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Civilisations antiques, grecques et romaines: actualités et découvertes

Les actualités du monde antique : découvertes archéologiques, parutions d'articles ou de livres expositions, actualités des musées, informations et médias sur les civilisations anciennes, grecques et romaines

Articles avec #actus des musees catégorie

Les Etrusques s'invitent à Paris :exposition "Hythme à la vie" au Musée Maillol jusqu'au 9 février 2014

Publié le 20 Novembre 2013 par Gellius dans Actus des musées

Les Etrusques sont à l'honneur en cet autome 2013 dans les médias et les musées !

Ce peuple énigmatique a occupé une partie de l'Italie au nord du Latium ( essentiellement en Toscane) , depuis le début de l'age du fer au VIII ème siècle avant JC, jusqu'à leur assimilation définitive en tant que citoyens romains au Ier siècle avant JC .

Cette civilisation a émergé à partir de la civilisation  Villanovienne  datant de l'age du bronze, et cette population  s'est enrichie de  l'arrivée de colons Tyrrhéniens (Asie Mineure) . 

Ce peuple, nommé Etrusci par les romains , était constitué en réalité d'une "fédération" de tribus et de cités indépendantes, qui toutefois partagaient la langue , la culture et les religions et avaient des liens politiques forts.

Cette civilisation a fortement inspirée les romains  dans leur vie sprituelle , au travers de rites parfois curieux et esoteriques, la vie politique, la technologie, l'art ...  

Cette société était très structurée sur le plan social, marquée par l'apparition de familles aristocrates , avec au sommet,  un roi. De fait, les vestiges archéologiques  et les oeuvres qui nous sont parvenus, n'illustrent pas la vie des esclaves . Ces témoignages ne concernent que la classe élevée des maitres,  illustrant du très grand rafinement de cette brillante civilisation et de ses riches habitants.

Considéré le plus souvent comme un peuple originaire d’Orient, enveloppé dans le mystère d‘une langue et de rites hermétiques, le peuple étrusque eut, avant Rome, un rôle de tout premier plan parmi les grandes civilisations méditerranéennes. Peuple de marins et de marchands, les Étrusques ont évolué dans un contexte riche de son commerce internantional et de ses échanges, notamment avec les Grecs, mais aussi les Phéniciens, les Egyptiens,  dont ils furent à la fois les émules et les rivaux.

La présence et l'importance des femmes dans la société étrusques , leur présence aux banquets et leurs moeurs libres  , par exemple  ont choqué  leurs  contemporains grecs et romains, alors que leur société patriarcale confinaient les femmes à un rôle de second plan dans la maisonnée. 

 

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Evocation de l'alphabet etrusque, inspiré de celui des phéniciens - Musée Maillol 

 

Les Etrusques ont laissé des traces de leurs comptoirs marchands avec les colonies grecques des rivages de la Gaule méridionnale (notamment à Lattes).

 

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Carte de la zone d'influence des Etrusques, au milieu de  celles des grecques et des phéniciens - Musée Maillol 

L’image des Étrusques est trop souvent évoquée à travers des témoignages liés au monde funéraire. Cette composante a été accentuée par la découverte de nombreuses tombes, particulièrement au cours du XIXe siècle, qui ont constitué la première source des archéologues. Ainsi a-t-on eu tendance, à tort, à les détacher du monde des vivants. 

 

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Une  belle exposition au musée Maillol  àdécouvrir jusqu'au 9 février 2013 , qui fait revivre le quotidien des élites etrusques 

Pour l'exposition "Les Etrusques, un hythme à la vie"  , le musée Maillol  a choisi au contraire de nous évoquer la vie quotidienne de ses élites joyeuses et cosmopolites . Pour l'exposition,  le musée a rassemblé plus de 250 œuvres de musée européen  avec l'architecture pour fil conducteur, des cabanes primitives aux intérieurs des maisons princières et patriciennes, qui nous font découvrir les principales cités de cette fédération : Véies, Cerveteri, Tarquinia et Orvieto...

 

 

La culture et la vie quotidienne des Etrusques défilent sous les yeux des visiteurs : la vie religieuse très présente, l'écriture, la peinture, l'orfèvrerie, la sculpture, des rites funéraires légendaires, des banquets , les militaires  ...

Du début de leur histoire : les Villanoviens , à la fin de l'age du Bronze : 

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Casque à crête de type villanovien , première moitié du VIIIe siècle avant J.-C. Photo : Soprintendenza per i Beni Archeologici della Toscana / Antonio Quattrone 

 

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 Urne  cinéraire, en forme de cabane villanovienne, milieu du IXe siècle – début du VIIIe siècle avant J.-C. Photo : Soprintendenza per i Beni Archeologici della Toscana / Antonio Quattrone

 

  De farouches guerriers bien équipés

L'équipement des guerriers étrusques est proche de celui des grecs dont il reprend les équipements et la stratégie. Les équipements sont toutefois beaucoup plus "folkoriques", avec des variantes sur les casques reprenant les modèles des hoplites grecs agrémentés de nombreuses décorations, crêtes énormes,  ornements, cornes ou plumes, destinées à impressionner leurs ennemis.

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Bouclier étruque en bronze  Seconde moitié du VIIe siècle av. J.-C. 


L'art étrusque, un rafinement esthétique associé à un artisanat sans équivalent 

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Magnifique fermoir de vêtement en or à figurine de lions -  680-650 avant J.-C


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Vase etrusque avec des danseurs et joueurs de flute 


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Tête votive d'un jeune etrusque


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Scene de banquet étrusque sur une plaque de revêtement architectural en relief,550-530 avant J.-C. Photo :  Museo Nazionale Etrusco Rocca Albornoz, Viterbo / Fabio Barbieri

 

Parmi les céramiques, quelques pièces - objet de culte ou vaisselle de banquet à vocation érotique- rappellent la place du sexe dans la société étrusque : le catalogue de l'exposition évoque ainsi un «climat quasi orgiaque, […] mœurs licencieuses, […] luxure effrénée des femmes étrusques rapportées par les textes antiques.»

 La vidéo suivante de Libération, commentée avec une certaine malice par Vincent Jolivet, archéologue du CNRS, nous laisse entrevoir  cet aspect de cette civilisation : Attention certaines scenes sur ceramiques étrusques sont explicites et peuvent choquer le jeune public - déconseillé au moins de 14 ans .

 

 

Le culte des morts 

L'intérieur tombeau du Navire à Tarquinia est reconstitué et l'exposition présente de plusieurs  urnes ou sarcophages , constituant les dernieres demeures des époux le plus souvent :

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Reconstitution du Tombeau du Navire- Tarquinia 

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Urne dite "du Bottarone", début du IVe siècle avant J.-C. Photo : Soprintendenza per i Beni Archeologici della Toscana / Antonio Quattrone

 

Pour en savoir plus sur l'exposition :

- infos pratiques : musee maillol 

- catalogue disponible en ligne sur Amazon : cliquez ici .

 

Pour en savoir plus sur les étrusque

-  une sélection de livres : cliquez ici 

- une video (reportage Arte)  : la derniere cité des etrusques 

Episode 1 :



Episode 2 : cliquez ici

Episode 3 : cliquer ici 

 

Actualités sur les étrusques 

Une princesse guerriere etrusque découverte en septembre 2013? 

En septembre 2013, les archéologues italiens ont découvert un tombeau intact et étanche à nécropole de la Doganaccia à Tarquinia.

A l'intérieur se trouvent deux lits funéraires sculptés dans la roche. L'un d'eux contient un squelette portant une lance. Sur un autre se trouvent les vestiges partiellement incinérés d'un autre squelette avec plusieurs bijoux et une boîte plaquée en bronze.

Voir la video de la découverte : cliquez ici 

Ce tombeau, situé dans la zone d'un tumulus renfermant une reine,  fut tout d'abord interprété comme celui d'un prince  ou aristocrate étrusque de haut rang , avec une lance et les cendres de sa défunte épouse. Ce tombeau est daté du début du VIe ​​siècle avant J.-C et a été baptisé "tombe de l'aryballos suspendu", du nom d'un vase destiné à stocker des onguents et qui a été retrouvé suspendu à un clou  depuis 2600 ans.

L'analyse des ossements vient de montrer que le prince n'en est pas un: il s'agit en fait d'une princesse
De plus, les cendres appartenaient à un homme plutôt qu'à une femme, ce qui signifie que la princesse a probablement été enterrée avec les restes de son défunt mari. Elle avait 35 à 40 ans lors de son décès.

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Ceramiques et objets précieux trouvés dans le tombeau, au pied du lit de la defunte

 

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Au pied de la defunte un plat avec des restes d'aliments du banquet funéraire, et à gauche une vasque en bronze pour se laver les mains

Bien qu'Alessandro Mandolesi, qui a dirigé l'expédition, avait émis l'hypothèse que la lance placée entre les deux corps ait pu être un "symbole d'union," d'autres sont en désaccord...

Judith Weingarten de la British School at Athens a noté que la lance a été enterré avec la femme et non pas entre la femme et l'homme. Cela porte à croire que, en fait, la femme était une guerrière. Bien que cette découverte soit exceptionnelle, ce ne serait pas étonnant lorsque l'on connait la place importante de la femme dans la société étrusque.

 

A venir une nouvelle exposition sur les étrusques au musée de Louvres- Lens 5 décembre 2013 au 10 mars 2014: "les Etrusques et la Mediterrannée" ,

La civlisation étrusques sera illustrée au travers de la cité de Cerveterri au travers toute son histoire : voir la bande annonce :

 


 

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Exposition : Une Odyssée gauloise : premiers échanges entre la Grece et la Gaule- Musée de Lattara (34) du 2 avril 2013 au 12 janvier 2014

Publié le 6 Mai 2013 par Gellius dans Actus des musées

"Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage..." (Du Bellay).

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C'est une très belle exposition et un beau voyage  que nous présente le musée de Lattara-Henry Prades (agglomération de Montpellier) en 2013, sur un thème original : elle évoque les explorations et les premières routes commerciales à l’origine des premiers échanges entre la Grèce et la Gaule du Sud entre le VII ème et le Vème siècle avant JC (correspondant à la "période archaïque" pour La Grece et au Ier age du fer - "Halstatt" pour la Gaule).

Plus de 400 objets exposés, permettent de retracer ces parcours complexes d’un bout à l’autre du monde connu des Grecs, du cœur de l’Europe celtique jusqu’au Caucase.  Cette exposition est labellisée d'intérêt national par le ministère de la Culture. 

 

 

Le nord-ouest de la Méditerranée était un des nombreux horizons atteints par les Grecs au VIIème siècle avant JC, horizons qui s'étendaient de l'Egypte à la mer Noire et jusqu'au détroit de Gibraltar, alors qu'Homère venait de rédiger quelques décennies auparavant l'Illiade et l'Odyssée.

 

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© Musée Henri Prades - Lattara

 

Les Grecs cherchaient dans le sud de la Gaule et en Iberie  des produits rares, comme le cuivre pour la fabrication du bronze, l'or, mais aussi l’ambre, lui même importé par les gaulois depuis l'Europe du Nord. Les Grecs pensaient que l'ambre était créée par les derniers rayons du soleil solidifiés dans l’Océan. Ils  croyaient aussi  trouver en Gaule  les peuples des confins septentrionaux du monde, comme les bienheureux Hyperboréens, et la descendance du Soleil : les Héliades.

Rapidement, les communautés indigènes du Languedoc et les cités grecques de la Sicile méridionale furent reliées par un réseau complexe d’échanges maritimes à travers lequel circulaient des hommes, du métal, des parures féminines, mais aussi des rituels d’hospitalité, des pratiques religieuses et des conceptions du monde.

Il n'est pas aisé de se faire une idée précise des populations gauloises qui furent les premières en contact avec les explorateurs grecs. Les nécropoles gauloises datant de 650 à 550 avant JC nous permettent d'entrevoir les objets, parures et ornements qui constituaient les richesses des aristocrates gaulois.

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Tombe aristocratique de Mailhac ( Aude) VII eme siècle : mors de chevaux - photo Gellius

Les tombes féminines renferment de très riches et lourdes parures en bronze, or, ou ambre. A cette époque, les femmes semblent avoir une importance particulière dans la société. L'exposition nous présente de somptueuses  parures provenant du Centre, de l'Est ou du Sud de la France du premier age du Fer  :

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12 bracelets de jambes - dépôts de bronze de Dixmont (Yonne) - VI eme siècle avant JC. Photo Gellius

 

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Collier en ambre ( Europe du Nord) et de corail , grande Cyprée de la Mer Rouge,  de Nordhouse datant du Vi éme siècle avant JC  - Musée de Strasbourg - photo Gellius 

 


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Scene d'habillement et de mise en place des parures d'une aristocrate gauloise pour son mariage au Vi ème siècle avant JC - © Musée Henri Prades - Lattara

La route commerciale qui s'établit entre les colonies de Sicile et la Gaule du Sud au VII ème siècle peut être reconstituée à partir de fragments d'objets gaulois en bronze du Centre et du Sud  de la Gaule, d'abord retrouvés associés à des vases grecs dans tombes des nécropoles  du Languedoc ( Adge, Béziers, Mailhac..) puis dans l'épave de Rochelongue à Adge (début VIème siècle avant JC) et enfin dans l'agora de Selinonte en Sicile.

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      Reconstitution d'un bateau grec de la période archaique, à partir des épaves Jules Verne de Marseille - VII ème siècle  - photo Gellius

 

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Nécropole de la Courandelle - Beziers - VII ème siècle - Skyphos  de type grec se trouvant au milieu d'objets  de bronze gaulois - photo Gellius

Au delà de Selinonte, les objets gaulois se retrouvent dispersés dans de nombreuses autres cités grecques de Sicile: Agrigente, Gela, Megara Hyblae, et notamment dans les sanctuaires grecs  dédiés à Koré et Demeter, dieux de l'agriculture.  Ces dépots votifs grecs sont curieusement constitués de volume important de bronze, sous forme de lingots ou d'objets non grecs, y compris d'indigènes de Sicile.

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Sicile - restes de pratiques rituelles grecques - une coupe grecque remplie de 18 galets, de 7 astragales (osselets) et 2 épingles - photo Gellius


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Sicile - dépôt de bronze du Mendolito VII ème siècle : pointe de lance, astragales, anse de chaudron...- Musée de Syracuse - photo Gellius 

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Sicile - dépot de l'Agrora de Selinonte - VI ème siècle avant JC- charniere en forme de lion d'un infundibulum etrusque(passoire-entonnoir servant à tranvaser le vin dans un pichet) 

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Sicile - Bouqueton de Gela : bouton de harnachement provenant des plaines d'Anatolie VII- VI e siecle avant JC 

Ces routes commerciales entre la Gaule et le sud de la Sicile vont se maintenir pendant le VI ème siècle . Elle contribueront à l'essor économique de la Sicile, au renforcement et l'enrichissement des élites de Gaule du Sud. 

Toutefois l'arrivée des Massaliètes (colonie grecque à l'origine de Marseille) et des Etrusques dans les échanges mediterranéens vont perturber ces équilibres et faire progressivement disparaitre la route commerciale entre le Languedoc et la Sicile. D'autres voies commerciales vont se renforcer entre le monde méditérannéen  et le monde celtique, comme la vallée du rhône maitrisée par les Massaliètes ou les cols alpins maitrisés par les Etrusques.

Enfin, à partir de 540 avant JC, la méditerannée occidentale est dominée par des puissances maritimes affirmées comme Carthage, l'Etrurie et  Massalia . La production de vin et de céramique est diffusée de plus en plus dans le sud de la Gaule. Il n'y  a plus vraiment de  place pour les aventures maritimes des pionniers grecs qui s'étaient maintenues du VII eme à la première moitié du VI ème siècle. 

 

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Amphores étrusques - fin du VI eme siècle avant JC- Epave du Grand Ribaud- Hyères - photo Gellius

 

En Sicile, on observe de nouveaux cultes de dévotions, dont les bronzes sont exclus. 

 Dans le sud de la Gaule, les équilbres sociaux et familiaux changent. Les panoplies militaires sont de plus en plus nombreuses dans les nécropoles à la fin du VI ème siècle, traduisant peut être une réponse des indigènes aux pressions de plus en plus fortes exercées par les nouveaux arrivants .

La présence des femmes dans les nécropoles et de leurs magnifiques parures de bronze massif se font de plus en plus discretes. La tombe de la princesse de Vix (Cote d'or) , avec notamment son énorme cratère de bronze fabriquée dans une colonie grecque d'Italie du Sud, constitue une des dernières manifestations de cette lignée aristocratiques de femmes d'exceptions. 

 

Plus d'informations :

Le catalogue de l'exposition est disponible : pour le commander sur Amazon , cliquez ici .

Pour tous les renseignements pratiques : le site web du musée de Lattara

Enfin les collections permanentes antiques du musée valent aussi largement le détour (période gauloise, étrusques et romaines du site de Lattara notamment) ! 

 

 

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Marseille - Exposition du 12/01/13 au 15/04/2013 : Le "Tresor des Marseillais" dans le sanctuaire antique de Delphes

Publié le 16 Janvier 2013 par Gellius dans Actus des musées

Marseille (Massalia dans l'Antiquité) renoue avec ses racines fondatrices en nous offrant une exposition sur le "Tresor des Marseillais", édifié dans le sanctuaire de Delphes en Grèce antique. 

Colonie grecque fondée vers 600 avant J.-C par des Phocéens -(de Phocée, puissante cité grecque d'Asie Mineure), Massalia connaît vite une grande prospérité. Mais en 545 av J.-C., Phocée, la mère patrie est prise par les Perses. Phocée est une métropole déchue.

Marseille, principale ville phocéenne d’Occident la remplace de facto comme métropole de tous les Phocéens, fille vaillante "protégeant désormais sa mère comme ses sœurs » 

Soixante ans après sa création, Massalia la Grecque est donc une puissance qui compte. Les mœurs restent celles des Grecs antiques. Massalia, nouvelle puissance portuaire de méditerranée, qui rivalisera aavec Carthage au V ème siècle avant JC.

Pour bien montrer la puissance et la prospérité de Massilia aux autres cités grecques  , les Massaliètes font édifier  entre -530 avant JC et -500 avant JC , à Delphes sanctuaire panhéllénique , un "Tresor" dédié à la déesse Athena.

Un "Trésor" chez les grecs  était un petit monument, sorte de "chapelle votive", construit à l'occasion d'un événement important ou une victoire . Ces monuments, richement orné,  renfermait les offrandes aux dieux. 

Sur le site de Delphes, de cette époque glorieuse, il ne reste malheureusement que les fondations de ce monument et quelques objets conservés au musée du site.

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Vestiges du "Tresor" des Marseillais à Delphes

 

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Tête de Guerrier constituant iun fragment de la frise du Tresor des Marseillais conservée au musée de Delphes

 

Marseille nous propose de redécouvrir ces rares vestiges, le temps de l'exposition, dans  chapelle de la Vieille Charité (hospice du XVII ème siècle qui mérite à lui seul la visite).

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29 fragments de la frise qui ornait le temple, classés tresor national grec,  sont exposés pour la première fois en dehors de Grèce .

On y découvre aussi grâce à l’imagerie 3D le monument polychrome tel qu’il ressort des travaux des archéologues d’aujourd’hui. Et on découvre, à la fin de la visite, une représentation de la Pythie, cette femme mystérieuse et sacrée qui proférait des oracles aux visiteurs.

 

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Le tresor des Marseillais reconstitué  en 3 D(copyright Guggi Mulliez)

 

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Reconstitution de la frise complète  sur le fronton  monument , à partir des fragments retrouvés (en beige), représentant une bataille d'hoplites contre des amazones (copyright Guggi Mulliez)

 

Video sur les "coulisses de l'exposition" :

 

 

Voir les deux reportages complets d'Eric Diouloufet sur Massalia et  le Tresor des Marseillais : 

 

 

 

Pour en savoir plus

- Commander sur Amazon le DVD de l'exposition " Le Tresor des Marseillais, 500 av JC, l'éclat de Marseille à Delphes": cliquer ici

- Numero Hors serie n° 15 de la revue Archeologia  de Janvier 2013 dédié à l'exposition et disponible dans les kiosques 

- Renseignements pratiques sur l'exposition : cliquer ici 

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Exposition du 27/10/12 au 24/03/13: "Le temps des Romains" au musée de Picardie (Amiens)

Publié le 1 Novembre 2012 par Gellius dans Actus des musées

Le musée de Picardie (Amiens) nous propose une exposition sur un thème antique original : "Le temps au temps des Romains, perception mesure  et instruments", du 27 octobre 2012 au 24 mars 2013 .

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Dans les temps les plus reculés de l’Antiquité, les hommes (Égyptiens, Babyloniens, Chinois, Juifs, Grecs et Romains) ont pris conscience du temps qui passe et tenté de le mesurer. Ils ont mis au point des objets permettant de rythmer la vie : clepsydre, horloge à eau, cadrans solaires et élaboré des calendriers.

 L’exposition proposée repose sur la découverte récente d’un cadran solaire portatif d’époque romaine faite lors des fouilles archéologiques menées à Amiens à l’îlot de la Boucherie et la présence d’un autre cadran antique en laiton découvert à Berteaucourt-les-Dames (Somme).

 

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Cadran solaire portatif  découvert à Amiens en 2006 sur le site de l’Îlot de la Boucherie.
Dessin, Béatrice Béthune ; infographie, Stéphane Lancelot, Inrap.

 

Ce cadran solaire portatif en os trouvé à Amiens en 2006 est d'une hauteur de 6 cm environ. Unique exemplaire de ce type en Gaule romaine, il était surmonté d'une petite aiguille aujourd'hui disparue au sommet et à la perpendiculaire, dont l'ombre portée permettait de lire l'heure en fonction des mois (graduation verticales). Il est à noter que ce type de cadran solaire, dont seuls quelques exmplaires antiques sont connus, a été couramment utilisé durant tout le moyen age jusqu'au XIX eme siècle ! 

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Berteaucourt-les-Dames : Disque en tôle de cuivre gravé provenant d'un cadran solaire portatif gallo-romain 

 (fin II e s. ap. J.-C) - Source : JL MAssy Gallia 1983

Ce cadran solaire, découvert par prospection au sol sur une villa gallo-romaine au début des années 1980, se présente sous la forme d'un disque de cuivre de 10 cm de diamètre environ. Il  avait en son centre une tige verticale aujourd'hui disparue dont l'ombre portée pouvait donner l'heure  (3e disque inter) en fonction des mois (courbes en haut entre le 2e et 3e cercle intérieurs ) et de chacune des provinces romaines indiquées dans le 2e cercle intérieure : exemple en haut à gauche : Britannia, Sarmatia, Dacia ....

Ces deux objets sont véritablement exceptionnels : véritables montres antiques, on n’en connaît que vingt-quatre pour l’ensemble du monde romain, réparties dans les musées européens (britanniques : British Museum et Science Museum de Londres, Museum of History of Science d’oxford ; allemands : Mayence, Trèves… ; italiens : Este ; grecs : Samos…etc.) ou dans les collections privées.

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      Cadran solaire portatif découvert à Bratislava , daté de 250 ap JC, exposé au Musée d'histoire de la Science d'Oxford : son fonctionnement est proche du précédent ùais plus sophistiqué : au dos du cadran, il y avait la latitude/ logitude des provinces romaines.

 L’ingénieur romain Vitruve signale de nombreux modèles de ces cadrans solaires portatifs destinés à ceux qui souhaitaient avoir l’heure sur eux et à ceux qui voyageaient. Les exemplaires trouvés lors des fouilles ont permis de confirmer la variété des cadrans antiques, du médaillon de bronze à la petite plaque en laiton, en bronze ou en os ; de l’anneau (Philippes) au médaillon en forme de jambon à suspendre (à Herculanum).

 

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Cadran solaire portatif rustique réalisé dans un tesson de sigillée - Musée archeologique d'Enserune ( Aude) : un simple batonnet placé à la verticale au niveau de l'estampille de la sigillée permettait de donnerr une heure approximative.

Rassembler d’autres exemplaires de cadrans portatifs venus d’Europe, les comparer à des cadrans fixes, les montrer représentés dans l’art antique, montrer les calendriers établis pour rythmer le temps : tout cela va permettre de présenter la première exposition de ce genre en montrant de petits objets qui ne sont parfois jamais sortis des musées où ils sont conservés.

 

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 Cadran solaire du type des "scaphès à œilleton" : Il s'agit d'un cadran en forme de Skyphos (vaiselle) , percé d'un trou dans la partie supérieure . Cet orifice concentrait la lumière par un oeuilleton de bronze aujourdhui disparu, et c'est ce point lumineux à l'intérieur du cadran qui donnait l'heure, à partir des  courbes renseignées en grec : la courbe supérieure correspond au solstice d'hiver ( 25 decembre) et l'inferieure, sur le pourtour, au solstice d'été (24 juin): les onzes courbes en éventail marques les dzoue heures romaines de la journée - Ier-II ème siècle ap JC- Musée du Louvres

 

 

- Renseignements pratiques sur l'exposition : cliquer ici. 

- Autour de l'exposition:

- Conférences :

  • Jeudi 8 novembre 19h : Cycle de conférences : « Les cadrans solaires de l’Antiquité à nos jours » par Denis Savoie, chef du département astronomie et astrophysique du Palais de la Découverte à Paris.
  •  Jeudi 15 novembre 19h : Cycle de conférences : « Le cadran solaire portatif d’Amiens » par Christine Hoët-Van Cauwenberghe, Maître de conférences en Histoire romaine, Université de Lille 3 et Eric Binet, archéologue à Amiens-Métropole.
  • Jeudi 13 décembre 19h : Cycle de conférences par Jérôme Bonnin, Docteur en Archéologie, Université de Lille 3, qui vient de passer sa thèse en avril 2012  sur le thème : "Horologia Romana : recherches archéologiques sur les instruments de mesure du temps à l’époque romaine. Étude typologique, urbanistique et sociale "

- En kiosque : Dossier d'archeologie, de novembre / Decembre 2012 consacré au "Temps  des romains" 

le-temps-des-romains pdt 3676

Au sommaire :

 

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Bordeaux : exposition au temps des Gaulois : l'Aquitaine avant Cesar-du 15/09/12 au 17/03/13

Publié le 29 Septembre 2012 par Gellius dans Actus des musées

Le Musée archeologique d'Aquitaine nous offre du 15 septembre 2012 au 17 mars 2013 une très belle exposition sur les Gaulois d'Aquitaine, qui a pour pour ambition de faire la synthèse des connaissances actuelles sur l'âge du Fer dans le Sud-Ouest de la Gaule.

 

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Riche de plusieurs centaines d’objets, abordant autant les thèmes de la vie quotidienne, du commerce, de l’armement que celui du prestige des ses élites, des croyances ou de la romanisation, elle rassemble les plus beaux témoinages parvenus jusqu'à nous des peuples qui ont occupé cette partie de la Gaule.
Partez à la rencontre des peuples gaulois d'Aquitaine : Pétrocores, des Nitiobroges et autres Cocosates! Le musée d’Aquitaine invite le public à percer les secrets de la vie quotidienne des peuples qui habitaient l’Aquitaine entre 800 av. J.-C. et le début de la période romaine.
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Dès son entrée dans l’exposition, le visiteur est confronté aux idées reçues (hutte ronde, casque à ailes...) remontant aux XIX ème siècle,  et qui se retrouvent ensuite contredites au fil de l’exposition par la réalité archéologique. Le parcours muséographique incite le visiteur à s’interroger sur ce qu’il connaît des Gaulois. On découvre un mode de vie relativement élaboré , influencé par les civilisations méditerannéenes et entretenant des relations commerciales avec toute la Gaule et le pourtour meditérannéen .

 

Voir video de l'exposition :

 

 

Le village gaulois et ses artisans 
Au moyen d’une scénographie étonnante, le visiteur pénètre dans un village gaulois par le biais de reconstitutions. Une maison grandeur nature prend place dans la grande salle «Aquitaine». Présentée en «éclaté» et accompagnée de son mobilier, elle permet au visiteur d’en comprendre la construction, l’agencement, et la manière de vivre des Gaulois, avant tout agriculteurs et artisans :
Des ateliers de forgerons et de bronziers, de potier et de verrier, toujours reconstitués, montrent les techniques et les savoirs-faires reconnus dans tout le monde antique des artisans gaulois.
Le travail du bois est illustré par  un facsimilé d’une pirogue gauloise  monoxyle (taillée dans un tronc) découverte dans le lac de Sanguinet est exposé.

 

Les échanges
Plusieurs types d’échanges régionaux ou lointains sont évoqués : la circulation des monnaies, l’importation de produits méditerranéens (vaisselle, amphores) via les fleuves, la circulation du sel entre la côte atlantique et le sud-ouest de la Gaule. Ces échanges sont illustrés par des objets et une carte de répartition. 
Des amphores et de la vaisselle de luxe situent l’Aquitaine dans les circuits économiques d’importation et de redistribution des produits d’origine grecque, étrusque ou romaine. 
Les monnaies gauloises sont, à l’origine, des imitations de monnaies méditerranéennes. Les monnaies pictones, nitiobroges, pétrocores, sotiates, tarbelles et des autres peuples du sud-ouest de la France sont mises en regard 
des monnaies «modèles» (monnaies méditerranéennes, statères d’or de Philippe de Macédoi (père d'Alexandre le Grand) ne, drachme d’Emporion, drachme de Rhodè).

 

Le site archéologique de "Lacoste" : un vilage d'artisans gaulois du II ème siècle avant JC       
Le site de Lacoste, découvert en 1954 , fut fouillé récemment par l'Inrap de manière extensive en 2007-2008, dans la  la petite commune de Mouliets-et-Villemartin en Gironde . C’était une agglomération artisanale qui, au IIIème siècle avant J.-C., rayonnait à l’échelle de sud ouest de la Gaule.  D'une superficie d'environ 30 ha,  les artisans s’y sont regroupés pour mettre en commun leur savoir-faire, et fabriquer des objets à échelle industrielle. Cette agglomération était parfaitement organisée, avec ses lotissements, ses ateliers de forges, où l’on fabriquait des fibules (petits objets) et des pièces d’armement, ses poteries, sa place du marché. On y importait du vin du sud de l’Italie, que l’on échangeait ou que l’on achetait : on ne cultivait pas encore de vigne en Gaule ; ce sont les Romains qui la planteront. Lacoste était le gros "centre commercial" de la région.

 

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Lacoste : outillage et fibule de fer 

 

Rassemblant outillages divers, lingots de fer, monnaies, fibules, bracelets et céramiques, la salle «Lacoste» présente une agglomération de l’âge du Fer, à la fois comptoir marchand, mais aussi village d’artisans bronziers, potiers et forgerons aux contacts des peuples celtes et aquitains. 

 

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. Lacoste : Plastron de cuisrasse en bronze figurant deux guerriers celtes au combat ( photo © P. Ernaux, Inrap)

 

 Voir la video des fouilles du site de Lacoste en 2008 (Inrap) :

 



 

• La parure
La parure est un marqueur culturel important qui différencie les groupes de façon géographique mais aussi chronologique. La caractérisation des deux âges du Fer s’est historiquement faite à partir de l’évolution stylistique des fibules découvertes dans les sites d’Hallstatt et de la Tène. Un large échantillon de ces fibules sera présenté, ainsi que des perles et des fragments de bracelet en verre ou en lignite. Des torques et des bracelets en bronze ainsi que des agrafes de ceinture participent également à la parure des populations gauloises et seront 
aussi proposés au public. 

 

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Le magnifique torque en or du trésor de Tayac, II-Ier siècle ava JC - conservé au musée d'Aquitaine

 

• La guerre
Les peuples gaulois ont une réputation de grands guerriers. La valeur des guerriers gaulois est amplement liée à leur armement et leur connaissance du métal. Casques, épées, pointes de lances et de flèches sont autant de témoignages de l’adresse des forgerons et des bronziers gaulois. L'armement gaulois inspirera considérablement celui des armées romaines. 

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Casque gaulois en fer et bronze de Boe - Lot et Garonne - Ier siècle av JC

 

• La société gauloise
Un ensemble d’objets archéologiques expose la manière de vivre des Gaulois dans leur société: objets de la vie quotidienne (pince à épiler, rasoir, clef, etc.), outils, faisselles, céramiques, pesons (pour métiers à tisser), fusaïoles (rouelles assurant la rotation régulière du fuseau lors du tissage de la laine), etc. 

 

• Les rites funéraires
La présentation des rites funéraires se fera avec des objets du premier âge du Fer. Le matériel trouvé lors de fouilles de nécropoles autour du Bassin d’Arcachon, de la vallée de la Leyre, d’ensembles des Landes et des Pyrénées Atlantiques (Laglorieuse, Ibos, Bougarber, etc.), expose au visiteur les différents types de pratiques funéraires (nécropole, tumulus). Ce matériel se caractérise par du mobilier métallique, des mutilations ou des déformations d’armes, des urnes. 

 

• La fin de l’indépendance gauloise
Le fil chronologique de l’exposition s’arrête sur la bataille d’Uxellodonum, ultime bataille de la Guerre des Gauyles de Jules César, qui marque la fin de l’indépendance gauloise et le début de la romanisation. Une vitrine complète lui est consacrée avec notamment l’exposition d’armes, de balles de frondes, de pointes de balistes, etc. 

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Uxellodunum : Stimulus : piège romain qui était disposé autour des camp : la pointe inférieure du stimulus était plantéedans une buche, placée dans un trou, et dépassant légèrement du sol : il est facile d'imaginier les dégats que cela pouvait causé à un pied de guerrier gaulois ou sabot de cheval...

 

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Uxellodunum : Pointe de flècle de scorpion, retoutable catapulte romaine pouvant tirer avec précision à 200 m  

 

• La romanisation
La romanisation montre l’apparition de traits romains en Aquitaine: nouvelles habitudes alimentaires, architecture de pierre (Bordeaux, Dax), enduits peints et mosaïques (Bordeaux, Périgueux) et premières productions viticoles (Bordeaux, Tarbes, Villeneuve-sur-Lot). 

 

• L’univers spirituel et les croyances
Les Gaulois honorent des dieux divers, aux personnalités et aux fonctions assez floues. Il n’existe pas de mythologie fixe et officielle. Les traces archéologiques de lieux de cultes sont très exceptionnelles. Cette rareté est compensée par la découverte de témoins archéologiques où transparaissent des gestes symboliques. Ce matériel est présent dans l’exposition: des bustes en pierre représentants des divinités ou des ancêtres, des trésors monétaires déposés et enterrés comme offrandes à des divinités, le dépôt d’un puits à Vieille-Toulouse, le contenu de la tombe à char de Boé, etc. 

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Tête d'un gaulois moustachu en calcaire découverte au niveau du grand hôtel de Bordeaux - I er siècle avant JC

 

• Les types de sites archéologiques
Un dernier espace est consacré aux types de sites archéologiques à partir d’exemples aquitains : agglomérations (Bordeaux et Villeneuve-sur-Lot), sites fortifiés (Saint-Étienne-de-Lisse, Roquelaure) et nécropole (Pouydesseaux). Le résultat des fouilles de Bordeaux occupent une place de choix dans cette salle. Cet espace recense les découvertes récentes, notamment en matière d’archéologie préventive, et enrichit les connaissances sur l’âge du Fer.

 

- Pour commander en ligne  le catalogue de l'expo : cliquez ici

 

- Autour de l'expo, des conférences de chercheurs renommés, et des animations au musée d'Aquitaine : cliquez ici .
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Bliesbruck ( 57) : exposition du 15/05/12 au 31/10/12 : Il était une voie- Itinéraire antique au nord de l'empire romain

Publié le 28 Mai 2012 par Gellius dans Actus des musées

Le Parc archéolgique de Bliesbrück (Moselle) nous présente une exposition du 15 mai au 31 octobre 2012 : "Il était une voie -Itinéraires antiques au nord de l'Empire romain"

 

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Au Parc Archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim,  les visiteurs pourront découvrir à travers l’événement ”Il était une voie” l’univers des routes romaines, véritables réseaux de communication à l’échelle de l’Empire.

A partir d’une exposition conçue par le musée de Bavay (département du Nord) et le Thermenmuseum Heerlen (Pays-Bas), complétée par des objets caractéristiques de la région, c’est toute l’ingéniosité des Romains qui sera dévoilée : harnachement des chevaux, étapes et mansiones (auberge-relais) , bornes milliaires (à chaque mille romain), cartes antiques, divinités protectrices des chemins…

Le visiteur sera également conduit vers des sentiers plus familiers, ce qui lui permettra de faire le lien avec la voirie actuelle. Il pourra se rendre compte à quel point les traces de ces routes sont encore bien visibles dans nos paysages d’aujourd’hui.

 

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Voie romaine au niveau de  Raon-Lès-Leau qui reliait Divodurum Mediomatricorum (Metz) à Argentorate, garnison de la légion VIII Augusta (Strasbourg) - photo F. Montignon ( licence commons creative)

 

Voir article précédent détaillant le contenu de l'exposition initiale au Musée de Bavay en 2011 .

 

 

 

 

 

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Les collections gallo-romaines du musée d'art et d'histoire du Luxembourg

Publié le 8 Avril 2012 par Gellius dans Actus des musées

A découvrir, au milieu de nombreuses galeries sur l'histoire du Duché,  les très belles collections gallo-romaines du Musée d'Art et d'Histoire du Luxembourg dont la video ci-après donne un aperçu :

 

 

Et jusqu'au 2 septembre 2012, une exposition "Sous nos pieds" sur les découvertes archéologiques des 15 dernières années dans le Duché :

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Informations pratiques : cliquer ici.

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Exposition Louvres du 9 mars au 28 juin 2012 : Arles : les fouilles du Rhône

Publié le 11 Mars 2012 par Gellius dans Actus des musées

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Le Louvres nous prospose de découvrir les plus beaux objets découverts lors des fouilles récentes subaquatiques dans le Rhônes à Arles.

Le riche passé d’Arles la romaine (Arelate) , classé au patrimoine mondial de l'Unesco, avec son imposante architecture et son intense activité commerciale n’en finit pas de ressortir des eaux du Rhône.

Fouillé par les archéologues depuis vingt-cinq ans, le fleuve tumultueux continue de livrer ses trésors engloutis : chapiteaux et colonnes, outils du quotidien, pièces d’orfèvrerie romaines, sculptures en bronze, amphores, fragments de statues souvent uniques comme cette superbe statue de Neptune en marbre :

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Statue en marbre de Neptune - Musée départemental Arles antique 

Découvert en 2007 cette tête en marbre de Phrygie (Turquie) , identifiée comme étant celle de César en la comparant avec son portrait gravé de son vivant sur des monnaies :

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Buste de Jules Cesar, découvetrt dans le Rhone en 2007 - Musée départemental Arles antique © Maby J.-L_L.Roux

L'exposition met en vis-à-vis pour la 1ere fois, ce buste de Cesar avec celui du musée des antiquités de Turin découvert à Tusculum , Ces deux oeuvres sont les seuls bustes de Cesar réalisés les dernières années de sa vie, ou juste après son assassinat entre -50 et -44 avant JC . 

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Buste de Cesar découvert à Tusculum en 1825 - Musée des antiquités de Turin

Comment ces objets se sont-ils retrouvés au fond du fleuve ? C’est l’un des intérêts de l’exposition Arles, les fouilles du Rhône au Louvre que de nous livrer les interprétations des archéologues et des historiens sur une soixantaine d’objets trouvés, tout en retraçant l’histoire de la création d’Arles par Jules César qui voulait rivaliser avec Marseille, la ville complice de son pire ennemi Pompée.

Le Rhône était à cette époque un vaste dépotoir. On y jetait notamment les amphores après avoir vidé leur contenu (huile, vin, sauces de poissons…) en cassant la pointe de leur fond. L’activité portuaire était aussi source de rejets ou de pertes, notamment lors du transbordement des marchandises depuis les cales des navires de haute mer vers les bateaux à fond plat chargés de les acheminer vers le Nord de la France et de l’Europe.

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Lustre à huile composé de 20 emplacement de mèches - Rhone Arles

Certaines cargaisons ont aussi été englouties suite à des naufrages. Le Rhône a ainsi livré une vaisselle en bronze de luxe importée d’Italie

Les fouilles subaquatiques ont permis de localiser une trentaine d’épaves antiques piégées par des bancs de sable, au large des Saintes-Maries-de-la-Mer. Enfin l’érosion des berges provoquée par la violence des courants a entraîné par le fond nombre d’objets et même d’importants fragments d’architectures.

De très belles oeuvres d'art, bijoux,  et armes (casque, glaives ) ont également été découverts :

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Captif en bronze- Musée départemental Arles antique © Maby J.-L_L.Roux

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Victoire en Bronze -Musée départemental Arles antique © Maby J.-L_L.Roux

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Glaive et son fourreau de type pompeien - Musée départemental Arles antique © Maby J.-L_L.Roux

Des découvertes qui ont aussi permis de comprendre que la rive droite de l’Arles antique (quartier de Trinquetaille) était beaucoup plus urbanisée que l’on ne pensait. Ces témoignages du passé, aussi émouvants que passionnants, sont présentés avec des œuvres du musée Calvet d’Avignon, du Louvres, du musée des beaux-arts de Vienne (deux exceptionnels grands dauphins en bronze) et du musée des antiquités de Turin qui apportent d’intéressants éléments de contexte.

Video sur l'exposition (Louvres) :

 

 

 

Informations pratiques sur l'exposition au Louvres: cliquez ici.

Autre article sur les dernieres découvertes  archeologique dans le Rhone : cliquez ici .

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Exposition Strasbourg du 12 au 31 mars 2012 : Des Galères et des vagues

Publié le 9 Mars 2012 par Gellius dans Actus des musées

La Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme d' Alsace (MISHA) ,nous offre une exposition sur la navigation antique du 12 au 31 mars 2012 : Des Galères et des vagues.

 

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L’exposition présente des dessins et photographies donnant un aperçu des travaux qu’Alain Tisserand, diplômé en sciences esthétique industrielle, a menés entre 1980 et 2009 sur l’histoire de la marine antique.

Ces recherches sont fondées sur :

-           l’étude des sources littéraires anciennes ainsi que sur des publications modernes consacrées à l’architecture navale

-          un corpus iconographique antique , constitué en collaboration avec l’institut d’archéologie de Strasbourg, regroupant des monuments grecs et romains , des peintures, mosaïques, des monnaies, …

-          des données archéologiques  (épaves antiques) .

La démarche a ouvert le champ à des interprétations d’ordre technique, inédites , concernant le fonctionnement des persiennes d’aération des caisses à rames, des tours pivotantes de combat, du corvus ( ponton d’abordage romain).

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Ces recherches ont abouti à des restitutions graphiques en perspective de différents navires connus, et par une maquette motorisée de galère romaine au 1/ 25 eme.

Informations pratiques :

  • entrée libre 
  • Salle Europe de la MISHA - 5, allée du Général Rouvillois , campus esplanade - Strasbourg

 


Afficher MISHA sur une carte plus grande

 

Contact : Commissaire de l'exposition : monique-halm-tisserant@wanadoo.fr

 

Autre article consacré à la navigation antique experimentale : cliquez ici

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Vient de paraître : La Toge et les Armes, Rome entre Méditerranée et Océan

Publié le 9 Janvier 2012 par Gellius dans Actus des musées

Vient de paraitre, la Toge et les Armes, de Patrick Le Roux. 

 

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Deux symboles de Rome, qui forment aussi deux axes majeurs de la réflexion historique que Patrick Le Roux mène, depuis plus de quarante ans, sur les espaces et les sociétés provinciales de l’Empire romain.

Les trente-neuf études, révisées au besoin, dont quatre inédites, réunies dans ce premier volume de scripta varia, invitent le lecteur à suivre P. Le Roux dans ses enquêtes d’histoires romaines, sur les chemins de la péninsule Ibérique et sur les rivages d’un empire plus que méditerranéen.

Les cinq parties de l’ouvrage dessinent les lignes directrices de la pensée de l’auteur, toujours soucieux de dégager de larges perspectives historiques. La première partie forme une réflexion méthodologique sur le métier d’historien et la pratique de la science épigraphique.

Les deux suivantes sont dévolues au monde militaire, envisagé dans toute la richesse de ses rapports avec le cadre provincial. La quatrième partie place la cité et la notion complexe de « romanisation » au cœur du débat historique.

Enfin, une dernière partie propose des études sur les hommes et les territoires des provinces des Gaules. Le volume comporte également des index et des addenda, qui rendent compte des évolutions de la recherche et témoignent du caractère toujours ouvert des lectures et des interprétations proposées. Ces scripta varia ont pour but de faciliter l’accès des chercheurs, et de tous les lecteurs curieux de l’histoire de Rome, à des travaux qui reflètent à la fois l’ampleur, la profondeur, la cohérence et l’actualité de la réflexion de P. Le Roux.

Au sommaire: 

Sur le métier d’historien

- Rome dans le temps

-Lire Paul Veyne La romanisation en question

-Regarder vers Rome aujourd’hui

-E. Hübner ou le métier d’épigraphiste

-Qu’est-ce qu’un épigraphiste ?

-L’edictum de Paemeiobrigensibus : un document fabriqué ?

-L’empereur romain et la chasse

Soldats et empire

-Les diplômes militaires et l’évolution de l’armée romaine de Claude à Septime Sévère : auxilia, numeri et nationes

-L’amphithéâtre et le soldat sous l’Empire romain

-Le ravitaillement des armées romaines sous l’Empire

-Armées, rhétorique et politique dans l’Empire gallo-romain.

-À propos de l’inscription d’Augsbourg Armées et ordre public dans le monde romain à l’époque impériale

-Soldats et cultes indigènes dans les provinces occidentales au Haut-Empire

-H.-G. Pflaum, l’armée romaine et l’Empire Armées et operae : un état des lieux

- Armées et territoires hispaniques

- Recherches sur les centurions de la legio VII Gemina

-  L’armée de la péninsule Ibérique et la vie économique sous le Haut-Empire romain

-  Le phare, l’architecte et le soldat : l’inscription rupestre de La Corogne (CIL, II, 2559)

-  L’armée romaine dans la péninsule Ibérique sous l’Empire : bilan pour une décennie

- Armées et promotion urbaine en Hispania sous l’Empire Briques et tuiles militaires dans la péninsule Ibérique : problèmes de production et de diffusion

- Armée et société en Hispania sous l’Empire

- Legio VII Gemina (Pia) Felix

- L’armée romaine dans la péninsule Ibérique de Dioclétien à Valentinien (284-375 apr. J.-C.)

- Armées et contrôle des territoires en Aquitaine et en péninsule Ibérique occidentale sous les Julio-Claudiens

- Les inscriptions militaires

Cités et citoyennetés

- Rome ou l’acculturation permanente

- Les cités de l’Empire romain de la mort de Commode au Concile de Nicée

- L’Vrbs, les provinces et l’Empire de César à la mort de Commode.

- Autour de la notion de Capitale

- L’amor patriae dans les cités sous l’Empire romain

  -Peregrini incolae Tribus romaines et cités sous l’Empire.

- Épigraphie et Histoire

Terres et gens des gaules

- Mai 68 en Gaule

- Rome et le monde celtique à la veille de la conquête césarienne

- Sur Toulouse et les Toulousains sous l’Empire romain

- Burdigala et l’organisation de la province romaine d’Aquitaine

- La Bretagne armoricaine et la mer sous l’Empire romain

- L’île de Bretagne et les Gaules au Haut-Empire romain

 

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