Rome à l’époque impériale, Alexandrie domine les chroniques de l’Antiquité. Plate-forme commerciale du Levant après la conquête arabe, porte d’entrée en Égypte sous l’Empire ottoman, Alexandrie se trouve encore, à l’époque moderne et contemporaine, au cœur des relations entre Orient et Occident : c’est devant ses murs que débarquent, en 1798, les soldats de l’expédition d’Égypte menée par Bonaparte.

Mais l’histoire millénaire d’Alexandrie compte au moins autant pour elle-même que pour les prolongements érudits ou rêveurs qu’elle a pu susciter : depuis l’Antiquité, historiens et poètes ont cultivé sa mémoire et façonné son image. « Cité d’or » selon le grammairien grec Athénée, « première du monde » pour l’historien Diodore de Sicile, la ville de la Bibliothèque et du Phare s’est inscrite à jamais dans notre imaginaire. Lieu de tous les savoirs, creuset des sagesses antiques et des grandes religions, Alexandrie n’a cessé d’alimenter les utopies. C’est là, précisément, l’objet de cet ouvrage : la somme des récits, des témoignages ou des contes par lesquels s’est formé, aux confins de l’histoire et du songe, le mythe d’Alexandrie.

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Reconstitution du phare d'Alexandrie, 7eme merveille du monde antique, d'où un grand feu indiquait l'entrée du port, à plus de 100 mètres de haut, sous une monumentale statue de Zeus. 

Au sommaire :

Avant-propos : La ville invisible

Chapitre I : Aux sources du mythe : la fondation

Chapitre II : Rois et dieux d’Alexandrie

Chapitre III : La Bibliothèque ou l’inventaire du monde

Chapitre IV : Le Phare ou la septième merveille

Chapitre V : Cléopâtre, la gloire et l’opprobre

Chapitre VI : Alexandrie romaine : imaginaires décadents

Chapitre VII : Le creuset du christianisme

Chapitre VIII : Alexandrie dans l’Islam médiéval

Chapitre IX : Érudits et voyageurs dans la ville ottomane

Chapitre X : Bonaparte, nouvel Alexandre ?

Chapitre XI : La renaissance d’Alexandrie

Chapitre XII : L’âge d’or cosmopolite

Chapitre XIII : Souvenirs de la ville perdue

Chapitre XIV : La mémoire et le mythe

Pour commander l'ouvrage en ligne

 

Pour ceux qui souhaitent se plonger dans l'atmosphère d'Alexandrie lors des révoltes chrétiennnes en Egypte de la fin de l'empire romain, je recommande également le film Agora, sorti au cinéma en 2010 et actuellement disponible en DVD . L'histoire est basé sur un persaonnage réel, Hypathie, célèbre mathématicienne, astronome et philosophe de très grande renommée dans le monde antique, qui fut une des premières victimes de l'obscurantisme de quelques fanatiques chrétiens à l'encontre des sciences et du monde "paien".

 



Pour commander le DVD en ligne

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Exposition du 19 octobre 2011 au 2 septembre 2011 : Gaulois, une exposition renversante

Publié le 6 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

 Gaulois, une exposition renversante

La nouvelle exposition de la Cité des sciences et de l’industrie du 19 octobre 2011 au 2 septembre 2012.
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Pour la rentrée 2011, la grande exposition temporaire de la Cité des sciences à Paris bouscule les idées reçues sur les Gaulois, grâce aux découvertes archéologiques de ces 20 dernières années. En s’appuyant sur une démarche scientifique pluridisciplinaire et des muséographies variées, adaptées à tous les âges, l’exposition révolutionne les connaissances sur les Gaulois et redonne toute sa place à la civilisation gauloise qui est à la fois complexe et très proche de nous.  

"Gaulois, une expo renversante"  Cité des Sciences et de l'Industrie - Les Baladeurs d'Images 

L’exposition est un parcours en 5 séquences fortement différenciées où l’ambiance muséographique et scénographique propose, tour à tour, au visiteur, plusieurs postures : complice, enquêteur, découvreur, spectateur. Scénographes, réalisateurs, artistes, illustrateurs et scientifiques conjuguent leurs talents pour mettre en exergue les contenus et permettre aux visiteurs d’appréhender toute la richesse des sociétés gauloises.
Comment sait‐on tout ce que l’on sait aujourd'hui sur les Gaulois ?
Le renouvellement des données, dues en particulier aux grandes fouilles préventives conduites par l’Inrap, a transformé en profondeur le savoir sur la période gauloise et a permis de :
‐ bousculer les lieux communs et représentations caricaturales sur le sujet
‐ partager des connaissances très concrètes sur l’habitat, la vie quotidienne, l’agriculture,
l’organisation sociale et territoriale
‐ présenter une collection d’objets gaulois insolites, comme le « Trésor de Tintignac ».
Voir le blog consacré au sanctuaire de Tintignac (ci-dessous le fameux Carnyx à tête de sanglier découvert en 2004) :
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L’exposition en 5 parties :  

1. La galerie de portraits est un prologue, qui plonge le visiteur au centre d’une quarantaine de tableaux, sculptures, chansons évoquant les Gaulois. De Jules César à Lavisse, de Napoléon III à Astérix, le visiteur côtoie toutes ces représentations et tente de les déchiffrer.
2. De la fouille aux labos, le visiteur endosse le rôle de l’archéologue en participant à un chantier de fouille.
3. De la fouille au musée : grâce à des reconstitutions et des décors de quatre tombes et d’un sanctuaire, le visiteur découvre les rites et pratiques de la religion gauloise. En écho, une collection d’objets insolites est présentée, preuve irréfutable de la sophistication de ces sociétés.
4. La restitution est un spectacle audiovisuel qui raconte la vie gauloise dans une scénarisation originale où l’un des acteurs du film semble vouloir s’échapper d’un documentaire. Sur un mode humoristique et original, l’essentiel des savoirs actuels sur les sociétés gauloises est ainsi synthétisé dans un spectacle d’une dizaine de minutes.  
5. Adieu le mythe ? L’épilogue fait écho au prologue.
L’exposition est accompagné d’un livre‐catalogue, « Qui étaient les Gaulois ? », coédité par les Editions de La Martinière et Universcience Editions, sous la direction de François Malrain et Matthieu Poux :

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Autour de l'exposition à noter :

Un dossier hors serie de Telerama (Octobre 2011) consacré aux Gaulois, avec de magnifiques photos de la troupe de reconstitution historique des Ambianis :

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Un numero hors serie des "Dossiers d'Archeologie", d'octobre 2011, consacré également  à l'exposition et aux découvertes acrcheologiques récentes sur la civilisation gauloise :

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Au sommaire:

Les Gaulois.

La fin d'un mythe Le sanctuaire gaulois de Tintignac

Le Mormont

Saint-Just-en-Chaussée

Mandeure et ses sanctuaires gaulois

Paule et l'évolution de son habitat

Ouessant, un passage obligé

Colmar-Houssen Moulay, ville gauloise fortifiée

Agglomérations gauloises

Le trophée de Corent

Un édifice de réunion d'époque gauloise à Corent

Outillage et agriculture à l'époque gauloise

Architecture gauloise

Lacoste et des productions artisanales

Canal Seine-Nord-Europe

Les Gaulois de Saint-Roch à Toulouse

La nécropole d'Attichy " Le Buissonnet "

  

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Exposition du 10 octobre 2011 au 30 juin 2012 : Anticythère, l'énigmatique machine surgie du fond des temps

Publié le 3 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

 Au musée des Arts et Métiers, à Paris, à partir du 10 octobre 2011 , se tiendra une exposition -dossier , sur la machine d'Anticythère (appelée parfois « mécanisme d'Anticythère ») qui est une calculatrice mécanique antique permettant de calculer des positions astronomiques.

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Pièce principale du mécanisme d'Anticythere - photo Marsyas

Elle a été découverte en 1900 dans une épave près des côtes de l'île grecque d'Anticythère, entre Cythère et la Crète.

Le mécanisme est fondé sur les cycles de progression de l'arithmétique babylonienne. Elle est datée de 150 à 100 avant J.-C. et c'est le plus vieux mécanisme à engrenages connu. Les fragments retrouvés sont conservés au Musée national archéologique d'Athènes.

L'exposition présente le résultat des toutes dernières recherches pour comprendre le fonctionnement du mécanisme extraordinaire inventé par les ingénieurs antiques , grâce à des techniques d'études non destructives.

Grâce aux données accumulées sur la structure interne de la machine, le mécanisme est connu en détail. Son fonctionnement est lui moins bien connu. Cette machine de bronze, de forme circulaire, actuellement fragmentée en 3 parties principales occupe le volume d'un petit boîtier haut de 21 cm, large de 16 et épais de 5 (dimensions d’un livre de taille moyenne). Elle est composée de plus de 82 éléments dont une trentaine de roues dentées. Elle devait probablement être actionnée à la main ou par un système hydraulique. Son fonctionnement se base sur les mouvements différentiels des engrenages permettant de "calculer" la position des astres à un moment donné.

 

 

Informations pratiques sur l'exposition.

  

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Alesia : BD historique et pédagogique

Publié le 2 Octobre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Une très belle bande dessinée de Luccisano Sylvio, qui publie après la série des casques d'Agris, une Bande Dessinée retraçant la bataille d'Alesia en 52 avant JC , ayant vue la fin de l'indépendance gauloise. 

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Première référence émotionnelle de l'histoire de la nation française, la bataille d'Alésia a profondément marqué les esprits et durablement imprégné le paysage autour du mont Auxois. Importante du point de vue des forces militaires en présence, cet affrontement l'est aussi par ses enjeux géopolitiques. D'un côté se joue l'indépendance des peuples gaulois et de l'autre, la fin espérée de sept années de guerres et de conquêtes. De cette tragédie, émergent deux hommes que tout oppose, deux généraux d'exception dont le destin sera lié au dénouement de cette gigantesque ordalie, César et Vercingétorix. S'appuyant sur les dernières recherches archéologiques, les auteurs nous dépeignent ici cette grande fresque historique sous un oeil neuf, gommant certains clichés pour en proposer d'autres. Ils nous décrivent également des Gaulois et des Romains en phase avec leur époque.

Cette BD qui s'appuie sur les découvertes les plus récentes en archéologie, a bénéficié du conseil scientifique de nombreux historiquens et archéologues, notamment le conservateur du musée d'Alesia. Elle présente une version nouvelle des tenues des gaulois et des légionnaires romains durant la période césarienne et de nombreux détail de la vie quotidienne de l'époque , souvent méconnue du public et loin des clichés remontant au XIXème siècle. Le travail de groupe de reconstitution sérieux comme Pax Augusta (légionnaire césarien)  ou les Ambianis (gaulois de cette période), a aussi été exploité.

Pour  commander l'ouvrage dans notre sélection Amazon.

Quelques extraits de la BD (dessins Christophe Ansenar):

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      Vue du camp de marche légionnaire 

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      L'oppidum Gaulois d'Alesia 

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      Légionnaires construisant les fortifications : vallum et rempart de terre et de bois 

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      Explication pédagogique sur papyrus du vallum et des pièges associés

 

La bande annonce de la BD en vidéo :

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Arles - Bilan des dernières découvertes archeologiques dans le Rhône

Publié le 1 Octobre 2011 par Gellius dans Actus des musées

Depuis ces derniers années, le programme de fouilles archéologiques subaquatiques dans le Rhône, au droit du musée de l'Arles Antique, a mis au jour de véritables trésors datant de la période romaine, outre le célèbre buste de César, des nombreuses statues de bronze, objets de la vie quotidienne, glaives et casques équipant des légionnaires, voici qu'en septembre  2011, c'est l'épave d'un chaland romain, transportant des matériaux de construction qui est remonté à la surface et sera présenté au public dans  le musée de l'Arles antique en 2013.

La remontée de l'épave du chaland romain : 

 

De la fouille à la reconstitution du chaland au Ier siècle de notre ère :



Cette découverte est présentée dans une exposition au musée de l'Arles antique du 15 juin 2011 au 6 mai 2012 : voir site "Arles -Rhône 3"

Le catalogue de l'exposition peut également être commandé en ligne

Et enfin pour ceux qui aurait manqué l'exposition de 2010 sur " César , le rhône pour mémoire, 20 ans de fouilles dans le fleuve à Arles " , voir le très beau site de Mégapixel permettant une visite virtuelle de l'exposition et de découvrir le célèbre buste de César, mais aussi celui de Lépide, une victoire en bronze doré, une statue de Neptune, un captif en bronze, deux glaives de type pompeien, ...

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Carrhes, 9 juin 53 avant JC. Anatomie d'une défaite romaine

Publié le 29 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre aux éditions des Belles Lettres "Carrhes, 9 juin 83 avant JC, anatomie d'une défaite de Gusto Traiana. 

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Dans la plaine de Carrhes, le 9 juin 53 avant J.-C., une armée de  cavaliers venus d'Iran et d'Asie centrale barre la route aux cinquante mille hommes que Rome a envoyés conquérir l'empire rival des Parthes.

Pendant que le gros de l'armée des Parthes, commandée par le roi Orodes II se bat en Arménie, une  armée romaine  de conquête, composée de sept légions, commandée par l'ambitieux triumvir  Marcus Licinius Crassus (qui partage le pouvoir avec Pompée et César et qu'il rêvé de dépasser en gloire) attaque l'empire parthique.

Sûr de la puissance de son armée, il va trouver son chemin des troupes d'élites de nobles cavaliers , soit 1000 cataphractaires (impresionnants cavaliers lourds, de la très haite noblesse  armés d'une lance et protégé tout comme son cheval, par une armure intégrale en écailles) et 9000 cavaliers archers, et des esclaves   commandée par le général Eran Spahbodh Rustaham Suren-Pahlav, dénommé "Surena" par les auteurs antiques.

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Armée romaine de période tardo-républicaine

Les deux armées ne sont jamais battues l'une contre l'autre  : aux légions d'infantrie compactes, adeptes  du combat rapproché, s'opposent une armée extrémement mobile de harcèlement, associée à des cataphractaires, diposant d'une très grande puissance de frappe. Seule une cavalerie légère romaine de 4000 mille hommes dont 1000 auxilaires gaulois, fournis par Cesar, peuvent rivaliser avec la cavalerie  parthe.

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Cavalier-Archer parthe - Ier siècle av JC - dessin Jonnhy Shumate avec son aimable autorisation

Accablés sous les flèches des Orientaux, les Romains sont réduits à l'impuissance: malgré une lutte acharnée, une contreoffensive de cavalerie menée par le fils même de Crassus qui y trouva la mort,  plus de la moitié des légionnaires sont tués, beaucoup d'autres seront capturés et déportés. Suprême déshonneur, l’ennemi s’empare de leurs enseignes. Des années seront nécessaires à Rome pour effacer cette honte. Le général Marcus Licinius Crassus, l’homme qui dix-huit ans auparavant avait vaincu Spartacus et fait mettre en croix le long de la voie Appienne six mille esclaves et gladiateurs rebelles, trouve une mort sans gloire peu après la fin des combats. Son cadavre outragé est abandonné sans sépulture. 

Cette bataille a donné un coup d’arrêt à une conquête du monde qui paraissait pourtant irrésistible. Rome a été bloquée par une armée dont la compétence, la puissance et surtout la capacité de résister au redoutable dispositif de la légion avaient été sous-estimées. 
Dans un récit alerte et passionnant, Giusto Traina fait revivre une des batailles les plus importantes de l’histoire militaire de l’Antiquité,  et une des plus grave défaite romaine,  qui marque le début d’une guerre incessante entre Rome et l’Iran.

 



Localisation de la bataille de Carrhae

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Visite virtuelle de l'oppidum gaulois de Corent (Puy de Dôme)

Publié le 19 Septembre 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

A voir absolument, le très beau site internet du Conseil Général du Puy de Dome, nous présentant en 3D la reconstitution de l'oppidum  de Corent , situé à une quinzaine de km au sud de Clermont Ferrand.

http://com.cg63.fr/com/Corent/

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L'oppidum de Corent en 3 D ( copyright court-jus production)

Au premier siècle avant notre ère, il est le siège d'une grande ville gauloise : un oppidum vaste de plusieurs dizaines d'hectares, dont l'importance est signalée par la présence de milliers de monnaies et de tessons d'amphores à vin importées d'Italie.

Les fouilles menées depuis 2001 se concentrent sur le centre de l'agglomération, occupé par un vaste sanctuaire environné de quartiers d'habitat. L'ampleur des vestiges et la richesse des objets retrouvés identifient le site de Corent à la capitale politique et économique du peuple arverne avant la conquête romaine.

Les places, quartiers d'habitation ou commerciaux et les édifices publics repérés aux abords du temple laissent entrevoir un schéma d'urbanisme très élaboré pour cet oppidum.

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Corent : Le trophée militaire en cours de fouille (casque, épée, cotte de mailles et boucliers) Photo Y. Lecuyer 

Aujourd'hui, le site internet du Conseil Général nous propose propose de nous retrouver immergés au coeur de cette ville, en nous promenant à notre guise dans les différentes parties de la ville et découvrant des scènes reconstituées de la vie quotidienne en 80 avant JC . Point central de la visite, le sanctuaire s'ouvre à vous dans les moindres détails. Cette oeuvre autant ludique que pédagogique est le fruit d'un travail de reconstitution scientifique de très longue haleine : ses producteurs travaillent dessus depuis plus de 10 ans, en étroite collaboration avec les archéologues.

Ce travail permet de découvrir un haut degré de la civilisation gauloise, bien loin des clichés historiques, depuis plusieurs décennies en contact avec les civilisations grecque et romaine.

 

LogoOrangePour en savoir plus sur les fouilles de l'oppidum de Corent, vous pouvez:

- consulter l'ensemble de la documentation (rapport de fouilles et articles) sur le site du Laboratoire du LUERN , dirigé par Matthieu Poux, professeur d'archéologie à Lyon 2.

- aller voir la courte exposition du 24 septembre au 30 septembre 2011 au musée départemental de la céramique de Lezoux : voir dossier complet de présentation  et infos pratiques.

- Commander  en ligne le nouvel ouvrage de M. Poux aux editions Errance, paru en mai 2011 : Corent, voyage au coeur d'une ville gauloise :

catalogue

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Vient de paraitre: Fievre électorale à Pompeï

Publié le 15 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Vient de paraitre, aux éditions des Belles Lettres, Fièvre électorale à Pompeï, de Karl-Wilhem Weeber, professeur de philosophie et d'histoire à l’université de la Ruhr.

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Comment votaient les Romains ? Frénétiquement.
Il n'était toutefois guère question de partis, de programmes, encore moins d'idées, mais de personnes. Les campagnes électorales des Anciens sont des campagnes de proximité: il s'agit de désigner, ou d'écarter, son prochain, c'est-à-dire son voisin. Et tout le monde de participer, d'Asellina la cabaretière à Sabinus le marchand de vin en passant par Saturninus le professeur, comme l'attestent les inscriptions enfouies sous les cendres de Pompéi il y a près de deux mille ans. Chaque année au moins, les débats s'enflamment, les langues s'enveniment et les murs se colorent de slogans et d'insultes, décryptés ici par Karl-Wilhelm Weeber. Illustré, doté d'une documentation souvent inédite, écrit avec passion et précision, ce livre fait revivre la vie politique tonitruante de la petite cité portuaire jusqu'à la terrible éruption de 79.
Avec Fièvre électorale à Pompéi entrez dans l'arène politique de jadis où les combats sont largement aussi féroces, et distrayants, que ceux d'aujourd'hui !

Au sommaire :

« À Pompéi, c'est difficile... ». Pas de morosité politique dans la gestion autonome locale
Du bon voisinage en politique
« Les porteurs de sacs sollicitent…». Boulangers, professeurs et compagnie s'engagent dans la campagne
Les femmes au pouvoir – du moins sur les murs
Prière de s'ingérer. Salmigondis de soutiens électoraux
« Tous les bonnets de nuit proposent Vatia... ». Des façades aux slogans diffamatoires ? 
« Allez, secoue-toi, va voter ! »
Labels de qualité vb et drp. Les murs « vertueux » de Pompéi
« Il ne dilapidera pas le trésor municipal ».  Annonces électorales avec ébauche de programme
Être gentil et ne pas s'engager. Les secrets du succès des campagnes électorales à Rome
Être édile l'année de la chute. La campagne de Helvius Sabinus
« C'est Lucius qui l'a peint … ». Les pros de la publicité

Pour commander l'ouvrage en ligne dans notre selection Amazon .

 

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Inscription de campagne électorale sur un mur de Pompeï (photo Gellius) :

 Grande ligne du bas : un soutien de serveuses de taverne :

C. Lollium Fuscum IIvir v a s p p Asellinas rogant nec sine Zmyrina

Lollius Fuscus duumvir chargé de la voirie et de l'entretien des bâtiments civils et religieux. Les filles de chez Asellina vous le recommandent, en particulier Zmyrina (sur d'autres incriptions similaires, le candidat aux élections, surement peu emballé à l'idée d'être publiquement soutenu par des serveuses de taverne accessoirement prostituées, a fait blanchir leurs noms qui n'apparait presque plus !)

A gauche en petit , un soutien d'une autre corporation professionnelle très représentée à Pompei :

L. Ceium Secudum II v i d Primus fullo ro

Lucius Ceius Secundus duumvir ! Primus le foulon (teinturier) vote pour lui.

Pour découvrir d'autres inscriptions de Pompei, fenêtre sur la vie quotitienne de ses habitants,  sur l'excellent site Noctes Gallicanae, d'Alain Canu : 

http://www.noctes-gallicanae.fr/Pompeii/elections.htm

 

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Carte de Peutinger interactive : itinéraire sur les voies romaines

Publié le 5 Septembre 2011 par Gellius dans L'archeo-site web du mois

L'historien néerlandais René Vooburg, archiviste à la bibliothèque de la Haye, vient de mettre en ligne un planificateur d'itinéraire numérique basé sur célèbre la Table de Peutinger, copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les étapes et villes principales de l'Empire romain. 

A partir de la saisie simple du point de départ et d'arrivée (en 5 langues européennes et/ou en latin), il est ainsi possible de voyager à la fois dans le temps et dans l'espace, sur les voies antiques géoréférencées.

http://www.omnesviae.org/fr/

 

peuntinger voorburg

La Table de Peutinger, connue aussi sous le nom de «Carte des étapes de Castorius » ou de « Table Théodosienne », est une copie réalisée vers 1265 par des moines de Colmar, d'une carte romaine réalisée vers 350, elle-même probablement la copie remise à jour d'une grande carte du monde peinte sur le portique d'Agrippa à Rome vers 12 de notre ère, où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain.

La Table qui réprésente l'Empire romain est composée de 11 parchemins conservés ; un douzième étant perdu. Ceux-ci sont assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de voies romaines, mais aussi l'emplacement de villes et des points remarquables des paysages.

Il ne s'agit toutefois pas d'une cartographie fidèle à la réalité, mais plutôt de la première représentation schématique d'un réseau d'infrastructures avec ses points d'étapes , des repères et des distances précises en miles romains, à la manière d'un plan de métro actuel.  

On y voit les principales routes du service de poste impérial, ou cursus publicus, et cela permettait au voyageur de repérer assez aisément les étapes, de calculer les distances à parcourir et d'organiser son ravitaillement aux principaux lieux thermaux ou points d'eau.

 

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      Extrait de la table originale de Peutinger sur parchemin du XIIIeme siècle représentant une partie de la Gaule

Voir également le site d'Euratlas qui présente la carte originale de l'ensemble de l'Empire romain :

http://www.euratlas.net/cartogra/peutinger/index_fr.html

 

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La Via Domitia, la plus ancienne voie de Gaule Romaine ( 118 avant JC) , à Ambrussum (34) - photo Gellius

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Archeothema septembre 2011: la medecine à l'époque romaine

Publié le 3 Septembre 2011 par Gellius dans Actualité lecture

Archeothéma septembre 2001 en kiosque  : la médecine à l'époque romaine :

 

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Pour feuilleter la revue , cliquez ici .

 

Au menu , des articles des spécialistes européens du sujet , notamment Veronique Dasen, professeur titulaire d'archéologie classique et d'histoire ancienne à l’Université de Fribourg:

  • La médecine gréco-romaine
  • Les principaux médecins et auteurs cités
  • La médecine en Égypte romaine : l’énigme du « relief aux instruments » de Kom Ombô
  • L’identité du médecin et ses instruments
  • Les lieux de la pratique médicale
  • Maisons de médecin et lieux de la pratique médicale à Pompéi
  • Médicaments et pharmacologie
  • Recettes de dentifrice et autres curiosités Hygiène et santé : la paléopathologie

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      Pour commander d'anciens numeris d'Acheothema , cliquer ici

Quelques instrumets chirurgicaux romains de la maison dite du chirurgien de Pompei (Musée de Naples - photos Gellius):

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      Scapellum (bistouri)

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      Uncus (crochet)

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Specillum (catheter ou sonde) 

 

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Forceps (pince)

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Speculum matricis (speculum obstrical)

 

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Speculum

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Cucurbita (ventouse, et tanmpon d'occuliste, Bristish museum - photo Gellius)

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Boite à onguents medicaux et pince à épiler , Bristih musem (photo Gellius)

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Cachet en stéatite d'un occuliste dénommé Ferox, crocodesad veteres cicatrices, en atteste l'estampille sur le petit boudin de collyre. Crocodes évoque une compositon à base de safran et , et qu'il s'agit d'un collyre au pouvoir cicatrisant (Musée de Saint Remi-Reims)

Pour en savoir plus sur la médecine antique, voir les  deux sites suivants : 

Le site de Laurent Galopin, historien passionné d'histoire de la médecine antique:

http://medecine-ancienne.com

Le site de CH. Buwalda, prfesseur de lettres classiques au collège Michelet de Lens 

http://www2b.ac-lille.fr/weblettres/tice/medecin/index.htm

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